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  • SAMEDI D'AUTOMNE (chroniques irrégulières -I)

    Minuit et quelques, le samedi a déjà débuté... Je me couche après une soirée conviviale au siège de la section du PCF ou nous avons regardé le film documentaire Walter retour en résistance, de Gilles Perret, puis échangé sur ce que veut dire « résister, se conjugue au présent ». Aujourd’hui avec la réforme des retraites, ne sommes nous pas confrontés à un choix majeur ? à un choix de société ou s’affrontent deux hypothèses s’excluant l’une l’autre : soit le choix de la solidarité, soit celui de l’individualisme .. ? La soirée s’est poursuivie par un repas. Plusieurs générations, des retraités aux lycéens étaient présents, une cinquantaine de personnes : des adhérents, des sympathisants, des Ripagériens qui ont le désir de changer la société. Deux-trois fois dans l’année nous organisons ce type de rencontre, à chaque fois avec des personnes différentes. C’est vraiment sympa, chaleureux.

    A 10h, je suis au club de foot où ma famille a ses attaches, où mon garçon vient de débuter sa longue carrière d’apprentissage du jeu collectif. Je passe dans la salle de réunion saluer les responsables du club. Mon père est là en grande discussion avec un ancien Président du club, que j’ai plaisir à saluer : cela faisait très longtemps que je ne l’avais vu ! On échange sur les difficultés des clubs de foot à maintenir des équipes dans toutes les tranches d’âge et la perspective de travailler entre clubs, voire de fusionner. Pas facile, alors que des stratégies de ségrégations sociales semblent à l’œuvre entre clubs de la vallée et clubs des coteaux. Jusqu’ici, le foot a été un instrument de brassage social. Ce serait dommage qu’il ne le soit plus. Mais voici le maire divers droite dure dure de Lorette. Il déblatère sur les grévistes dont les « plus actifs ne sont pas touchés par la réforme : ils ont des régimes spéciaux ». « Hum, on fait un débat contradictoire ici? Non, hein, c’est pas le lieu... je vous quitte, j’ai un rendez-vous. »

    11h : Au pied de la Ruche des Citoyens, les Unions Locales CFDT et CGT organisent un rassemblement pour porter l’exigence d’une autre réforme des retraites. Les organisations syndicales n’ont toujours pas été reçues par le gouvernement pour discuter d’un sujet qui mobilise l’ensemble de la société depuis plus deux mois. Gilles Bonnand et Kathy Perdriolle, les responsables locaux des syndicats le disent clairement: le mouvement social veut faire entendre ses propositions dans la réforme des retraites. « D’une revendication sociale, on est passé à une revendication sociétale : celle d’être associé à l’élaboration d’un choix majeur » dit- en substance – la CFDT. La CGT, à l’unisson, dénonce l’attitude provocatrice du gouvernement et du medef. Il y a quelques jours dans la presse, l’UL CGT avait dénoncé le refus du maire de Rive de Gier, Jean Claude Charvin, de les recevoir pour faire le point sur la situation de l’emploi dan la ville. Comment parler des retraites sans parler d’emploi ? Certes, en conseil municipal l’UMP JC Charvin avait déjà refusé de débattre du sujet des retraites, au motif qu’il s’agissait de « politique nationale ». L’âge de la retraite des employés de la ville, c’est pourtant bien du « local », non ? A  67 ans, nettoyer les rues de la ville par tous les temps, franchement…

    Puis la centaine de manifestants est invitée à s’installer au milieu du carrefour pour ralentir la circulation et distribuer le tract intersyndical aux automobilistes. Deux ou trois râleurs refusent le tract, des Klaxons d’encouragements ponctuent l’initiative, des jeunes crient des slogans anti-sarko... A 12h 15 on se quitte sur la promesse du rendez-vous de jeudi prochain 9h devant l’ANPE (pardon Pôôôle Emploi) pour un départ commun à la manif de Saint Etienne. C’est la 1ere fois que CGT et CFDT vont faire bus commun : Sarkozy nous montre le chemin de l’unité !

    15h30 : Le Secours Populaire organise une braderie toute la journée dans son local de l’ancienne gare de Couzon. J’y arrive avec quelques objets dont nous n’aurons plus l’utilité à la maison. Beaucoup de bénévoles se sont mobilisés, et certains tapent gentiment le carton quand je pénètre dans leur antre. « L’initiative a bien marché » me confie Alain Gimenez, le président du comité du « Secours Pop ». « Les bénévoles aiment ce genre de journée, on casse la croûte ensemble le midi, c’est aussi une manière de nouer des liens. » Nous échangeons sur l’aggravation des conditions de vie, des budgets sociaux épuisés 3 mois avant la fin de l’année. J’ai appris la veille qu’il ne pourra pas y avoir de distribution aux Restos du Cœur au mois de novembre. Ce sont les factures d’électricité, de gaz, de loyer qui deviennent les premiers motifs de recours aux aides exceptionnelles au Centre Communal d’Action Sociale, où je siège en tant qu’élu. Sur le parking non goudronné, je m’apprête à prendre congé, quand le froid automnal me saisit : « Pas facile de chauffer, cette ancienne gare ? » « Oui, me répond Alain Gimenez, la mairie nous a promis de faire le maximum pour améliorer les conditions de chauffage». Mais l’hiver approche ! Je note la question pour le débat d’orientation budgétaire.

    18h : je surfe un peu sur internet. Nouvelles de la famille, prévisions pour les vacances scolaires, commentaires sur le match des Verts ce soir... Tiens, sur FaceBook, mon réseau social préféré, j’apprends que mon ami (un vrai, lol !)  Christophe Faverjon, le maire d’Unieux, organise un rassemblement contre le projet de réforme des retraites. En tant qu’élu il appelle ses concitoyens à se rassembler devant leur hôtel de ville pour exprimer ensemble « l’exigence du maintien du droit à la retraite à 60 ans ». Décidément la mobilisation s’ancre au plus près des lieux de vie, dans des formes très diverses, avec partout une déSAMEDI D AUTOMNE.jpgtermination à ne pas céder au coup de force, à l’intimidation.

     

    Résister se conjugue dès à présent.

     

    Vincent Bony

    conseiller municipal

    de Rive de Gier

  • NON A l' OUVERTURE DES SUPERMARCHES LE DIMANCHE..!

    Le 6 octobre dernier, 7 organisations de la vallée du Gier se sont retrouvées pour vérifier leur désaccord commun avec l’ouverture des supermarchés le dimanche.

    Aussitôt un prochain rendez-vous a été proposé, pour mercredi 27 octobre, à 18h salle Jean Renoir à L’Hotel Dieu ( la bourse du travail) de Saint Chamond. Une lettre signée de 11 organisations, syndicale, associative, politique ou de jeunesse invite à cette rencontre pour s’informer, pour permettre à chacun d’exprimer son point de vue, pour décider d’initiatives dans le respect du pluralisme des mouvements qui refusent que soient ouverts les supermarchés le Dimanche.

    Je relaye bien volontiers cette invitation et vous livre ci-dessous les éléments d’analyse dégagés en commun lors de la première rencontre.

    Les arguments avancés par les responsables de ces grandes surfaces ne tiennent pas la route :

    - Il n’y a pas -comme le prouvait dès novembre 2008 une enquête du CREDOC- de progression de l’activité commerciale en ouvrant une journée de plus, au mieux il y a un étalement des achats des consommateurs.

    - Il n’y a pas de solution au problème de ressources des étudiants par la création de jobs de quelques heures le dimanche matin, enlevant le droit au repos et à l’accès à la culture à des jeunes poursuivant des études supérieures.

     

    En revanche l’ouverture dominicale de supermarchés est porteuse de graves dangers :

    - Cela remet en cause la vie de famille du salarié, son insertion dans la vie sociale, avec des répercussions sur son équilibre de vie, comme de nombreux témoignages en attestent.

    - Cela développe la précarité avec des emplois à temps partiel, sous payés, sans perspective de carrière, ni progression dans l’ancienneté qui tirent l’ensemble des emplois du secteur vers le bas.

    - Cela fragilise directement les compensations liées au handicap généré par le travail dominical :celui des salariés qui sont par la nature spécifique de leur activité (sécurité, santé, transports, industrie..) réellement contraints de travailler le dimanche.

    - Cela remet en cause l’organisation pérenne des activités sportives, culturelles, associatives du dimanche.

    - Cela concurrence les petits commerces de proximité, type épicerie de quartier, porteurs de lien social, de vie de quartier..

     

    Au regard de la loi, ces ouvertures sont illégales.

    Le préfet du département a confirmé aux élus locaux l’interrogeant sur cette question que ces ouvertures de supermarché le dimanche contreviennent à la réglementation en vigueur. Celle-ci a pourtant été largement assouplie par la loi Mallié d’août 2009. Le Préfet de la Loire a précisé que des amendes seraient signifiées aux contrevenants, tout en reconnaissant que le montant des amendes prévues n’était pas dissuasif. Il n’a cependant pas écarté la possibilité d’autres interventions des pouvoirs publics, laissant penser que l’opinion publique avait un rôle à jouer.

     

    Il s’agit maintenant de permettre à l' opinion publique de jouer son rôle..

     

    Vincent Bony

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier

     

     

     

  • LA RETRAITE, C EST LA VIE !

    Décidément ce gouvernement ne semble décider à ne rien lâcher, et être prêt à provoquer celles et ceux qui se mobilisent dans l’unité syndicale pour que de véritables négociations sur l’avenir des retraites aient lieu.

    Forts du succès des manifs du 7 et 23 septembre, du 2 et 12 Octobre, forts des grèves lancées dans tel ou tel secteur, forts du soutien d’une large majorité de la population, poursuivons la mobilisation.

    Prochain rendez-vous à Saint Etienne: samedi 16 octobre à 10h devant la gare de Chateaucreux. Pour une manif que j’espère aussi réussie que celle de ce mardi.

  • QUAND LA SOCIETE SE MET EN MARCHE

    Mardi 12 octobre, puis samedi 16 octobre, l’intersyndicale appelle à des journées d’actions contre la réforme des retraites.

    A Rive de Gier, des salariés vont se mettre en grève, les écoles seront fermées, beaucoup de Ripagériens vont s’organiser en commun pour aller aux manifs à Saint Etienne (10h15 gare de Chateaucreux). Ces mobilisations permettent à des gens qui ne se rencontrent pas d’habitude de partager des moments forts, d’échanger leurs réflexions, de faire entendre autre chose que le ron-ron médiatique des spécialistes habitués des plateaux télé et du discours du renoncement. Avec le mouvement qui s’élargit étape après étape, avec les grèves reconductibles dans plusieurs secteurs professionnels, avec l’entrée des jeunes dans le mouvement, on sent bien que ce n’est déjà plus un mouvement social « classique ». Non, se joue autour du refus de cette réforme des retraites quelque chose de plus large.

    vb manif retraites.jpgLe mépris, l’intransigeance du gouvernement à imposer son projet en dehors de tout débat, de toute prise en compte des propositions alternatives, crispent le pays. C’est la société, en tout cas une large majorité de la société qui exprime son refus des solutions de la droite au pouvoir. Ce mouvement qui peut prendre des dimensions historiques dans les prochains jours et semaines, parle d’avenir, de choix de société. J’y suis heureux d’y prendre ma place depuis le début, avec les propositions pour une autre réforme comme l’ont rédigé les parlementaires du PCF et du Front de Gauche. Au Conseil Municipal mon ami Jean Point a fait adopter un vœu en ce sens. Oui, le texte proposé par « Jeannot » a recueilli 9 voix pour, soit les sept de l’opposition de gauche, plus deux de la majorité. Le maire, lui, donnant la consigne de ne pas s’occuper de « politique nationale », a fait s’abstenir ses troupes, totalement déconnectées de ce qui se passe dans la société.

     

    Vincent BONY

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier

  • OUVERTURES ILLEGALES DU DIMANCHE

    Enfin une réponse du Préfet ! Heureusement que ma collègue Aimée Murazko, maire adjointe de Saint Chamond avec qui j’ai lancé l’appel à ce que le dimanche reste un jour de repos, a participé à l’entrevue qu’ont eu dernièrement les élus communistes du département avec M le Préfet. Elle a ainsi pu le questionner directement. Celui-ci a répondu qu’il ne pouvait pas « grand chose », s’abritant derrière l’arrêté de 1955 fixant après concertations avec les organisations syndicales de l’époque les zones ou il est toléré d’ouvrir un magasin le dimanche matin. Mais précisément dans la vallée du Gier, il n’y a pas d’autorisation, d’exceptions, de possibilités juridiques d’ouvrir des commerces de grande taille distribuant toutes sortes de marchandises. A L’Horme, Intermarché, Super U, Gifi, Dia et d’autres sont dans l’illégalité.

    Bien sur Aimée Murazko a posé la question suivante : « Qu’allez vous faire M le Préfet pour faire respecter la loi ? ». Réponse embarrassée du préfet qui m’a été rapportée dans ces termes: « Et bien, si ces ouvertures se confirment, la Préfecture déléguera des personnels vérifier ces infractions et dresser des procès verbaux qui permettront de délivrer des amendes aux entrepreneurs ». C’est tout ? « A plus longue échéance si les procès verbaux se multiplient, un recours auprès du Tribunal serait envisageable. » Ah. Et ces enquêteurs de la Préfecture, ils sont dans l’action ? « La difficulté de mobiliser du personnel le dimanche est réelle.. ».

    Je tire deux enseignements majeurs de cet échange.

    D’abord, il est évident que de 1955 à nos jours, la vie a changé. Les supermarchés n’existaient pas. Mais tout de même à cette époque la décision a été prise avec l’avis contraignant des organisations syndicales.

    Second enseignement le Préfet avoue sa perméabilité à la mobilisation citoyenne en indiquant à l’élue la possibilité d’un recours devant le Tribunal. Quant aux difficultés de la préfecture à faire constater chaque dimanche matin les infractions, il est pourtant simple de constater que ces enseignes placardent en continu leur ouverture le dimanche avec force banderole et encarts publicitaires dans la presse locale.

     

    En conclusion, je pense que ces informations à la teneur contrastées font apparaître de nouvelles pistes d’actions. J’ai hâte d’en débattre avec toutes les organisations conviées à la réunion sur ce sujet ce mercredi 6 octobre.

    A très vite pour poursuivre le mouvement : « le dimanche, c’est repos ! »

     

    Vincent BONY

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier

  • FRIC FRAC

    Une subvention de 50 000 € à une entreprise privée. Voilà ce qu’a voté hier la majorité du Conseil Municipal de Jean Claude Charvin ! Et ce au bénéfice de la « bienveillante » société anonyme People and Baby qui a repris la gestion de la crèche associative Riv’Momes. Une subvention comme cela est écrit à quatre reprises dans la délibération. Mais un mot qui n’avait pas heurté celui qui est maire depuis 1995, Vice Président du Conseil Général depuis Mathusalem, Vice président de Saint Etienne Métropole (paraît-il que c’est lui qui en gère l’administration), Président du Syndicat Intercommunal du Pays du Gier, plus quelques autres titres dont je vous fais l’économie. Bref, pas un débutant qui tâtonne dans la réglementation, non, un habitué des collectivités territoriales et du droit administratif. Et à qui il a fallu plus d’une heure de débats en Conseil municipal pour qu’il réalise avoir soumis au vote du conseil Municipal une délibération contraire à la réglementation. Une collectivité publique ne peut pas subventionner une entreprise de droit privé. Ce qui n’empêche nullement qu’une collectivité publique ait recours aux prestations d’une entreprise. Mais cela se fait alors dans un cadre de droit précis : appel d’offres, délégation de service public, marché simplifié ou encore simplement achat de prestations, ce qui aurait dans le cas qui nous intéresse été le plus approprié.

    J’ai donc demandé au maire de retirer son projet de délibération de l’ordre du jour, lui indiquant que cette décision ne pourrait pas passer le contrôle de légalité qu’exerce la Préfecture sur les actes des communes. « Le chef du bureau de la réglementation ne pourra pas la laisser passer » lui dis-je une dernière fois. « C’est pas grave, c’est un copain » a alors répondu le maire. Voilà pour la forme, dont on sait que dans un Etat de droit, c’est aussi le fond.

    Quant au sujet, la pérennité de la crèche ex Riv mômes, aujourd’hui soumise à l’exigence de rentabilité des actionnaires de la SA People & Baby, il convient de dire, hélas, que tout reste dans le flou et la précarité. Les personnels sont à bout. Les parents sont inquiets. Les bébés le ressentent : « ils pleurent plus que d’habitude », me confiera une salariée.

    Neuf mois après la révélation officielle de la crise de la crèche, aucune réflexion alternative sérieuse n’a été menée par la municipalité. Notre demande d’un audit sur la petite enfance n’est toujours pas repris. Notre proposition d’associer largement les familles et les personnels à un travail de fond n’est pas écoutée. Et aucun document ne nous a été fourni aux membres du conseil municipal pour justifier cette nouvelle « subvention » de 50 000 € qui intervient un mois après le versement de 32 000 €, solde de la convention annuelle de 48 000 € passée avec Riv’Momes et dont People&Baby a en quelque sorte hérité.

    Du fric pour le privé qui méprise ses salariés et ses usagers, le maire en donne. C'est pourtant celui des Ripageriens.


    Vincent BONY,

    conseiller municipal

    de Rive de Gier