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  • L' ECOLOGIE ? POUR TOUS !

    Lors du Conseil Municipal de Rive de Gier du jeudi 25 mars 2010, le maire proposait une réduction de 50% de la taxe foncière sur les propriétés bâties, pour les propriétaires de maisons construites avant 1989 et ayant récemment réalisés des travaux pour réduire leur consommation d'énergie ou installer des sources d'énergies renouvelables. Le premier paragraphe de la délibération, évoquait même une contribution de la ville de Rive de Gier "à l'objectif national ambitieux de parvenir à 25% d'énergies renouvelables en France à l'horizon 2020".

    Le lendemain la presse écrite locale pensait devoir titrer sur la gauche citoyenne est-elle vraiment écologiste transformant notre "Non Participation au Vote" en un vote "contre" et en oubliant d'évoquer le contenu de nos propositions.. Libre à chacun d'écrire et de penser comme bon lui semble. Voilà pourquoi j'ai pensé utile de rendre publique et in extenso le contenu de l'intervention que j'ai formulé au nom de la gauche ce soir là au Conseil municipal..


    « Nous nous félicitons du 1er paragraphe de votre délibération et souscrivons pleinement à l'objectif du développement des énergies renouvelables et de la maîtrise de l'énergie sur le territoire de la commune. Nous avions d'ailleurs dès le début de la mandature proposé de mettre en œuvre une politique en ce sens, précisément de réaliser le bilan énergétique des bâtiments municipaux.


    Cependant la lecture du reste de la délibération nous laisse sur notre faim. Ce rapport M le Maire, ne détaille qu'une seule mesure concrète alors que vous évoquez dans le paragraphe initial un engagement très large. Nous sommes donc en attente d'une véritable politique écologique à l'échelle du territoire de notre commune, quand bien même M Rondot évoque en séance d'autres mesures à l'étude dans l'avenir qui restent bien floues..


    Concernant l'unique mesure que vous prenez, nous ne voterons pas contre, mais nous voulons formuler plusieurs remarques.


    - Votre mesure n'est pas financée et son coût pour la ville s'il vient d'être évalué -en séance ! - par M le Directeur Général des Services, n'est pas cadré, pas précisé. En choisissant la réduction de la taxe foncière communale à hauteur de 50% vous ne savez pas à l'avance la somme que vous vous investissez dans cette mesure. Malgré le Grenelle de l'environnement que vous citez, le Code Général des Impôts ne prévoit pas de compensation financière pour les communes.


    - Les propriétaires concernés bénéficient déjà d'un crédit d'impôt sur le revenu, il ne nous apparaît pas justifié d'échapper ainsi à une nécessaire et juste contribution à la vie en société. D'autant qu'au bout du compte l'investissement réalisé profite au propriétaire dont les charges de chauffage vont diminuer.


    - Vous oubliez M le Maire, les logements sociaux. Pourquoi privilégier les propriétaires privés, qui n'ont certes pas non plus à être oubliés, mais pourquoi laisser de coté les locataires du parc social, dont on connaît l'importance à rive de Gier (près de 40% des logements de la ville)? Votre politique n'est pas équilibrée, nous le déplorons.


    Ces remarques étant exprimées, nous voulons souligner, nous voulons vous proposer une autres solution qui s'offre à la commune.


    Il est possible en effet de favoriser un véritable élan dans toute la commune pour la réduction de la consommation d'énergie et la promotion des énergies renouvelables.

    Pourquoi par exemple ne pas décider d'une enveloppe financière annuelle permettant de subventionner en toute transparence et équité les projets des propriétaires privés comme des bailleurs sociaux ?
    Je note au passage que la subvention est la voie choisie par le Conseil régional et par le Conseil Général, pour soutenir les efforts de réduction de consommation d'énergie polluante. Nous pourrions nous inspirer de cette démarche et démultiplier l'effet levier de la subvention.

    Nous attendons donc une politique juste et équilibrée en ce domaine et ne prendrons pas part à ce vote. »


    Dans l'échange qui a suivi cette intervention, j'ai eu l'occasion d'apporter d'autres éléments de réflexions :


    « Oui nous sommes attachés à aider autant les propriétaires privés que les locataires des logements sociaux. Nous ne divisons pas les ripagériens, comme vous le faites M le Maire en ne vous préoccupant que d'une seule catégorie de la population. Il convient donc de travailler à aider autant les uns que les autres ! Savez-vous, M le Maire, que dans le parc locatif social, depuis 2007, date du lancement du Grenelle de l'environnement par M Sarkozy, l'Etat ne verse plus de subvention à la réhabilitation des logements sociaux ? En conséquence, les investissements de réhabilitation - hors programme ANRU- sont financés par prêts des bailleurs auprès de la caisse des dépôts et Consignations, et le coût global des travaux ainsi renchéri est supporté par les seuls locataires. »


    « Puisque vous évoquez les mesures mises en œuvre dans d'autres communes, permettez moi de citer le travail réalisé dans une commune plus petite et encore moins riche que la notre, la ville de La Ricamarie, qui sans attendre le Grenelle de M Sarkozy a mis en place un dispositif efficace pour la promotion des réductions des énergies polluantes. Mon ami Marc Faure maire de La Ricamarie a fait adopter une mesure qui permet de subventionner propriétaires privés ou bailleurs sociaux pour la mise en place d'une pompe à chaleur, d'une chaudière à condensation, de panneaux photovoltaïques,.... Mais ce qui est intéressant dans cet exemple, c'est qu'il y aune convention de signée entre la commune et le bénéficiaire, ce qui permet aux bailleurs sociaux de s'engager à faire bénéficier leurs locataires d'une baisse des charges liées au gain de consommation d'énergie réalisé avec ces travaux. A La Ricamarie, 600 logements dont 480 logements sociaux ont déjà été aidés. »

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier

  • MARREL : AUGMENTEZ LES SALAIRES !

    Depuis 6 jours les salariés de chez Marrel sont en grève pour exiger une augmentation des salaires. En tenant fermé le portail de leur entreprise, les salariés manifestent leur détermination à se faire entendre après l'échec des négociations annuelles. La direction d'Industeel porte la responsabilité de cette situation et doit revenir à la table des négociations.RIMG0027.JPG

    Après avoir accepté pendant des années de se serrer la ceinture, après avoir subi le départ des salariés intérimaires, après avoir encaissé le chômage partiel synonyme de perte de salaires en 2009, les salariés de « chez Marrel » ont raison de relever la tête : le site Industeel Chateauneuf dégage des bénéfices, et il appartient au géant mondial de la métallurgie, Arcellor Mittal, qui en dégage à nouveau en 2009, sans avoir augmenté les salaires. Et comment comprendre qu'au sein même d'Industeel, des différences de salaires fortes existent d'un site à l'autre ?

    Au lieu de prendre en compte la réalité des salariés qui demandent leur dû après des années d'efforts, la direction d'Industeel a dépêché un huissier pour déferrer devant un tribunal  les salariés qui tiennent le piquet de grève! C'est honteux ! L'exercice du droit de grève est un droit constitutionnel qui doit être garanti.  Nous dénonçons cette volonté d'intimidation des salariés participant à une action collective et exigeons l'abandon de toute démarche de criminalisation de l'action syndicale.

    L'augmentation des salaires est à l'ordre du jour dans de nombreuses luttes qui se déroulent en ce moment (Ikéa, Air Liquide, Thalès, Systéme U..). L'idée avance que ce n'est pas aux salariés de payer la crise du systéme capitaliste. D'autant qu'après avoir bénéficié de l'intervention massive des fonds publics pour « sauver les banques », pour prendre en charge le chômage partiel, c'est le retour aux bénéfices massifs chez les riches. Les entreprises du CAC 40 ont réalisé en 2009 année dite « de crise », 49 Milliards de bénéfices dont 74 % ont été redistribués aux seuls actionnaires.

    L'argent doit être mis au service des besoins humains !

    Dans une vallée du Gier ravagée par les plans de licenciements et de suppressions d'emplois, la grève pour les salaires est une bouffée d'oxygène. Elle souligne que l'argent existe pour satisfaire les besoins humains plutôt que ce soient aux hommes et aux femmes de servir les forces de l'argent. Ainsi maitriser le cours de l'argent doit devenir une affaire de tous les citoyens.

    Ce que proposent les communistes et leurs élus :

    - augmentation des salaires, des retraites et « minimas sociaux », indemnisation des « fins de droits »

    - faire cotiser les revenus financiers des entreprises pour financer la retraite par répartition à 60 ans à bon niveau

    -une banque régionale publique pour financer le développement de filières industrielles nouvelles.

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier

  • RASSEMBLER TOUTE LA GAUCHE ET LES ECOLOGISTES

    Dimanche 21 mars, pas une voix ne doit manquer pour la liste de rassemblement de toute la gauche et des écologistes conduite par Jean Jacques Queyranne ! Tel est le sens de l'appel que je lance, en tant que candidat du Front de Gauche, présent sur la liste de rassemblement du second tour des élections régionales..

    « Dimanche 14 mars en votant majoritairement à gauche ou en s'abstenant, les électeurs ont clairement voulu signifier leur mécontentement contre la politique de Nicolas Sarkozy et les conditions de vie qui leur sont faites.

    A Rive de Gier, comme dans la Loire, le progrès en voix et en pourcentage obtenu par la liste Front de Gauche conduite par mon amie Cécile Cukierman, encourage le Parti Communiste Français dans sa démarche de rassemblement pour la défense des salariés et des familles populaires face aux ravages de la crise du capitalisme et des politiques ultra libérales.

    C'est tout autant le projet de promotion de l'emploi industriel, d'orientation de l'argent vers les besoins humains, de la défense et la modernisation de véritables services publics qu'a porté le Front de Gauche dans cette élection régionale qui est encouragé.

    Il reste dimanche 21 mars à confirmer et à faire accéder à la tête de la région Rhone Alpes ce projet et ces idées.

    C'est possible en votant massivement pour la liste de « rassemblement de la gauche et des écologistes conduite par Jean Jacques Queyranne » sur laquelle je figure en position de soutien, en tant que conseiller municipal de Rive de Gier et secrétaire départemental du PCF, aux cotés de deux candidats communistes en position éligibles, dont Cécile CUKIERMAN.

    Pour battre la droite qui n'entend pas le message lancé par les électeurs dimanche dernier, pour faire reculer le plus possible les positions électorales de l'extrême droite toujours menaçante, les communistes de la Loire et leurs élus s'engagent pour la liste de rassemblement de la gauche et des écologistes.

    Dimanche 21 mars,  sanctionnons Sarkozy, l'UMP et le Fhaine.

    Dimanche 21 mars, faisons élire de nombreux élus communistes et de progrès en votant pour la liste de rassemblement de toute la gauche et des écologistes."

     

    RIVE DE GIER

    Résultats du Front de Gauche au 1er tour des régionales: 380 suffrages soit  14,35% des exprimés

    Rappel résultats du Front de Gauche aux européennes de juin 2009 : 331 suffrages, soit 13,63 % des exprimés

     

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier

     

     

     

  • PARTICIPONS TOUS ET TOUTES AUX ELECTIONS REGIONALES !

    Ce dimanche 14 mars ont lieu les élections régionales. Candidat sur la liste du Front de Gauche je vous invite à participer à ce scrutin très important. J'essaye de résumer en quelques mots les raisons essentielles de ce vote sur la vidéo ci jointe. A dimanche dans les bureaux de vote !

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier
  • ALERTEZ LES BEBES !

