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  • PLACE AUX JEUNES !

    Notre commune vient de remettre aux jeunes qui viennent d’avoir dix huit ans leur carte d’électeur. Depuis quelques années, l’inscription sur les lites électorales est automatique, mais il reste nécessaire de venir retirer sa carte auprès du service d’Etat Civil. Aussi il est recommandé aux mairies d’organiser une réception pour valoriser ce moment. Cela pourrait effectivement constituer une belle occasion pour valoriser l’accès à la citoyenneté des jeunes.

    Rive de Gier compte en 2009 quelques 180 nouveaux électeurs de 18-19 ans, dont 35 sont venus mardi 5 mai, à 18 heures à la salle des fêtes, chercher leur carte d’électeur. Ils ont eu droit à un discours du maire, puis à celui de l’un de ses adjoints. Ils leur ont dit combien ils étaient – eux, les élus - heureux d’être là, avec eux – les jeunes- pour ce moment important. Suite à quoi les jeunes ont eu droit à un livret sur la citoyenneté, un verre de jus d’orange et ils pouvaient s’entraîner à voter avec un « vrai-faux » bureau de vote.. Pour moi, c’est une occasion manquée d’instaurer un dialogue entre jeunes et municipalité. Mais telle n’est pas la volonté du maire UMP de Rive de Gier.

    Notre commune aurait pourtant tout à gagner à écouter les jeunes, à solliciter leurs avis et leur participation à l’élaboration des choix les concernant, à les conforter dans leurs projets, individuels ou collectifs, professionnels ou culturels... Des outils existent pour mettre en place une telle démarche. Toute une politique publique gouvernementale (qui n’a pas totalement disparue depuis) a été impulsée entre 1997 et 2002 par une certaine ministre de la jeunesse (et des sports) autour des « Conseils de la Jeunesse ». Marie George Buffet avait fait ce pari d’un dialogue sans filtre. Les Conseils, nés de ce dialogue, ont pris alors force de proposition lors de rencontres régulières avec le gouvernement. Puis ils ont été reconnus par la loi. A l’époque ils étaient dotés d’un budget leur permettant de prendre des initiatives tels que le Festival de la Citoyenneté pour aider au développement des initiatives des jeunes. De nombreuses communes ont mis en place, sous une forme ou sous une autre, des espaces institutionnels pour la participation des jeunes à la vie collective.

    En s’appuyant sur cette expérience diversifiée, Rive de Gier trouverait un ressort dynamique pour écrire une nouvelle page de son histoire.

  • Une voiture brûle, Jean Claude Charvin dérape.

    Mercredi 29 avril Le Progrès donnait un « carton rouge » aux incendiaires présumés d’un véhicule sur le parking de la MJC dans la nuit de lundi à mardi, s’inquiétant de savoir s’il fallait se résoudre  « à voir brûler les voitures jusqu’en centre-ville de Rive de Gier ? » L’expression - certes un peu maladroite car ce n’est pas tant le lieu que le fait qui est inquiétant et condamnable - l’expression appelait l’attention du lecteur…

    L’article de presse donnait ensuite d’autres informations, relatives à la recrudescence de la délinquance et des incivilités à Rive de Gier. Du coup la parole était aussi donnée au maire de la ville, dont on apprenait « qu’il ne cache plus sa colère ». Diantre…

    Pour le parking de la MJC, la solution sera prise en concertation avec les responsables de la structure, l’idée étant de « réfléchir sur la clôture de ce parking avec un accès privatif réservé à la Maison des Jeunes ». Notre maire s’étend ensuite sur ce « problème d’incivilité qui dépasse les bornes ».

    Et c’est là où on prend la mesure et la grandeur de l’intelligence politique de notre édile (qui ferait quand même bien de se méfier des parkings privatifs, voir l’affaire de la place du Général Valluy…). Car dans la continuité directe des propos qui nous sont rapportés, on lit de M Jean Claude Charvin - accrochez-vous - les phrases suivantes : « Mais quand les auteurs sont arrêtés comme ce fut le cas pour les abribus détruits récemment, ils sont convoqués devant la justice …six mois plus tard. Autre exemple, l’école Saint Exupéry a été vandalisée pendant les vacances de printemps. Un symbole de la République et de l’accès à l’éducation, dans un quartier du Grand Pont en pleine réhabilitation: c’est scandaleux. Cela pose la question de la responsabilité des familles. Et de l’ordonnance de 1945 sur les mineurs, que les députés de gauche n’ont pas voulu modifier ». L’article se termine cependant par l’annonce des actions que va prendre le maire : « Outre l’éventuelle clôture du parking de la MJC, le maire de Rive de Gier annonce la remise en service de la vidéosurveillance avant les vacances. »

    Ainsi donc, hélas, le maire de notre ville se donne en spectacle, totalement dépassé par les événements, après avoir tellement gesticulé sur l’insécurité sans parvenir à stabiliser la situation.

    Arrêtons-nous un instant sur le bilan de notre héraut de la lutte contre l’insécurité :

    - Sous son précèdent mandat, il avait pris un arrêté interdisant de boire de l’alcool sur la voie publique. L’article de presse cité plus haut, indique à propos du parking de la MJC « les cadavres de bouteilles de bières »…

    - Depuis plusieurs années, des dizaines de milliers d’euros sont dépensés pour installer des caméras de vidéosurveillance. Pour quel résultat ? outre le fait que les inondations ont enrayé la transmission des images, il n’y a de toute manière aucun personnel pour les visionner et déclencher une intervention, et aucune affaire n’a jamais été résolue par cet outil qui, au mieux, déplace les problèmes..

    - Au mois d’avril 2004, M le Maire créait une police municipale, aujourd’hui dotée en théorie de 4 agents. Mais seuls deux postes sont pourvus, qui en respectant les congés, les arrêts maladies, les stages de formation et les taches administratives se résument à la présence le plus souvent d’un seul agent, dans la limite de ses horaires de travail. Pour quelles missions ? Dans quelle complémentarité avec la Police Nationale ? Mystères..

    On comprend mieux avec un tel bilan, pourquoi, dans un dérapage très peu contrôlé, M le maire s’en prend alors aux « députés de gauche ». C’est vrai, ce sont eux qui font depuis 2002 la pluie et le beau temps à l’assemblée nationale comme chacun le sait… Donc rien n’est de sa faute, ou de la responsabilité de la majorité parlementaire de droite. Rien.

    Pas même la suppression du poste de commissaire de police de Rive de Gier (juin 2004), pas même le départ de la Gendarmerie de Rive de Gier pour Saint Paul en Jarez…

    Le problème quand on veut polémiquer c’est de s’assurer de quelques arguments solides.

    L’ordonnance de la justice des mineurs de 1945 ? Elle a été réformée 32 fois depuis cette date. Dans la dernière décennie, elle a été modifiée par 6 textes adoptés sous la Gauche Plurielle (1997-2002) et à six autres reprises par la droite UMP (2002 à aujourd’hui). La plus récente réforme date du 10 août 2007. Et madame Dati, actuelle garde des sceaux, se propose de la re-re-re-re-etc.. re-réformer, estimant « de bon sens » que de pouvoir mettre un mineur de 12 ans en prison… Làs, le premier ministre lui a répondu que « non ».

    Mais revenons à notre maire en perdition. S’il ne s’en prenait qu’aux députés de gauche pour se défausser, bof, ce ne serait pas trop grave. Non, il doute aussi des « familles » et de leurs « responsabilités », particulièrement donc, au « Grand Pont », quartier dont pourtant il se soucie : il est « en pleine réhabilitation ». Depuis quinze ans, aurait-il même pu ajouter..

    Pourtant ce sont bien les habitants de ce quartier qui ont sollicité M le maire sur les problèmes de délinquance, il y a un mois et demi. Ce sont bien les familles résidentes du plus grand quartier de la ville qui se sont mobilisées pour obtenir qu’une réunion publique se tienne (le mardi 7 avril à la Maison Pour Tous) pour que leurs craintes, face à la recrudescence des cambriolages, soient prises en compte et traitées par les autorités publiques. Mais c’est peut-être un épisode dont M le maire ne veut pas trop se souvenir, lui qui y est arrivé en retard, lui qui n’avait pas prévu les moyens adéquats à cette réunion (l’absence de sonorisation a considérablement gêné une assistance fournie dans une salle inadaptée).

    Lors de cette réunion publique les services de la Police Nationale ont indiqué que les faits de délinquance n’augmentaient pas plus vite sur le quartier du Grand Pont que sur l’ensemble de la ville. Mais qu’ils augmentaient. Et de cette réunion, rien de concrêt n'est sorti, et aucune suite n' y a été donné par M le maire..jusqu'à cette interview improbable dans la presse locale.

    Face aux difficultés que vivent les Ripagériens, ne laissons ni la surenchère démagogique, ni le sentiment d’impuissance devant les délits prendre le dessus.

    L’insécurité ne doit pas être la « patate chaude » que l’on se dépêche de passer à son voisin ou adversaire politique. Terreau de l’extrême droite et facteur de divisions sociales, ce fléau doit être combattu sereinement, au grand jour et de manière collective. Ce qui implique que chacun assume ses responsabilités, plutôt que de se réfugier dans la gesticulation politicienne.

    Je suis prêt, pour ma part, à œuvrer avec l’ensemble du Conseil Municipal au rétablissement d’un climat plus serein et d’une meilleure tranquillité publique à Rive de Gier. Je le redis : sur ce sujet sensible, je suis prêt à travailler avec l’ensemble du Conseil Municipal pour faire avancer la commune dans le bon sens. Notre groupe "Gauche Citoyenne et Ecologiste" a formulé publiquement,  il y a trois semaines, des propositions d'initiatives. A bon entendeur..

     

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier

  • Le muguet du 1er mai

    DSC03651.JPGJoli soleil, place de la Libération, hier pour le 1er mai. La vente du muguet était aux couleurs du "Front de Gauche", le rassemblement politique dans lequel je m'inscris pour les élections européennes du 7 juin. Certes on n'en parle très peu dans les médias, mais ce scrutin est très important: de toutes les institutions européennes, le Parlement Européen est la seule à être désignée au suffrage universel. L'enjeu est de taille puisqu'on estime que près de 80 % de la législation nationale n'est aujourd'hui que la transcription des décisions prises au plan européen. Les député-e-s européen-ne-s ont le pouvoir de s'opposer aux directives de la Commission européenne, de bloquer la nomination des commissaires européens.. Il faudrait développer les pouvoirs de nos élus, mais il serait aussi pas mal que le parlement européen utilise pleinement les pouvoirs qu'il a déjà. C'est pour cette raison que le Front de Gauche m'intéresse: il se propose de rassembler tous ceux qui veulent une gauche qui arrête de passer des compromis avec la droite au plan européen. On voit où cela nous a mené: le libéralisme économique est devenue la norme de toute politique publique en Europe. En se rassemblant bien à gauche, nous pouvons, dès le 7 juin amorçer ce mouvement. Je vous invite à venir en débattre vendredi 15 mai à 19 h à la Maison Pour Tous en présence du candidat de la Loire, mon ami Christophe Faverjon, maire d'Unieux et Vice Président de Saint Etienne Métropole.

     

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier