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  • Des questions qui restent ouvertes !

    Lors du Conseil Municipal de jeudi dernier, la délibération n ° 09-04 -05 présentée par M Gourbiere, 2 eme adjoint aux finances , a  été rejettée par une majorité de voix "contre". Une très grande partie de la droite s'est donc opposée à cette délibération, après que les deux groupes de gauche aient fait valoir leurs arguments. De quoi s'agissait-il ? Cette délibération devait mettre à disposition, pour une durée de 20 ans,  77 m2 d'espace public, place Général Valluy , pour le stationnement privatif de 6 véhicules de l'association gérant le "pôle intergénérationnel"s' qui va ouvrir dans l'ancien bâtiment de la Caisse d'Epargne. Cela aurait crée un précedent bien difficile à justifier, alors que seuls des impératifs de sécurité ( police, convoyeurs de fonds..) justifient de telles exemptions et que d'autres structures médico-sociales du type du "pole intergénérationnel" sont présentes sur la commune. Surtout, l'immeuble en question est entouré de parkings et le projet a déjà fait l'objet de beaucoup d'attention municipale.. Ci dessous, je publie le communiqué de presse rendu public ce dimanche 26 avril par le groupe d'opposition "Gauche Citoyenne et Ecologiste". Pour nous, bien "des questions restent ouvertes"..

    Lors du Conseil Municipal de Rive de Gier jeudi 23 avril, à l’occasion de la délibération concernant 6 places de parkings place du Général Valluy, nous avons assisté à une scène fort étrange qui posent de sérieuses questions sur la gestion des affaires municipales.

    Rejetée par une majorité de conseillers, cette délibération était pourtant présentée par l’adjoint aux finances, 2eme adjoint du maire. Celui-ci n’a pas même défendu le texte qu’il soumettait au vote, lors du débat qui s’est instauré, soulevé par les deux groupes d’opposition. Alors que ses collègues - dont Mme la 1ere adjointe- faisait part de leur critique, il n’a rien dit. Et au moment fatidique… il s’est abstenu !

    Le manque de cohérence politique chez un seul et même élu ne peut que poser des questions.

    Pourquoi était-ce l’adjoint aux finances qui présentait une délibération concernant des questions de voirie, compétence dont un autre adjoint est chargé ?

    Faut-il en déduire qu’il était-il en service commandé du maire lui-même ? M. JC Charvin n’osant pas présenter cette délibération ?

    Pourquoi le maire a-t-il inscrit à l’ordre du jour du Conseil cette délibération, alors même qu’il savait qu’elle serait rejetée dans ses propres rangs?

    L’enjeu n’était tout de même pas si banal, puisqu’il s’agissait d’accorder un bail emphytéotique de 20 ans à une association pour qu’elle jouisse de 6 places de parking sur un espace public, à proximité immédiate de la place de l’Hôtel de Ville.

    Faut-il rechercher des explications à ce comportement cavalier, à cette gestion erratique, du côté du partenaire associatif ? La proximité entre le maire et le directeur de l’association en question, ancien adjoint au maire actuel, est-elle la source de cette embrouille ?

    M Jean Claude Charvin serait-il lié à cet ancien compagnon politique de telle sorte qu’il n’était pas en capacité de dire non à une demande dépassant franchement les bornes d’une gestion avisée de l’intérêt général ?

    Lorsque l’on sait que l’ancien président de l’association est aujourd’hui lui-même 4eme adjoint au maire, en charge de l’urbanisme et de la … circulation, et qu’il a voté – sans lui non plus s’exprimer sur le dossier- pour la délibération, tous les doutes semblent permis.

    Doutes encore renforcés par l’explication oiseuse dont on a pu prendre connaissance dans la presse au surlendemain du Conseil municipal : la demande aurait été mal comprise confie le directeur de l’association dans les colonnes du Progrès.

    De qui se moque-t-on ?

    Madame la 1ere adjointe représente la municipalité au Conseil d’Administration de cette association. Un salarié de l’association est membre actif de la majorité municipale…

    Nous demandons de la clarté et de la transparence. Le Conseil Municipal n’a pas à interférer dans les relations interpersonnelles du maire et de ses amis. Les conseillers municipaux qui se sont exprimé clairement selon leur conscience de l’intérêt général ont heureusement sauvé l’honneur de la ville.


    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier


  • L’école de la République, c’est l’école de nos enfants.

    DSC00159.JPGJ’aime bien, chaque matin, emmener mon enfant à l’école.

