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  • Rive de Gier privée de 20 % de ses recettes ?

    Jeudi 26 février lors du conseil municipal, j'ai proposé au nom des deux groupes de gauche que le conseil municipal demande au gouvernement de retirer son projet de suppression de la taxe professionelle. Pour cela j'ai présenté le voeu ci-dessous, qui a été rejetté par la majorité UMP de M Charvin. C'est pourtant plus de 3,5 millions d'euros qui sont ainsi reversés à notre commune, soit 20% de nos recettes communales.. Tout Rive de Gier devrait se battre pour son avenir plûtot que de subir sans réagir !

    "L’annonce de la suppression de la taxe professionnelle, sans aucune garantie de compensation financière, par le Président de la République en dehors de toute concertation avec les élus locaux et sans que le Parlement n’ait été associé à la réflexion, soulève de grandes inquiétudes pour les finances de notre commune.

    Le produit de cette taxe collectée par Saint Etienne Métropole et reversée aux communes de la communauté d’agglomération s’élève pour Rive de Gier à plus de 3 millions d’euros.

    Cette somme représente 20 % de l’ensemble des recettes de notre commune. Elle est une part indispensable au fonctionnement des services municipaux.

    La taxe professionnelle est une juste participation des entreprises bénéficiant de l’aménagement du territoire et des investissements réalisés par les collectivités locales. Supprimer tout ou partie de cette taxe aurait pour conséquences de déresponsabiliser les entreprises et de d’affaiblir les collectivités locales. C’est le contraire d’une politique efficace face à la crise de la financiarisation de l’économie que nous subissons.

    Le Conseil Municipal de Rive de Gier réuni jeudi 26 février 2009 demande au gouvernement de renoncer au projet annoncé dans la précipitation par le chef de l’Etat et d’ouvrir une réflexion pour élargir l’assiette de cette taxe aux actifs financiers des entreprises, pour en moduler le taux en fonction de la qualité de l’emploi et des salaires versés.

    Ce vœu sera transmis à M le Préfet de la Loire pour transmission officielle au chef du gouvernement."

     

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier

  • Que faut-il cultiver à Rive de Gier ?

    Jean Claude Charvin a pris la décision de réduire à zéro la subvention municipale accordée depuis trente ans au festival international de jazz de Rive de Gier. Si le maire estimait nécessaire de revoir le partenariat historique entre le festival et la ville, rien ne l’empêchait de le faire dans le souci de préserver la démocratisation culturelle qu’a apporté le festival. Aujourd’hui le « Rhino » risque fort de quitter notre cité, sans que ne soit poursuivi le travail avec les scolaires, les centres sociaux, les patients de l’hôpital… et que les propositions de spectacles pour l’ensemble des ripagériens soit fortement réduite : marché de nuit, événement de l’ouverture du festival, création originale..

    Le départ – voulu et provoqué- du Rhino de Rive de Gier serait pour le dynamisme local une perte aussi sèche que la fermeture d’une entreprise ( et on a déjà donné…). Il révèle aussi la pensée culturelle de Charvin: c’est à dire pas grand chose. On ne sait pas à la mairie, ce que l’on doit à la culture, considérée au mieux comme une attraction distrayante que l’on peut supprimer en cas de disette budgétaire. « La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert» écrivait André Malraux, nommé il y a 50 ans ministre des affaires culturelles par le Général De Gaulle. Précisément, avoir aujourd’hui de l’ambition pour notre ville nécessiterait de favoriser l’essor autonome de la vie culturelle, tout autant que de rapprocher la politique culturelle de l’action sociale, éducative et citoyenne.

