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Rive de Gier est notre avenir commun

Commune populaire, Rive de Gier l'est assurèment, qui a gardé de son essor industriel une sociologie marquée par le travail. Un bref aperçu des pratiques sportives ne démentira pas cette analyse: pétanque, football, cyclisme.. le triptyque de la culture sportive ouvrière rythme, sans la limiter, la vie locale. Le taux de logements sociaux appuie la démonstration, plus de 40 % de l'habitat ripagérien dépend d'un bailleur social. Les syndicats que l'on disait "ouvriers", CGT et Cfdt, y animent le mouvement social. Deux centres sociaux, une MJC, un Centre Culturel Social et Laïque, des amicales fondées en nombre par les travailleurs venus de l'étranger maillent cette ville de près de 15 000 habitant-e-s.

Et politiquement ? Le nom des rues témoignent d'une passion pour la gauche! Jules Guesde et Jean Jaurès ne s'affrontent plus en débats thèoriques, mais se prolongent l'un l'autre pour arriver à l'emblèmatique  carrefour de "la boirie", juste avant la rue Claude Drivon qui fut le maire socialiste du Front populaire. On lira aussi les noms de Karl Marx et de Nelson Mandela, de Max Dormoy et de Marcel Sembat, de Pierre Semard et de Marcel Paul; ceux de Victor Hugo et de Waldeck Rousseau, de Zola et de Gambetta assurent du voisinage entre combats républicains et ouvriers. Jean Jaurès qui vint à deux reprises dans notre cité n'illustre-t-il pas ce lien indéfectible entre conquête démocratique et progrès social? Lui l'intello bourgeois venu à la lutte des classes, professait que la république ne pouvait être que sociale! Pourtant il est des périodes où certains des plus actifs dans le mouvement social se détournent du combat politique, voire désespèrés par leur condition ,cèdent aux sirènes de voix populistes, habillées en hommes forts, providentiels.. Rebelles et délégataires, anarcho et conservateurs, telle est la contradiction d'une classe ouvrière que l'on prive même de son droit à exister. Fermées les usines! Parti le Tribunal des Prud'hommes! Place nette aux parkings, à la vidéo-surveillance, aux embouteillages.. La vie en voiture, chacun dans la sienne, et tant pis si on ne se gare pas les jours de marché !

Alors quel avenir pour Rive de Gier ? Question lancinante à l'image de son déclin économique? angoissante comme la récurence des inondations ? ou stimulante après la défaite de la gauche divisée aux municipales de mars 2008 ? Je choisis la dernière option, ayant cherché à anticiper ce scènario incroyable d'une gauche préferant se diviser plutôt que de s'unir façe à une droite usée, à bout de souffle, sans idées et sans ressourçes pour faire façe à la crise aiguë de notre ville. De l'énergie, de la vitalité, du désir de vivre, ça ne manque pas ici! Donnons toute leur place aux paroles des habitant-e-s, aux idées nouvelles. Aidons à la concrétisation des projets même un peu fous, même un peu flous! j'en suis certain, le creuset local de l'innovation technique et socio-culturelle est toujours fertile. Rhino, Bidi et compagnie en témoignent.

Rive de Gier ? C'est notre avenir commun !

 

 

Vincent BONY,

Conseiller municipal

de Rive de Gier

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