    C’est un moment privilégié dans ma journée, dans ma relation avec mon enfant.

    Sur le chemin mon garçon reconnaît ses camarades de classe avec leur papa ou leur maman.. qui font comme nous !

    Les parents ne sont pas peu fiers de conduire leur progéniture à l’école et, généralement, on se salue assez sympathiquement quand bien même on ne se connaît pas.

    Avant même de franchir le seuil de l’école, les enfants apprennent à se situer dans une vie collective, ce qui fait partie – me semble-t-il - des apprentissages de leur âge. Et les parents participent de ce rite social.

    L’école nous rassemble.

    Elle nous mobilise aussi, autour des fêtes de fin d’année, des élections des délégués des parents d’élèves, des sorties scolaires pour lesquelles on imagine diverses initiatives pour collecter un peu d’argent..

     

    Dans notre ville pouvoir compter sur ce réseau de parents actifs, attentifs à l’école, pourrait être un super levier de citoyenneté. Les écoles sont des bâtiments municipaux, les inscriptions à l’école se font en mairie, les activités périscolaires sont de la compétence communale, tout comme les cantines. Pour un maire et une équipe municipale, cela en fait des raisons de discuter et d’échanger avec les parents d’élèves pour leur permettre d’être acteurs de la ville !

     

    Voilà pourquoi je propose une toute autre action que celle menée actuellement par la droite à Rive de Gier.

    Il s’agirait en premier lieu de soutenir les démarches des parents et enseignants qui refusent que des classes ferment.

    L’an passé l’adjointe de M Charvin avait même violement pris à partie les parents de l’école Chipier qui refusaient que la classe dans laquelle leur enfant avaient débuté leur scolarité ferment (qui plus est 2 jours après la rentrée ! ). Cette élue leur reprochait de donner une mauvaise image de la ville ! Heureusement l’action collective avait permis à près d’une quinzaine d’élèves de trouver une solution positive.

    Au delà tous les sujets concernant les écoles de Rive de Gier devraient donner lieu à des échanges avec les parents : contenu et conditions du périscolaire, aménagements des abords des écoles, valorisation des parcours des élèves.. Il serait utile de mettre en place un Conseil Educatif Local, comme le cadre légal des commissions extra municipales le permet.

    En attendant, il y a urgence à obtenir du gouvernement qu’il revoie sa copie sur l’école.

    Ainsi de ses projets de supprimer 13 500 postes l’an prochain, de remplacer progressivement l’école maternelle par des « jardins d’éveil » payants et sans lien avec l’école, de supprimer des milliers de postes d’enseignants spécialisés dans l’aide aux enfants en difficulté (RASED), de mettre en concurrence les établissements scolaires les uns contre les autres..

    Je serais présent mercredi 29 avril à 18 à la Ruche des Citoyens pour la mise en place d’un collectif parents–enseignants de la vallée du Gier pour défendre ces enjeux. Et participer concrètement à la sauvegarde d’une classe de l’école Charles Perrault.

     

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier
  • A quoi sert Rive de Gier, d’avoir un maire UMP ?

    Laurence Parisot, la responsable du Medef (l’organisation de défense des intérêts des grands patrons) lors d’un point presse le 21 avril, a chercher à justifier son refus de voir la suppression de la taxe professionnelle compensée par un autre prélèvement. La présidente du Medef propose plutôt de "demander aux collectivités locales de travailler sur des gains de productivité, sur l’optimisation des dépenses de fonctionnement". "Nous sommes convaincus qu’il y a des marges de productivité", a-t-elle dit estimant que cela irait dans le « sens de la RGPP » nom barbare donné à la politique du gouvernement actuel pour la privatisation des services publics et la suppression – en 2009- de 30 000 emplois publics d’Etat.

    A Rive de Gier on appréciera cette proposition à l’aune des réalités budgétaires de la ville : 25 Millions d’€ d’endettement soit 1730 € par habitant ! Même le maire adjoint aux finances a du déplorer publiquement que l’Etat ne compensait pas les transferts de charges liées au transfert du passeport biométrique des Préfectures vers quelques villes. A Rive de Gier, il nous faudrait un emploi supplémentaire pour faire face à cette nouvelle responsabilité !

    Rappelons-le, la taxe professionnelle représente 20 % des recettes de Rive de Gier, soit plus de  3 Millions d’euros. C’est une somme supérieure aux emprunts de trésorerie (autrement dénommés cavaliers budgétaires) pour assurer les dépenses courantes de fonctionnement des services de la ville.

    Après le "niet" de Mme Lagarde, ministre de l’économie, pour un Fisac exceptionnel d’aide aux commerçants face aux difficultés des inondations, (pourtant promis sur place par son ex collègue Mme Kosciusko-Morizet) une question se pose :

    A quoi sert Rive de Gier, d’avoir un maire UMP ?

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier



     

  • Absolue modernité de la SO-LI-DA-RI-TE !

    Galvaudée dans de nombreux discours, tarte à la crème de l’expression publique d’élus en manque d’idées, la solidarité est pourtant un puissant levier d’actions, une force propre à renverser des montagnes, capable de mobiliser des talents bénévoles et des moyens financiers conséquents. Celui qui en donne s’en trouve d’autant enrichi. Et celui qui en reçoit est bien souvent prêt à en faire de même !

    Autrement dit, la solidarité est efficace pour décupler les énergies. C’est l’inverse de la continuelle mise en concurrence que nous impose l’ordre économique existant. La solidarité, ce n’est pas la charité. Il ne s’agit pas de concéder quelques miettes pour soulager ponctuellement une misère trop visible: cela ne changerait rien à la situation !

    La solidarité repose d’abord sur les droits attachés à la personne, car c’est toute la société qui a à gagner à ce que chacun de ses membres ait des conditions de vie dignes.

    Parce que je suis un être humain - pour cette seule et unique raison - je bénéficie de droits qui me permettent de participer à la société, d’apporter ma contribution, économique, sociale, citoyenne, culturelle à la collectivité des Hommes. La solidarité, c’est ce qui unit les membres d’une société pour que chacun-e puisse bénéficier de l’apport de tous. La politique - y compris au plan municipal – a pour objectif d’organiser la solidarité. L’action publique dans ce domaine permet d’enrichir chacun : en tant que ripagérien, en plus des ressources que me procure mon travail, je suis riche du bénéfice collectif de crèches et d’écoles pour mon enfant, de gymnases ou d’équipements culturels pour me divertir, de services administratifs, d’espaces verts et de routes entretenues pour mon quotidien. Développer la solidarité c’est donc enrichir tout le monde !

    Et si quelqu’un d’entre nous a besoin d’une aide particulière, celle-ci doit lui être apportée pour lui permettre de continuer à apporter sa contribution personnelle à la vie collective.

    Je suis convaincu que Rive de Gier a besoin d’une toute autre politique pour repartir de l’avant.

  • Vous mentez, Monsieur le Maire !

    Vous ne trouverez pas un discours officiel sans l’évoquer avec conviction. Poncif parmi les clichés, ce lieu commun doit, avoir c’est sur, Epinal pour capitale. Cessons de jouer aux devinettes. C’est de solidarité dont je veux parler ici.

    A force de me fader les discours du maire concluant les manifestations officielles - et qui commencent immanquablement par un «rassurez-vous, je ne serais pas long ..» - je me suis rendu compte qu’il y avait comme un son de cloche fêlé, un truc qui sonne franchement creux. Oui il y a malaise quand Jean Claude Charvin, quasiment des tremolos dans la voix parle de solidarité, s’étend sur le sujet, multiplie les allusions aux traditions locales d’entraide et de soutien, un peu comme s’il en était le dépositaire indiscutable, comme si la solidarité guidait son action en tout instant, depuis des années.

    Après un an de mandat effectué, je pense justifié d’évaluer un premier bilan en la matière.

    Passons rapidement sur des sujets déjà évoqués comme la hausse des tarifs des services de la ville : périscolaire, cinéma, eau. Des hausses qui touchent tous les ripagériens quelque soient leurs revenus, à la différence des impôts, mais Mossieur le maire a des principes -de droite- et s’en prend d’avantage aux moins fortunés.

     

    Ces derniers mois le maire UMP va plus loin : il remet en cause des actions de solidarité concrètes de la ville. Il s’attaque au restaurant administratif qui permet à une trentaine de salarié-e-s de la ville ou de certaines entreprises locales et de personnes retraitées de se restaurer le midi à prix modique. C’est un lieu convivial ou des gens divers se retrouvent le temps d’un repas. Fermé à cause des dégâts des inondations, le maire ne voudrait pas le rouvrir. Plus significatif encore est le montant financier de la commune pour l’action sociale. Le budget 2009 du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) est en retrait sur 2008 pour ce qui est des aides aux ripagérien-ne-s. De 6 000 € en 2008, on passe à 3 000 € en 2009 pour les prêts. Le montant des aides vitales reste inchangé à 12 500 €, ignorant l’inflation et l’ampleur des ravages de la crise économique. Les bons d’achats destinés aux personnes âgées nécessiteuses reculent de 7 000 € à 3 500 € ! Seuls reconnaissons-le les dons accordés par le Comité Consultatif du CCAS (dans lequel je siège avec des représentants des associations caritatives) augmentent de 11 000 € à 14 000 €. Au total en 2008, 36 500 € étaient budgétés pour des aides directes et exceptionnelles. En 2009 c’est seulement 33 000 €, alors même que des difficultés sociales prévisibles assaillent un plus grand nombre d’habitant-e-s de notre Cité. On a appris également cette semaine la destruction prévue d’une centaine de logements sociaux du bailleur social historique de la ville : tenez-vous bien : sans aucune reconstitution de l’offre locative sociale ! Si cet organisme HLM est indépendant, il doit tout de même œuvrer dans la concertation avec la commune qui lui apporte sa garantie financière et intervient sur l’environnement, les réseaux nécessaires (eau, assainissement..), les équipements collectifs.. Soulignons ici qu’il y a déjà quelques 150 demandes de logement social non satisfaites à Rive de Gier, et qu’une récente étude a montré que le prix des loyers dans le privé a grimpé de 6,1 % en 2008. Laisser faire serait criminel !

    La solidarité ce ne peut pas être des mots, aussi beaux soient-ils.

     

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier

  • A la re-découverte de Guillaume ROQUILLE...

    L’an prochain, le 1er février 2010, il y aura 150 ans que le poète ripagérien Guillaume ROQUILLE (1804-1860) est décédé.

    Souvent lorsqu’un artiste s’en va, on dit qu’il ne nous quitte pas vraiment, tant son œuvre reste présente dans notre vie. Comment penser aujourd’hui que Coluche, Bashung ou Brassens ne sont plus là, tant leur action, leur poésie continuent d’imprégner nombre d’entre nous ?

    C’est vrai aussi d’écrivains qui ont traversé des temps plus longs tels Victor Hugo ou Emile Zola. Leurs écrits, leurs engagements ont marqué la société de leur empreinte et ils continuent à s’ériger en références pour notre vie présente. Leurs noms font partie de notre quotidien à travers les écoles, les places, les rues qui portent leur nom.

    Certes il existe une rue Guillaume Roquille à Rive de Gier, mais peu d’habitant-e-s connaissent l’homme et moins encore l’œuvre de celui qui fut l’un des rares poètes à écrire en langue patoisante de « Var de Gi »…

    En relisant ses poèmes, j’ai cru voir ressurgir un passé occulté, j’ai retrouvé des mots entendus dans la bouche de mes grand-parents, je me suis surpris à voir différemment ma ville.

    J’ai pensé que le 150 eme anniversaire de sa disparition devrait être l’occasion de mettre en lumière son œuvre, de la faire connaître largement. Il y a la beauté de sa poésie en elle–même, mais on ne peut occulter la dimension agissante de celle-ci.

    N’est – elle pas éclairante d’une époque charnière dans la construction de notre ville ?

    En nous donnant à voir des tableaux d’une société en pleine mutation, Roquille écrit l’histoire en train de se faire, en même temps qu’il prend partie pour ceux qui subissent la révolution industrielle. L’écho de ces préoccupations ne résonnent-ils pas dans notre époque ou l’on ne cesse de s’interroger sur le sens de l’évolution de notre société, sur notre identité même ?

    S’il faut se défier de vouloir trouver dans le passé des réponses pour aujourd’hui, l’histoire peut nous aider à réfléchir à ce que nous vivons dans le temps présent.

    A travers la connaissance de Roquille, n’est-ce pas avec notre identité collective que nous avons rendez-vous ?

    Evoquant l’idée de célébrer les 150 ans de la disparition de Guillaume Roquille, j’ai rencontré des oreilles attentives. Mireille Julve dont on connaît la passion pour Rive de Gier m’a proposé son aide précieuse.

    C’est ensemble que nous proposons à toutes celles et ceux qui voudraient participer à cette aventure de se retrouver mardi 7 avril 2009 à 18 heures au local de l’ARRH, rue Grange Burlat. Nous y déciderons de fonder une association dédiée à cette commémoration que l’on imagine la plus vivante possible !

     

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier