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  • CONTRE LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

    Le 25 novembre, c’est la sainte Catherine et une vieille tradition veut que l’on fête ce jour là les filles ayant 25 ans et célibataires.. Bon.

    Le 25 novembre est surtout la date choisie pour consacrer chaque année une journée à "la lutte contre les violences faites aux femmes." Une journée c’est bien peu, mais cela permet de prendre des initiatives, de mettre les projecteurs sur le sujet.

    Et des choses à dire, à montrer il y en a. Ainsi apprend-on dans le journal Le Monde de ce jour que – selon les chiffres du ministère de l’Intérieur «  tous les deux jours et demi, une femmes meurt sous les coups de son conjoint ». « 654 000 femmes ont déclaré avoir subi des violences physiques ou sexuelles en 2009, près de 20 000 de plus qu'en 2008. Et pour la moitié d'entre elles, ces violences ont eu lieu au sein même de leur foyer, selon les chiffres de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales. »

    Je pense que la gravité de cette situation appelle une mobilisation de toutes les composantes de la société, de toutes les institutions. J’ai proposé à plusieurs reprises, notamment à l’occasion du 8 mars 2009, que notre ville se dote d’une commission extra-municipale pour agir sur cette question. En ce 25 novembre 2010, je renouvelle cette proposition, prenant en compte le progrès que constitue l’adoption de la loi du 9 juillet 2010, adoptée à l’unanimité de l’Assemblée Nationale et qui prévoit quelques mesures positives. Mais ces mesures, il convient de les faire connaître, de les rendre applicables, concrétement, partout et notamment à Rive de Gier. Il y a beaucoup à faire. Ne tardons pas à mettre en œuvre une politique pour le respect de la dignité humaine. Cela concerne tout le monde !

    Ci dessous, chacun pourra prendre connaissance de cette nouvelle loi. J’en ai retranscris la présentation qui en est faite sur le site gouvernemental « vie publique ».

     

    La loi du 9 juillet 2010 relative aux violences faites spécifiquement aux femmes vise notamment à faciliter le dépôt de plaintes par les femmes qui sont souvent freinées par la peur de perdre la garde de leurs enfants, par le risque de se retrouver sans logement ou par la crainte de l’expulsion lorsqu’elles sont en situation irrégulière.

    Le texte prévoit une "mesure phare" : "l’ordonnance de protection" qui peut être délivrée par le juge aux affaires familiales lorsque des "violences exercées au sein du couple ou au sein de la famille, par un ancien conjoint, un ancien partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou un ancien concubin mettent en danger la personne qui en est victime, un ou plusieurs enfants". Le juge, qui doit statuer dans les 24 heures, peut être saisi par la victime ou par le ministère public avec l’accord de la victime.

    Cette "ordonnance de protection", prise après audition des parties, permet au juge d’attester de la réalité des violences subies et de mettre en place, sans attendre la décision de la victime sur le dépôt d’une plainte, les mesures d’urgence : éviction du conjoint violent, relogement "hors de portée du conjoint en cas de départ du domicile conjugal.

    Les mesures liées à l’ordonnance de protection seraient applicables durant quatre mois, avec possibilité de renouvellement "en cas de dépôt par la victime d’une requête en divorce ou en séparation de corps".

    Le conjoint violent qui ne respecterait pas les mesures de protection décidées par le juge pourrait être condamné à deux ans de prison et 15 000 euros d’amende.

    Le conjoint violent pourrait également se voir imposer le port d’un bracelet électronique pour contrôler son respect des mesures d’éloignement prises à son encontre.

    Le texte crée en outre de nouveaux types de délit :

    • le délit de harcèlement au sein du couple pour prendre en compte les violences psychologiques ou morales. Le texte adopté au Sénat précise que le fait de "harceler son conjoint, son partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou son concubin par des agissements répétés ayant pour objet ou pour effet une dégradation de ses conditions de vie se traduisant par une altération de sa santé physique ou mentale" est puni d’une peine allant de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende selon la durée d’incapacité de travail subie.
    • le délit de "contrainte au mariage" pour lutter contre les mariages forcés

    Pour les femmes issues de l’immigration, le texte prévoit d’accorder ou de renouveler leur titre de séjour aux femmes venues en France au titre du regroupement familial, même si elles se sont séparées de leur mari en raison de violences. De même une carte de séjour pourra être délivrée aux personnes en situation irrégulière ayant subi des violences conjugales.