    Favoriser l’émancipation de tous les habitant-e-s est indispensable au redressement de notre Cité. C’est aussi un secteur économique à part entière, représentant en 2003 plus de 2,6 % du PIB de l’Union Européenne, chiffre en progression continue. Mais Jean Claude Charvin « pense » que la culture, c’est du spontané, les gens font ce qu’ils ont envie et voilà. D’ou une intervention culturelle de la ville, sans autre perspective que celle d’une animation au petit bonheur la chance. Pour preuve la baisse de 5,6 % en 2009 sur 2008 de la part du budget municipal pour ce secteur (dont 56 000 € en moins pour la médiathèque !) amis de 30 ans (sic) et de son aversion envers les acteurs culturels considérés par lui comme proches de ses adversaires politiques (re-sic), une autre démarche est nécessaire.

    Notre cité ne regorge-t-elle pas de talents et d’initiatives dynamiques ? Peinture, BD, cinéma, théâtre, écriture, musique, patrimoine...dans tous ces domaines, la vie locale est riche et enrichit la vie commune des habitant-e-s. L’intérêt général est de ce côté. Soutenir et investir l’action culturelle, c’est embellir aujourd’hui et préparer le Rive de Gier de demain !

    Avec mes amis, je propose:

    -La pérennisation des initiatives liées au festival de jazz (scolaires, quartiers, hôpital..) par convention entre la Ville de Rive de Gier et les associations partenaires du festival.

    -La création d’un éco-musé du 20 eme siècle, retraçant toute la vie sociale et culturelle des générations de Ripagériens et le reconstruction de notre médiathèque avec la même qualité de service.

    - La consultation de la population et des acteurs sociaux culturels pour la réhabilitation de la friche de Couzon, avant que ne démarre l’étude par Saint Etienne Métropole, sans quoi, les décisions seront encadrées par des techniciens, avant même toute concertation.


    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier


  • Combien et qui sommes-nous ?

    Au premier janvier 2006, Rive de Gier compte 14 678(*) habitants soit  300 habitants de plus qu'en 1999. L'évolution de Rive de Gier s'inscrit dans un contexte général d'augmentation de la population  pour la Loire. Mais la commune de Rive de Gier passe du 6ème au 7ème rang départemental, doublée par Saint-Just-Saint-Rambert.

    La progression de la population Ripagérienne s'explique par un nombre plus important de naissances par rapport au nombre de décès. Ce "solde naturel" est particulièrement dynamique par rapport aux autres communes du département. Par contre, Rive de Gier reste peu attractive puisque le "solde migratoire" (différence entre les arrivées et  les départs) est de nouveau déficitaire. Il y a toujours plus d'habitants qui quittent la commune que de nouveaux arrivants, qui sont plus des "anciens ripagériens" revenant à leur port d'attache, que des lyonnais - comme on le croit souvent- qui débarqueraient ici. Ces retours à la maison prouvent l'attachement des ripagériens à leur ville. Il s'agit notamment de jeunes couples avec enfants, d'ou le "solde naturel" positif.

    Notre citè a besoin de renouveau. Je suis convaincu qu'elle possède en son sein des ressources pour s'insérer dans un développement moderne, en utilisant ses points forts parmi lesquels, la générosité, l'attachement à leur ville et la jeunesse de ses habitants.

    (Source : www.insee.fr (*) population municipale)


    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier


     

  • Rive de Gier est notre avenir commun

    Commune populaire, Rive de Gier l'est assurèment, qui a gardé de son essor industriel une sociologie marquée par le travail. Un bref aperçu des pratiques sportives ne démentira pas cette analyse: pétanque, football, cyclisme.. le triptyque de la culture sportive ouvrière rythme, sans la limiter, la vie locale. Le taux de logements sociaux appuie la démonstration, plus de 40 % de l'habitat ripagérien dépend d'un bailleur social. Les syndicats que l'on disait "ouvriers", CGT et Cfdt, y animent le mouvement social. Deux centres sociaux, une MJC, un Centre Culturel Social et Laïque, des amicales fondées en nombre par les travailleurs venus de l'étranger maillent cette ville de près de 15 000 habitant-e-s.

    Et politiquement ? Le nom des rues témoignent d'une passion pour la gauche! Jules Guesde et Jean Jaurès ne s'affrontent plus en débats thèoriques, mais se prolongent l'un l'autre pour arriver à l'emblèmatique  carrefour de "la boirie", juste avant la rue Claude Drivon qui fut le maire socialiste du Front populaire. On lira aussi les noms de Karl Marx et de Nelson Mandela, de Max Dormoy et de Marcel Sembat, de Pierre Semard et de Marcel Paul; ceux de Victor Hugo et de Waldeck Rousseau, de Zola et de Gambetta assurent du voisinage entre combats républicains et ouvriers. Jean Jaurès qui vint à deux reprises dans notre cité n'illustre-t-il pas ce lien indéfectible entre conquête démocratique et progrès social? Lui l'intello bourgeois venu à la lutte des classes, professait que la république ne pouvait être que sociale! Pourtant il est des périodes où certains des plus actifs dans le mouvement social se détournent du combat politique, voire désespèrés par leur condition ,cèdent aux sirènes de voix populistes, habillées en hommes forts, providentiels.. Rebelles et délégataires, anarcho et conservateurs, telle est la contradiction d'une classe ouvrière que l'on prive même de son droit à exister. Fermées les usines! Parti le Tribunal des Prud'hommes! Place nette aux parkings, à la vidéo-surveillance, aux embouteillages.. La vie en voiture, chacun dans la sienne, et tant pis si on ne se gare pas les jours de marché !

    Alors quel avenir pour Rive de Gier ? Question lancinante à l'image de son déclin économique? angoissante comme la récurence des inondations ? ou stimulante après la défaite de la gauche divisée aux municipales de mars 2008 ? Je choisis la dernière option, ayant cherché à anticiper ce scènario incroyable d'une gauche préferant se diviser plutôt que de s'unir façe à une droite usée, à bout de souffle, sans idées et sans ressourçes pour faire façe à la crise aiguë de notre ville. De l'énergie, de la vitalité, du désir de vivre, ça ne manque pas ici! Donnons toute leur place aux paroles des habitant-e-s, aux idées nouvelles. Aidons à la concrétisation des projets même un peu fous, même un peu flous! j'en suis certain, le creuset local de l'innovation technique et socio-culturelle est toujours fertile. Rhino, Bidi et compagnie en témoignent.

    Rive de Gier ? C'est notre avenir commun !

     

     

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier

  • Mes voeux pour 2009

    Cher-e-s ami-e-s ,

    Merci à chacun et chacune d’entre vous pour cette présence nombreuse et chaleureuse.

    J’ai longtemps assisté à cette cérémonie des vœux avec vous au milieu de l’assistance, et c’est la première fois, donc, que j’ai l’honneur de prendre la parole en tant que conseiller municipal.

    Je voudrais tout d’abord avoir une pensée pour André Gery, mon ami et camarade, empêché ce soir, car retenu pour une intervention hospitalière de 3 jours qui était programmée. Je lui adresse mes vœux de prompt rétablissement.
    Permettez moi également de remercier mes collègues du groupe Gauche Citoyenne et Ecologiste qui m’ont accueilli chaleureusement, qui m’ont immédiatement fait confiance pour un travail en commun fructueux, dans lequel j’ai pris toute ma place.

    C’est un honneur pour moi que de servir l’intérêt général au sein du conseil municipal. Nous siégeons sous la double augure du portrait de Nicolas Sarkozy et du buste de marianne. Je vous laisse deviner quelle figure a ma préférence ! L’un passera, l’autre est un symbole durable et autrement plus intéressant.

    Permettez moi de vous dire mon attachement aux valeurs de la République, à sa devise « Liberté, Egalité Fraternité ». C’est cet esprit qui anime mon action au service des Ripagériens, une action au sein du conseil, mais aussi sur le terrain, que je conçois en lien avec vous, dans les rencontres et les échanges que nous pouvons tisser sur le marché, à la porte des entreprises, dans la vie associative.

    Une action pour laquelle l’héritage culturel transmis par ma famille m’est précieux - je pense à mon père que beaucoup d’entre vous connaissent soit comme leur ancien professeur (c’est le cas de Jean !), soit comme un responsable syndical ou un militant associatif - je pense à ma mère qui est une bénévole active dans la vie paroissiale de notre commune. Cet héritage familial est un socle à partir duquel je construis mon parcours dans une modernité que chaque génération se doit d’apporter.

    L’action, c’est aussi de s’éloigner un peu de Rive de Gier et de penser aux familles palestiniennes qui souffrent le martyr à Gaza. Samedi dernier nous avons réussi à rassembler dans notre ville 250 personnes -selon la presse- pour une manifestation en faveur de la paix. Hélas il faut amplifier cette mobilisation et je profite de l’occasion pour informer de la prochaine manif, samedi à 15 h à Saint-Etienne, et puis de l’organisation possible dès ce jeudi d’un rassemblement aux bougies de 18 à 18 h 30, rue de la paix. Nous allons en discuter et en décider avec les différentes associations.
    Je voudrais redire notre attachement profond aux valeurs universelles de la paix : la paix pour le peuple palestinien, la paix pour le peuple d’Israël. La solution, c’est le dialogue politique pour la création de l’état de Palestine aux cotés de l’état d’Israël dans la sécurité et le co-développement.

    L’action qui est la mienne au sein du groupe est notamment axée sur le social, puisque je siège au sein du CCAS. Je suis particulièrement inquiet devant la situation économique qui se dégrade: les sollicitations pour des aides exceptionnelles se multiplient. Hélas le maire UMP indique ne pas vouloir augmenter la subvention municipale du Centre Communal d’Action Sociale pour 2009. Je le regrette. Comment allons-nous pouvoir répondre aux différentes sollicitations ? Certes une municipalité n’a pas toutes les responsabilités dans le domaine social. Mais nous avons besoin d’une toute autre approche que celle qui prévaut aujourd’hui.
    Je pense en particulier à l’augmentation généralisée de tous les tarifs des services municipaux, sans que nous ne constations de développement de nouveaux services. C’est le cas de la progression de 12 % de la part municipale du prix de l’eau en 2009, sans que rien ne vienne justifier cette augmentation ! C’est le cas du périscolaire, ou encore des tarifs du cinéma Chaplin, avec + 14 % du prix du ticket pour les abonnements enfants des salariés des CE. Pourtant l’accès à la culture est un droit primordial !
    Nous avons besoin d’une toute autre approche pour faire vivre concrètement la solidarité à Rive de Gier. Notre groupe a par exemple formulé la proposition d’une étude pour vérifier l’intêret et la possibilité d’un restaurant d’insertion social dans le cadre du projet ANRU dans le quartier du Grand Pont. Cela permettrait justement de développer une activité économique et culturelle tout en participant au désenclavement du quartier. Nous n’avons pas dit qu’il fallait le réaliser du jour au lendemain, mais voir quelles seraient les conditions de sa réalisation. Hé bien, cette idée a tout simplement été rejetée d’un revers de main par le maire avec mépris. Mais nous ne laisserons pas cette idée sans lendemain, nous allons y travailler.

    Cher-e-s ami-e-s,

    2009 est l’année du 150 eme anniversaire de la naissance de Jean Jaurès, ce grand homme qui su faire du neuf pour le mouvement ouvrier et pour la république, Jean Jaurès dont le nom reste indéfectiblement attaché à la paix, Jean Jaurès qui est venu à deux reprises à Rive de Gier défendre les verriers.
    Aussi pour 2009 je vous souhaite, je nous souhaite, que l’esprit de Jaurès nous accompagne tout au long de l’année pour faire ensemble un Rive de Gier plus solidaire, plus juste, et plus fraternel.

     

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier