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Que faut-il cultiver à Rive de Gier ?

Jean Claude Charvin a pris la décision de réduire à zéro la subvention municipale accordée depuis trente ans au festival international de jazz de Rive de Gier. Si le maire estimait nécessaire de revoir le partenariat historique entre le festival et la ville, rien ne l’empêchait de le faire dans le souci de préserver la démocratisation culturelle qu’a apporté le festival. Aujourd’hui le « Rhino » risque fort de quitter notre cité, sans que ne soit poursuivi le travail avec les scolaires, les centres sociaux, les patients de l’hôpital… et que les propositions de spectacles pour l’ensemble des ripagériens soit fortement réduite : marché de nuit, événement de l’ouverture du festival, création originale..

Le départ – voulu et provoqué- du Rhino de Rive de Gier serait pour le dynamisme local une perte aussi sèche que la fermeture d’une entreprise ( et on a déjà donné…). Il révèle aussi la pensée culturelle de Charvin: c’est à dire pas grand chose. On ne sait pas à la mairie, ce que l’on doit à la culture, considérée au mieux comme une attraction distrayante que l’on peut supprimer en cas de disette budgétaire. « La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert» écrivait André Malraux, nommé il y a 50 ans ministre des affaires culturelles par le Général De Gaulle. Précisément, avoir aujourd’hui de l’ambition pour notre ville nécessiterait de favoriser l’essor autonome de la vie culturelle, tout autant que de rapprocher la politique culturelle de l’action sociale, éducative et citoyenne.

Favoriser l’émancipation de tous les habitant-e-s est indispensable au redressement de notre Cité. C’est aussi un secteur économique à part entière, représentant en 2003 plus de 2,6 % du PIB de l’Union Européenne, chiffre en progression continue. Mais Jean Claude Charvin « pense » que la culture, c’est du spontané, les gens font ce qu’ils ont envie et voilà. D’ou une intervention culturelle de la ville, sans autre perspective que celle d’une animation au petit bonheur la chance. Pour preuve la baisse de 5,6 % en 2009 sur 2008 de la part du budget municipal pour ce secteur (dont 56 000 € en moins pour la médiathèque !) amis de 30 ans (sic) et de son aversion envers les acteurs culturels considérés par lui comme proches de ses adversaires politiques (re-sic), une autre démarche est nécessaire.

Notre cité ne regorge-t-elle pas de talents et d’initiatives dynamiques ? Peinture, BD, cinéma, théâtre, écriture, musique, patrimoine...dans tous ces domaines, la vie locale est riche et enrichit la vie commune des habitant-e-s. L’intérêt général est de ce côté. Soutenir et investir l’action culturelle, c’est embellir aujourd’hui et préparer le Rive de Gier de demain !

Avec mes amis, je propose:

-La pérennisation des initiatives liées au festival de jazz (scolaires, quartiers, hôpital..) par convention entre la Ville de Rive de Gier et les associations partenaires du festival.

-La création d’un éco-musé du 20 eme siècle, retraçant toute la vie sociale et culturelle des générations de Ripagériens et le reconstruction de notre médiathèque avec la même qualité de service.

- La consultation de la population et des acteurs sociaux culturels pour la réhabilitation de la friche de Couzon, avant que ne démarre l’étude par Saint Etienne Métropole, sans quoi, les décisions seront encadrées par des techniciens, avant même toute concertation.


Vincent BONY,

Conseiller municipal

de Rive de Gier


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