  • COUP D' COEUR !

    Une fois n’est pas coutume, quittons notre pays, notre patrie.

    Découvrons l’énergie, la musique d’un chanteur d’ailleurs

    C’est mon coup de cœur, mon cadeau

    Bob Marley a un successeur,

    Voici Tiken Jah Fakoly !

    Musicien, poète, citoyen

    Ivoirien, chanteur engagé, militant,

    La poésie, ça pourrait être autrement ?

     

     

    J’ai retranscris les paroles du 1er titre de son dernier album et vous invite à regarder la vidéo de 15 minutes présentant son dernier disque grâce à  ce lien vers sa maison de disques.

     

     

    AFRICAN REVOLUTION

     

    We want revolution

    Young people revolution

    Intelligent revolution

    Must be African education

    We want revolution

    Young people revolution

    Intelligent revolution

    Must be black people education

     

    Go too school brother

    And learn what they are doing

    It will open up your eyes

    To the people’s situation

    Go to school my brother

    I said go too school

    You will understand very soon

    All the problems of your nation

     

    We want revolution

    Young people revolution

    Intelligent revolution

    Must be African education

     

    In your mind brother

    There is the power to change your world

    This understanding

    Will help to make a better place

    And in your hands brother

    There is the key to this continent

    And if you don’t unlock it soon

    It will be lost to the government

    African revolution must be black people redemption

  • CHRONIQUES IRREGULIERES.. (II)

    Lundi 15 novembre, 18h. Boulevard des Provinces au Grand Pont, la police municipale filtre les entrées sur le parking de la nouvelle salle polyvalente que l’on va inaugurer dans quelques instants. Je salue les fonctionnaires municipaux et gare ma clio dont je viens de casser le rétro extérieur en sortant de chez le garagiste.. Vous imaginez mon humeur ! Bon la présence de nombreuses figures connues et amies me permet de passer à autre chose.

    Dans l’attente du moment officiel, on prend des nouvelles, on évoque l’actualité.. Le père Louis Desos, curé de la paroisse, me relate le bon moment vécu tout récemment entre membres des communautés catholique et musulmane lors d’un repas partagé. Repas qui s’est déroulé faute de salle adaptée dans la chapelle du quartier transformée pour l’occasion en salle de restaurant ! C’est dire si la nouvelle salle polyvalente va répondre à un besoin dans ce quartier de plusieurs milliers d’habitants. L’ancienne Maison Pour Tous extrêmement vétuste a été démolie et ne sera pas regrettée : à la fin, l’électricité n’y fonctionnait quasiment plus. Les autorités arrivent et le « protocole » se déroule. Ruban tricolore coupé, discours de circonstances expédiés, c’est un verre à la main que je palabre avec plusieurs invités: Bruno Faure, entrepreneur de Saint Joseph à la tête d’une PME de 40 salariés a assuré les travaux de charpente métallique et ferronnerie de l’édifice. « Les marchés publics se ralentissent et la crise touche notre secteur avec la fluctuation du prix de l’acier » me dit-il. Je lui réponds qu’hélas, la réforme des collectivités territoriale, la suppression de la taxe professionnelle et le gel des dotations de l’état aux communes ne vont rien arranger. Ce gouvernement s’attaque à tout !

    Pendant ce temps, les commentaires vont bon train : Martine Cortinovis, conseillère municipale « Démarche Citoyenne », Bernard Villemain, mon voisin qui vient d’être élu secrétaire de la section PS de Rive de Gier, des habitants et commerçants du quartier, des personnels communaux, des responsables associatifs.. s’approprient l’espace. Beaucoup pensaient, au vu des volumes extérieurs, que la salle était plus vaste. Les grandes baies vitrées et l’utilisation de bois brut en déco intérieure emportent la satisfaction. Un sérieux bémol cependant, il n’y a qu’une grande salle intérieure que l’on ne peut diviser. Or les fêtes de mariage respectant le rite musulman nécessitent de permettre une réunion pour les hommes et une pour les femmes. Il aurait été souhaitable « de penser à une solution pratique en ce sens », me glisse Vincent Royon, conseiller municipal MRC et président du Centre Social Armand Lanoux.

    En partant, je me rend compte que le Conseil Régional n’était pas représenté, alors qu’il a contribué à hauteur du tiers des 2 millions d’euros des dépenses.. Le lendemain, je cherche à comprendre les raisons d’une telle absence, interroge la mairie et les conseillères régionales que je connais, Cécile Cukierman, élue d’Unieux et Christiane Farigoule, élue de Rive de Gier. Je fais part de mes interrogations à la presse qui en rend compte le jour d’après, avec une conclusion étrange : « le rapprochement des deux groupes d’opposition a fait long feu.. » est-il écrit. Je ne partage pas du tout cette idée ! Au contraire, un seul groupe des élus de gauche au conseil municipal permettrait d’éviter ce type de couac. J’ai toujours été un partisan de la réunion des 7 élus municipaux de gauche au sein d’un seul groupe pour offrir une force de frappe plus importante au service des Ripageriens ! C’est d’autant plus dommage d’être mal compris sur ce point, que j’ai pris l’initiative, il y a un mois, d’écrire à mes six collègues pour avancer dans la voie du rassemblement. Je reste déterminé à porter ce débat ! La division de la gauche locale l’affaiblit et dessert les habitants quand Jean Claude Charvin rassemble les voix des droites et de l’extrême droite.

    Vendredi 19, au matin. J’ai appris la veille que les salariés de la station d’essence Total de l’aire du pays du Gier, le long de l’A47, seraient en grève aujourd’hui. En chemin pour le boulot, je m’y arrête. Je lis avec intérêt le tract CFTC CGT qui m’est remis au piquet de grève. Norbert, le jeune délégué syndical dont je fais la connaissance, me raconte: « Les Négociations Annuelles Obligatoires de notre boite, Argédis, filiale de Total, se sont mal passées. La direction n’a pas écouté nos propositions et a conclu  un accord avec un syndicat représentant moins de 10 % des salariés. Nous, la CGT, on a recueilli 53 % des suffrages des 2500 employés, et on n’est pas écouté ! On ne demande pas la lune, mais la juste répartition des bénéfices réalisés par le géant pétrolier. » J’acquiesce en pensant qu’au final automobilistes et salariés du secteur pétrolier, nous  avons les mêmes intérêts face à l’avidité des actionnaires de la multinationale. N’est-ce pas à la pompe que s’engrangent les bénéfices du roi du CAC 40 ? Quand on pense que les salariés qui travaillent le dimanche n’ont comme compensation qu’une prime de 5O €, cela me fait bondir.. Norbert me remercie du soutien apporté. Je lui indique que je vais rédiger un communiqué à la presse ( les rédactions ne l’auront sans doute pas lu…) et interpeller le Préfet pour que les « autorités publiques agissent en faveur d’une solution négociée au conflit.. ».

    Depuis l’intérieur de la station, on m’interpelle pour y boire un café. J’y retrouve des militants syndicaux venus soutenir les « copains ». Je vais repartir, quand Mireille de la CGT santé, me retient pour m’avertir : «  Je voulais te dire que le 10 décembre on organise à La Ricamarie une soirée conviviale pour échanger sur les suites du mouvement sur les retraites. L’idée c’est un débat ou les gens des différentes entreprises puissent se rencontrer et poursuivre ce formidable élan que nous avons connu pendant des semaines. Tu vois les gars de ZF Andrézieux, avant, ils ne sortaient pas de leur boite. Là il a juste fallu un sms pour qu’ils se ramènent à 5 h du matin aider pour cette action! Je compte sur toi pour faire passer l’info : le 10 à 18h à l’espace éco-citoyen de la Ric.. ». « Tu as raison Mireille. Sarkozy a fait voter sa loi, mais le mouvement social a marqué des points, il faut les faire fructifier, investir le champ politique : pour moi les exigences sociales doivent être le cœur du changement de majorité. Au 10, alors ! ».

    Vendredi à 19h, au local FCPE de Rive de Gier, nous nous retrouvons pour préparer une rencontre en mairie. Mardi prochain l’élue en charge des affaires scolaires de la ville a invité les différents parents d’élèves élus dans les conseils d’école. C’est une réponse à notre demande, que j’avais formulé il y a déjà quelque temps sous l’appellation « Conseil éducatif local ». Peu importe les mots, j’espère surtout que cela puisse être enfin un pas en avant vers plus d’association des habitants aux choix de notre commune. Les copines des autres écoles s’interrogent. « Comment cela va se passer ? De quoi pourrons nous parler ? »..