    La liquidation judiciaire de la crèche Riv'Mômes est très préoccupante, pour les 82 salarié-e-s, pour les quelques 350 familles utilisatrices. Le Préfet vient de fermer purement et simplement cette structure, pour défaut de service. A juste titre les salariés ne peuvent plus travailler sans être payées et nombre d'entre elles sont dans des situations insupportables.

    Hélas, cette faillite révèle d'autres manquements dans l'organisation de la vie collective de notre cité. La problématique de l'accueil de la petite enfance à Rive de Gier est en plein questionnement.

    Avant de faire des propositions sur le sujet, il convient d'en mesurer les enjeux et la nature des difficultés que rencontrent ce dossier.

    Quelles sont les attentes de nos concitoyens en matière d'accueil de leurs jeunes enfants ? Quelle est la situation ?

    Selon l'INSEE, en 2006 -dernier chiffre connu- il n'y avait que seulement 28,4%des actifs ripageriens qui travaillaient dans leur commune (1). Ce résultat qui s'explique par la désindustrialisation et la perte de 35% des emplois à Rive de Gier en 30 ans, a des conséquences évidentes pour la garde des enfants. Travailler à l'extérieur de la commune nécessite d'organiser la vie familiale quotidienne en dehors du soutien ponctuel de ses proches (grands parents, amis..).

    La remise en cause par le gouvernement de la possibilité de scolariser son enfant dès l'âge de deux ans à l'école maternelle, oblige d'autant plus les parents à se tourner vers des structures privées (associatives ou à buts lucratifs).

    Observons par ailleurs que le taux de chômage des ripagériennes est très élevé: 19,5% avec une accentuation chez les jeunes ripagériennes (15 à 24 ans) qui sont à 33,5% au chômage (2). N'y a-t-il pas dans ce taux de chômage féminin si élevé, l'indice d'un besoin de garde d'enfants non satisfait ?

    En tout cas, il est grand temps de travailler à analyser sérieusement les besoins sociaux dans notre commune. C'est une obligation réglementaire annuelle qui n'est pas mise en œuvre. Nous l'avions déploré dès l'installation du Conseil municipal en avril 2008. Il semble qu'en 2010 une telle étude puisse enfin démarrer par le truchement du financement obtenu dans le cadre du label « bien vieillir » qui concerne les personnes âgées.. En élargissant le champ de l'étude à l'ensemble des besoins sociaux, le Conseil d'Administration du CCAS (3), a décidé de réaliser l'enquête que nous demandons depuis deux ans. Nous considérons qu'il convient d'être très attentif à la situation des femmes dans notre ville.

    Ces quelques éléments factuels montrent à l'évidence l'importance accrue de l'accueil de la petite enfance à Rive de Gier.

    Or ce secteur est en pleine tourmente avec la situation dramatique de l'association Riv'Mômes.

    Née en 1989, celle-ci a cru brusquement depuis 2007, année ou elle ne comptait  alors en emplois que 9 Equivalents Temps Pleins pour en compter maintenant 49, représentant 82 salarié-e-s. Les projets d'extension de cette structure ont reçus l'aval des pouvoirs publics comme celui de la municipalité. Il est étrange que celle-ci, siégeant au Conseil d'Administration de l'association, n'ait pas vu les risques pris par la conduite d'un développement aussi brusque et aussi peu encadré techniquement. Il faut savoir que le développement de multiples services nouveaux (jardin d'enfants, crèches familiales, antennes délocalisées..) a engendré une gestion plus complexe, sans que ne soit renforcée les capacités de direction. Riv'Mômes a pris ainsi une place considérable dans la réponse à apporter aux besoins des habitants, avec le soutien constant du conseil général dont est Vice Président M. JC Charvin.

    Il existe deux autres crèches à Rive de Gier et un nombre important d'assistantes maternelles agrées (des « nounous »), qui peuvent bénéficier de l'appui pédagogique et logistique du relais intercommunal. (SIPG).

    La crèche des « Loupiots » au Grand Pont accueille 25 places. Lors du Conseil Municipal de janvier 2010, le maire a fait adopter une décision la concernant. Puisqu'il est prévu un nouveau lotissement de quelques 150 villas à proximité, le nombre de places devrait être augmentés. Pour financer les travaux d'extension, le maire a fait adopter une disposition pour que le promoteur immobilier en charge du lotissement à créer, prenne à sa charge une partie de leur coût. C'est dorénavant possible depuis la loi Boutin sur le logement adoptée en mars 2009. Pratiquant l'asphyxie budgétaire des collectivités locales, l'Etat UMP leur fournit une piste de sortie: la privatisation partielle ou totale des services publics locaux.  Une deuxième piste suivie par le gouvernement est l'augmentation du nombre d'enfants que peuvent être autorisées à garder les assistantes maternelles. Les professionnels du secteur se mobilisent d'ailleurs contre cette déréglementation, qui au détriment de la qualité résoudrait le problème de la quantité..

    L'autre crèche dépend de l'association « Sos Maintien à Domicile », spécialisée dans l'accompagnement des personnes âgées et qui a ouvert le « pôle intergénérationnel » dans l'ancien immeuble de la caisse d'épargne. La capacité est de 25 places, dont 20 sont occuppées, l'association ayant développé un accueil des personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer et réservé le dernier étage de l'immeuble à des sociétés privées de conseil et formation (4).

    Besoins importants, pas assez précisément connus, capacités d'accueils divers et mal assurées, crise aiguë de la principale structure, voilà le constat. Qui appelle des propositions.

    Nous portons la proposition de la construction d'un service public national de la petite enfance. Celui-ci devrait réaffirmer le droit à la scolarisation des enfants dès l'âge de leurs deux ans et abaisser l'âge de la scolarité obligatoire à 3 ans (au lieu de 6 actuellement). Avec l'école maternelle, les crèches et assistantes maternelles agréées constituent ce service public diversifié mais oeuvrant dans le même sens. Relevant de l'intérêt général, ce service public nouveau doit bénéficier de fonds publics et de l'apport des familles, en fonction de leurs propres revenus (hors école gratuite bien sur).

    Accueillir les jeunes enfants dans des structures adaptées à leurs apprentissages nécessite de rétablir un lien de confiance entre familles, pouvoirs publics et crèches.

    Il est nécessaire d'obtenir des garanties de transparence de la gestion, de respect de l'utilisation des deniers publics et des ressources des familles, d'association des parents à la vie des associations. La CAF qui favorise plutôt des structures associatives que des structures municipales devrait s'assurer que l'association support se développe dans le respect de ses propres statuts. La CAF pourrait aussi proposer un cahier des charges favorisant la participation citoyenne des adhérents de l'association, etc etc.. De plus une certification des comptes de l'association par un commissaire aux comptes devrait être obligatoire pour recevoir des fonds de la CAF.


    A Rive de Gier, il est temps de travailler à bâtir une véritable vision prospective dans ce domaine :  un audit particulier à la petite enfance devrait être commandité par la municipalité. C'est une proposition que la Gauche Citoyenne et Ecologiste à formulé lors du conseil municipal du 28 janvier 2010. Elle est toujours d'actualité.

    Faire face à l'urgence de la crise « Riv'Mômes » :

    - Obtenons de l'Inspection d'Académie une exception ripagérienne pour la scolarisation des enfants de deux ans dont les familles en font la demande, cela peut soulager en partie l'urgence de la situation actuelle.

    - Immédiatement en ce qui concerne Riv'Mômes, nous proposons que la ville de Rive de Gier s'engage à soutenir les parents souhaitant solliciter la justice en ce qui concerne les cautions (près de 500€) qui ont été englouties dans le déficit de fonctionnement.

    - Déclarons l'importance pour Rive de Gier de la pérennité de l'accueil des jeunes enfants, de l'engagement de la municipalité dans ce dossier - l'audit en serait un signe manifeste.

    - Les acteurs institutionnels doivent exprimer l'exigence auprès de l'administrateur judiciaire du versement des salaires dus : ce n'est pas aux salariés de payer l'incurie de leur direction et le manque de vigilance des pouvoirs publics !

    - Obtenir du Conseil Général et de la CAF l'investissement nécessaire à la prise en charge en urgence de la poursuite de l'activité de Riv'Mômes, soit sous la forme d'une municipalisation soit via un repreneur associatif..

     

    1)      Ils sont 39,5% d'habitants de Firminy, et 45,6% de Saint-Chamond a travailler dans leur ville.

    2)      contre 14,1% pour les hommes, et 21,5% chez les jeunes femmes du département.

    3)      Conseil d'Administration du Centre Communal d'Action Sociale, dans lequel siège pour l'opposition Vincent BONY.

    4)      Voir l'édition du progrès du lundi 8 mars 2010

     

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier
  • AGIR POUR LES DROITS DES FEMMES !

    Samedi 6 mars, à Rive de Gier, s'est déroulée une initiative très forte pour les droits des femmes. En recevant 4 femmes palestiniennes engagées pour la cause des femmes, le respect des droits du peuple palestinien et la paix, nous avons vécu un moment de solidarité intense.

    Nos amies ont témoigné des difficultés incroyables à vivre au quotidien l'humiliation de l'occupation israélienne, les discriminations subies au sein même de l'Etat israélien par les palestiniens de 1948, et l'exil extrêmement précaire des réfugiés au Liban.

    Elles nous ont demandé de poursuivre notre action de solidarité pour exiger l'investissement de la communauté internationale dans la résolution de ce conflit dont on ne voit pas la fin. « Pourquoi tous les autres peuples ont pu se libérer et pas la Palestine ? » s'est interrogé l'une d'entre elle. A une question du public, une autre a répondu, désolée : « Nous ne voyons pas la différence entre l'action de M Bush et celle de M Obama ».

    Il est impossible de résumer ici la richesse des échanges. Nous avons décidé de rester en lien permanent. Plusieurs participants ont échangé leurs coordonnées avec nos amies palestiniennes. Un pont se construit..

    En tant qu'élu de Rive de Gier, j'ai proposé avec ma collègue caroline Benoumelaz, de porter la question de la solidarité avec le peuple palestinien sur la table du Conseil municipal. La République Française, ses collectivités locales, ses autorités nationales, doivent s'impliquer dans le respect des droits du peuple palestinien.

    Merci à Zahra, Mirvat, Fayza, Inas : elles sont pour nous les visages du peuple palestinien, leur sourire nous a donné de la force pour mener à bien ce combat solidaire pour les droits des femmes, pour la Palestine, pour la Paix.RIMG0042.JPG


    En introduction à la rencontre j'avais rappelé quelques données sur l'importance de la journée internationales des droits des femmes..

    L' ORIGINE DU 8 MARS

     

    C'est Clara Zetkin qui, la première, émis l'idée d'une journée dédiée à la promotion de la cause des femmes, lors du 2ème congrès international des femmes socialistes le 8 mars 1910 à Copenhague.

    En 1977 les Nations Unies déclarent le 8 mars journée internationale des femmes. La France de Mitterrand et de l'Union de la Gauche l'adoptera à son calendrier officiel en 1982.

    ACTUALITE DE LA LUTTE POUR LES DROITS DES FEMMES

    En France une femme meurt sous les coups de son « compagnon » tous les trois jours... et 50 000 viols par an sont recensés.

    Un collectif national des droits des femmes a déposé une proposition de loi de lutte contre ces violences intolérables depuis plusieurs années.

    Il ya deux ans, ici même, nous avions recueilli de nombreuses signatures exigeant que cette proposition de loi soit débattue au Parlement. C'est chose faite avec ces jours ci son adoption à l'assemblée nationale. Je vous renvoie à l'article de l'Humanité disponible à l'entrée, qui en détaille les enjeux. Des dispositions précises sont en cours d'adoption. Nous nous en félicitons. Mais restons attentifs aux moyens à mettre en œuvre pour que ces nouveaux droits soient accessibles alors que le gouvernement remet en cause les crédits aux associations, aux communes et même l'an dernier, au Mouvement du Planning Familial !

    Il reste beaucoup de combats à mener, notamment au plan économique et social :

    En France, selon l'INSEE, en 2007, 57 % des chômeurs non indemnisés sont des femmes,

    elles sont encore 80 % des salariés payés en dessous du SMIC, 83 % des temps partiels imposés et 83% des retraités en dessous du minimum vieillesse.

    A Rive de Gier, 19,5% des femmes actives sont au chômage contre 14,1% pour les hommes, mais les jeunes femmes de Rive de Gier (moins de 25 ans) sont à 33,5% au chômage, quand ce chiffe est de 21,5% dans le département de la Loire.

    La remise en cause par le gouvernement de la possibilité de scolariser son enfant dès l'âge de deux ans à l'école maternelle, oblige d'autant plus les parents à se tourner vers des structures privées (associatives ou à buts lucratifs). Là encore c'est un handicap qui s'impose aux jeunes femmes pour participer pleinement à la vie en société, chercher et obtenir un travail, s'investir dans la vie associative, syndicale et politique.

    Aussi en tant que conseiller municipal, je renouvelle ma proposition que le Conseil Municipal de Rive de Gier mette en place une commission ouverte aux associations pour définir une politique municipale pour les droits des femmes.

    L'actualité de cette journée, c'est aussi la situation des femmes dans le monde.

    Le Secrétaire Général des Nations Unies, M Ban Ki Moon a lancé une campagne pluriannuelle intitulée « tous unis pour mettre fin à la violence à l'égard des femmes », considérant qu'il s'agit d'une « violation flagrante des droits de l'Homme » et d'un « coût social et économique » pénalisant l'ensemble d'une société.

    Aujourd'hui nous sommes très heureux de pouvoir compter sur la présence de nos invitées de marque.

    Mesdames, chères amies, c'est un grand honneur pour nous, hommes et femmes de Rive de Gier, de vous accueillir chaleureusement dans notre cité.

    Vous avez fait un long voyage pour venir à notre rencontre, avec l'appui de l'association pour le jumelage des camps palestiniens et les villes françaises (AJPF).

    Merci à vous de votre visite.

    Vous venez d'un pays qui nous tient à cœur : la Palestine.

    Vous êtes ici les représentantes d'un peuple frère le peuple palestinien qui lutte pour affirmer sa dignité, qui résiste à l'occupation militaire, économique, culturelle et civile.

    A Rive de Gier nous connaissons le combat de votre peuple.

    Il y a un an nous étions plus de 400 à manifester dans les rues de notre ville pour faire cesser l'insupportable agression israélienne contre les habitants de Gaza.

    Nous voulons que le rapport Goldstone de l'ONU sur les crimes de guerre commis par l'armée israélienne devienne un acte d'accusation du gouvernement d'Israël devant un Tribunal International.

    Nous agissons pour la libération de Marwan Barghouti avec notre journal L'humanité, pour la libération des 11 000 prisonniers politiques dont de nombreux jeunes mineurs, et de femmes, emprisonnés pour leurs opinions politiques, leur engagement pour la souveraineté du peuple palestinien. Nous pensons à notre compatriote commun, Salah Hamouri jeune franco-palestinien, condamné par un tribunal militaire israelien à 7 ans de prison pour être passé devant la maison d'un rabbin orthodoxe..

    Aujourd'hui nous sommes avides de vous écouter pour mieux comprendre les réalités sociales de la lutte du peuple palestinien.

    Nous sommes à vos cotés, solidaires de la résistance palestinienne, solidaires des femmes palestiniennes qui sont, comme dans tout conflit les 1eres victimes de la violence.

     

    Vincent BONY,

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier