16 mai 2012
CARREFOUR MARKETT LORETTE DOIT RESPECTER LE DIMANCHE !
Après « Super-U » et « Intermarché » à L’Horme, une troisième enseigne de la distribution décide de s’affranchir de la loi dans la vallée du Gier: « Carrefour-Market » Lorette veut ouvrir son magasin les dimanches, dès le 3 juin !
Cette décision est inacceptable. Elle a été prise malgré l’avis négatif du Comité d’Entreprise qui s’est prononcé le 24 avril par 14 avis défavorables, 2 abstentions et zéro pour !
La Loi Maillé 2009 ne permet pas l’ouverture des supermarchés dans notre vallée. De plus une proposition de loi, adoptée en 1ere lecture au Sénat le 9 décembre 2011, incite fortement à préserver le dimanche comme jour de repos.
« Nous appelons les salarié-e-s, les client-e-s, et les pouvoirs publics à refuser l’ouverture de Carrefour Markett Lorette le dimanche! »
Yannick Vignonne, élu syndical CHSCT Carrefour Markett
Michelle Verrier, conseillère municipale de Lorette
Vincent Bony, conseiller municipal de Rive de Gier
16:18 Publié dans Commerces le Dimanche | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09 mai 2012
LE MENSONGE ET L'INSULTE
Il était peu de temps après 20 heures, jeudi 26 avril 2012. La séance du Conseil Municipal de Rive de Gier touchait à sa fin.
Plusieurs sujets avaient fourni matière à débat entre majorité de droite et opposition de gauche. Rien de banal, mais rien de bien transcendant, non plus.
Le maire Jean Claude Charvin avait bien lancé quelques piques à mon endroit que je n’avais pas voulu relever. Oh, pas grand-chose, un peu toujours la même attitude hautaine et cassante.
Par exemple, alors que je demandais le calendrier retenu par la majorité pour travailler à la révision du Plan Local d’Urbanisme, le maire ironisait sur le retard pris par la société publique de conseil en urbanisme qui empêchait notre commune d’avancer dans ce processus. Pour lui, c’était le caractère de service public de cette structure (EPORA) qui était la cause de nos problèmes. Et de tenter de susciter une réaction de notre part, en évoquant sur un ton franchement provocateur, le recours (fantaisiste sur ce point) à une société privée..
A un autre moment, plutôt que de répondre sur le fond à une proposition que je formulais, il cherchait à faire déraper le débat en m’interpellant : «On n’est pas ici en campagne électorale !». A aucun moment je n’entrais dans son manège visant à susciter un écart, un éclat au sein de l’assemblée municipale.
Il ne restait donc, vers 20h qu’un sujet : la situation de l’école maternelle Jean Moulin.
La majorité municipale proposait un vœu. Ce n’était pas une délibération. C’était un vœu. Un vœu permet à un groupe politique, quel qu’il soit (opposition ou majorité) de présenter un point de vue, de faire adopter une position de principe à la commune. Pour l’opposition, c’est le seul moyen à sa disposition pour faire débattre d’un sujet non prévu dans une séance. En effet l’ordre du jour officiel du conseil est fixé par le bureau municipal. Cet ordre du jour est signé du maire et constitue la convocation du conseil municipal. La droite avait donc décidé, à propos de la fermeture d’une classe dans l’école maternelle Jean Moulin, de proposer non pas une délibération se plaçant sur le terrain administratif, mais un vœu, forcément de nature politique.
Après la lecture de ce vœu par le maire lui-même, confondant là son rôle de premier magistrat et de chef de groupe politique, je demandais la parole.
Un débat vif et passionné s’en suivait, qui allait – hélas - se conclure dans la confusion, l’insulte à mon égard et le départ précipité du maire, confirmant encore son insulte..
Pourquoi tant de violences verbales? Pourquoi un maire élu depuis plus de trente ans dans différentes assemblées ne parvenait-il plus à se maîtriser? Ces questions restent sans réponses. Mais le lecteur de ce blog a le droit de connaître ce qu’il s’est passé exactement dans ces cinq dernières minutes.
Il faut, pour cela, rappeler la genèse de cette histoire.
L’annonce d’une possible fermeture de classe dans cette école remonte à début février. La presse a rendu compte le samedi 4 février des prévisions de retrait de 54 postes d’enseignants dans la Loire, avec ses conséquences, école par école. La « carte scolaire » départementale est l’objet chaque année d’âpres discussions, mobilisations. L’Inspecteur d’académie redéploie les postes d’enseignants école par école en fonction du nombre de postes qu’il reçoit du gouvernement, en rapport avec le nombre prévu d’élèves dans chaque école.
A Rive de Gier, la menace connue, une pétition des parents d’élèves soutenus par la FCPE, s’est immédiatement couverte de très nombreuses signatures. Une mobilisation importante s’est faite jour. La municipalité n’a jamais souhaité la soutenir.
Lors du conseil municipal du jeudi 23 février, j’ai présenté au nom des deux groupes d’opposition un vœu pour que la ville de Rive de Gier s’engage à soutenir la mobilisation dans cette école et à refuser la fermeture de classe. Seuls les 7 élus d’opposition l’ont voté, Jean Claude Charvin annonçant que son groupe ne participerait pas à ce vote!
La mobilisation s’est poursuivie dans l’indifférence de la municipalité, qui était notamment absente de la grande manifestation départementale du samedi 3 mars devant l’Inspection d’Académie et à laquelle quelques 80 parents d’élèves et enseignants de Rive de Gier participaient.
Lors du Conseil Municipal suivant, le jeudi 29 mars, les parents d’élèves avaient décidé de s’inviter pour demander un soutien au conseil municipal. L’échange fut poli. La maire adjointe en charge de l’école tenait des propos très rassurants : il fallait « être positifs », « rester confiants ». Le compte rendu du Progrès le lendemain, atteste de ces propos, le journaliste estimant qu’elle devait détenir des informations lui permettant de s’avancer ainsi.
Làs ! On apprenait dans la préparation du conseil municipal suivant, celui d’avril, que le maire avait reçu le mardi 27 mars - le tampon de la mairie faisant foi - un courrier officiel du directeur académique des services de l’éducation nationale de la Loire (nouveau nom officiel de l’Inspecteur d’Académie). Ce courrier demandait au Conseil Municipal de Rive de Gier de prendre une « délibération », « dès que possible », à propos de sa « décision » du « retrait d’un emploi à l’école maternelle Jean Moulin»..

Donc, deux jours avant le conseil municipal du 29 mars, le maire et son adjointe savaient que la décision de fermeture d’une classe était prise et avaient reçu le courrier type de l’Inspection d’Académie à ce propos. Ils ont donc menti aux parents d’élèves présents ce jour là. Ils ont menti aux membres du conseil municipal. Délibérément.
Et jeudi 26 avril, vers 20 heures, je prends la parole, à la suite du maire, qui vient de proposer au conseil municipal de faire part « de son rejet de la proposition consistant à supprimer » une classe. Ce n’est plus pourtant depuis plus de 5 semaines une proposition, mais une décision officielle de l’administration.
J’indique cependant au nom de l’opposition de gauche, que nous, nous voterons le vœu de la majorité. Mais j’ajoute qu’il convient, d’une part de rappeler les responsabilités de chacun dans ce dossier et d’autre part, que nous souhaitons des amendements au texte de la droite.
En effet, Jean Claude Charvin évoque « un retrait de poste » qui lui parait « prématuré » au vu des inscriptions non encore définitives et de la construction en cours de maisons dans le quartier. Cette arrivée prévisible de jeunes familles est justement un argument majeur que parents et élus d’opposition brandissent depuis le début contre la fermeture projetée.
Les parents avaient demandé au maire de prendre des dispositions pratiques pour informer ces futurs habitants du calendrier serré des inscriptions de cette année. Rien n’a été fait. Je le lui rappelle et lui redemande que des dispositions soient prises en ce sens. Il ne me répondra pas sur ce sujet.

Je reviens alors au texte en proposant des amendements afin d’intégrer le second argument majeur du maintien des 7 classes de cette école. « Jean Moulin est inscrite au sein du Réseau Réussite Scolaire, (RRS, ex-ZEP). Le retrait de poste n’est donc pas « prématuré », il est pour nous « inadmissible » dans cette école qui doit bénéficier de moyens renforcés pour permettre à chaque enfant de ce quartier très contrasté de pouvoir réussir sa scolarité.
Le maire se moque alors de cet argument, au prétexte qu’en l’état actuel du nombre d’inscrits, il y aurait un « chiffre ridiculement bas de 19 élèves par classe ». « Oui, il faut des effectifs réduits par classe », lui répondais-je ! « Et tenez-vous bien, j’ajoute que les syndicats enseignants revendiquent 15 élèves par classe dans les écoles inscrites au RRS. Alors, oui il faut un maintien inconditionnel de cette 7 eme classe ! »
C’est sur cet échange vif, que le maire, à la stupéfaction générale de l’assemblée, perdait les pédales. Ne pouvant plus se maîtriser, il se levait en éructant : « j’en ai marre de discuter avec une bande de connards ». Je le reprenais : « Pardon ? » Et lui me regardant : « oui, connard » je demandais alors à ce que le secrétariat de la séance enregistre bien ce mot, ainsi répété. Le maire debout derrière sa table «oui, notez-le.. » et il poursuivit son envolée peu lyrique, en quittant prestement les lieux, laissant le conseil municipal inachevé, insulté, meurtri.
J’attends toujours ses excuses.
La lutte pour le maintien de la 7 eme classe, elle, se poursuit.
Vincent BONY,
conseiller municipal
de Rive de Gier
10:35 Publié dans Conseil Municipal | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 mai 2012
RIVE DE GIER A GAUCHE VRAIMENT!
Je me réjouis du résultat très large de la gauche à Rive de Gier, lors de ce second tour de l'élection présidentielle. C’est une cuisante défaite que les 3 615 électeurs Ripagériens (62,47%) qui ont choisi le vote F Hollande ont infligé hier à Nicolas Sarkozy et à la majorité municipale soutenue par le député sortant.
C’est le signal qu’une toute autre politique et une toute autre façon de faire de la politique sont demandées par nos concitoyens. Ce vote est un appel à stopper la casse de l’école et des services publics locaux. C’est l’exigence posée d’une reconquête pour l’emploi, les salaires et la retraite.
C’est un appel à une politique de protection sociale face à la crise et de rassemblement au lieu des divisions permanentes.
J’appelle les Ripageriens à amplifier et conforter le changement par leurs mobilisations collectives et le choix d’un nouveau député en juin et suis prêt à assummer cette responsabilité.
Vincent BONY
13:10 Publié dans Politique ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 avril 2012
SUCCES DU FRONT DE GAUCHE !
6 204 électeurs ripagériens ont pris part au scrutin du 1er tour des élections présidentielles, soit 79,66% du corps électoral (6446 soit 82,10% en 2007). C’est à peine 2,5% de moins que la moyenne départementale et mieux que la moyenne nationale s’établissant à 79,47%.
Cette importante mobilisation électorale est encourageante.
Elle permet au total des voix de gauche de s’élever à 3245 voix, soit 53,02% des suffrages ; un pourcentage supérieur de 10% à 2007, qui s’établissait à 43,73% pour 2779 voix.
Cette forte progression est rendue possible principalement par la dynamique du Front de Gauche.
En 2007, la candidate PCF réalisait 296 voix et 4,66%. Le candidat du Front de Gauche dont le PCF est la principale composante, réalise en 2012, 1016 voix et 16,60% des exprimés.
Cette progression est d’autant plus remarquable qu’elle semble constante depuis la création du Front de Gauche : 331 voix et 13,63% des suffrages aux européennes de juin 2009 ; 380 voix et 14,35% aux régionales de mars 2010.
Par leur vote dimanche dernier, les Ripagériens ont voulu exprimer une double volonté :
- Celle de battre Nicolas Sarkozy en plaçant un candidat de gauche (François Hollande, PS, donné favori des sondages) à 33,35%
- Celle de donner la force à la gauche de résister face à la dictature des marchés financiers en plaçant Jean Luc Mélenchon à 16,6% des exprimés, à 58 voix seulement du Président sortant.
Pour toutes celles et ceux qui ont mené campagne pour le programme « l’humain d’abord ! », c’est un véritable signe d’encouragement.
L’excellent résultat du bureau Maison Pour Tous avec 22,40% pour Jean-Luc Mélenchon s’inscrit dans un contexte où se développent dans ce quartier des luttes importantes pour la défense des services publics ( école, La Poste, loyers..).
Le total droite/extrême droite recule de 55,85% en 2007 à 46,71% en 2012, mais avec en son sein, un dangereux reclassement vers l’extrême droite, le FN grimpant de 12,32 à 21, 65%.
Cette radicalisation xénophobe de la droite menace l’unité des Ripagériens et doit être combattue comme seul l’a fait dans ce scrutin le Front de Gauche.

Le Front de Gauche se voit conforter dans son action et appelle à battre Nicolas Sarkozy, la droite et l’extrême droite, dimanche 6 mai. En ce sens, pas une voix ne doit manquer à François Hollande.
Rendez-vous aussi les 10 et 17 juin pour poursuivre et amplifier la dynamique Front de Gauche à Rive de Gier.
Comme élu municipal et candidat, j’y prendrais toute ma part.
Vincent BONY
Conseiller municipal de Rive de Gier
Candidat du Front de Gauche aux élections législatives
16:31 Publié dans Politique ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