    Le mieux c’est de mettre sur la table tout ce que nous avons à dire. Et dire d’emblée notre volonté de travailler durablement à ce que les préoccupations des parents d’élèves soient entendues. Par exemple sur les cantines, la circulation aux abords des écoles, le contenu des activités périscolaires – rappelons au passage que nous demandons le retour à la gratuité -…

    On s’accorde sur la tonalité de la réunion : être dans le positif, demander à être associer tout au long de l’année. Et prévoir de rendre compte aux parents dans les écoles..

    Samedi matin 11h. Nous sommes 14 organisations syndicales, associatives politiques, à avoir donné rendez-vous à la presse devant les supermarchés de L’Horme qui bravent l’interdit et ouvrent leurs caisses enregistreuses le dimanche matin. J’ai déjà évoqué le sujet sur ce blog. Là il s’agit de rendre publique notre lettre au préfet lui demandant précisément de mettre en œuvre ses prérogatives de contrôle de légalité pour mettre à l’amende les patrons qui obligent les salariés à travailler le dimanche matin. Nous sommes une cinquantaine à distribuer des tracts aux consommateurs. L’initiative rencontre un écho favorable, des pétitions sont signées immédiatement. La présidente de l’association des commerçants de L’Horme nous rejoint. Elle approuve totalement notre démarche : « J’ai distribué le tract à tous les commerçants de notre association. Ils l’ont affiché dans leur commerce. Je suis indignée que l’on tolère de telles remises en cause de la vie des gens. Après il y a des clients qui s‘habituent et qui nous demandent pourquoi, nous aussi, on est pas ouvert les jours fériés, les dimanches..! ». En moins de deux heures nous avons épuisé nos munitions : plus de tracts ! on bavarde encore un peu ensemble et rappelle le prochain rendez-vous que nous nous sommes fixés, espérant que les autorités préfectorales se seront « bougées » d’ici là . « Sinon vous ferez quoi ? »  me demande une journaliste présente. « Nous déciderons ensemble. Il y a déjà des idées qui ont germé, mais une chose est sûre : on va pas lâcher, c’est une question de choix de société ! Permettez-moi de souligner la qualité du rassemblement qui s’est réalisé depuis qu’avec mon amie Aimée Murazko, élue à Saint Chamond, nous avions lancé un appel à agir pour que le dimanche reste un jour de repos ! »

    La gauche, sociale, politique, citoyenne, peut relever les défis qui lui sont posés. Changer les choses, ne plus subir.. c’est possible ! Modestement, chacun peut y prendre sa part. Moi, j’éprouve de plus en plus de plaisir à œuvrer en ce sens pour ma ville, ma vallée.

    Rive de Gier, la vallée du Gier, c’est notre avenir commun !

     

    Vincent Bony

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier

     

  • GREVE "TOTAL" AU PAYS DU GIER..

    Les salariés de la station d’essence Total de l’aire du pays du gier, le long de l’A47 sont en grève aujourd’hui à l’appel de leurs syndicats CGT et CFTC pour faire entendre leurs revendications salariales.

    Ce matin, sur leur piquet de grève, je leur ai témoigné diPhoto 002.jpgrectement de mon soutien.

    La Négociation Annuelle Obligatoire de leur entreprise Argédis, filiale du géant pétrolier TOTAL dont ils vendent les produits, s’est soldée par un résultat aux antipodes des demandes légitimes de revalorisation salariale et avalisé par une organisation syndicale représentant moins de 10% des salariés.

    Ce conflit pose deux questions majeures :

    - La répartition des richesses crées qui se fait au détriment de ceux qui les créent, les salariés, aux profits des actionnaires avides du toujours plus, comme chez cette multinationale emblématique.

     - La démocratie sociale qui est totalement bafouée avec le non respect de la représentativité syndicale dans le cadre des NAO. Ainsi les propositions de la CGT qui a recueilli 53% des voix tous collèges confondus sont ignorées par la direction.

    Alors que le conflit sur les retraites a mis en lumière le mal-être au travail et l’aspiration des millions de salariés à un autre horizon, les seules réponses du gouvernement et du patronat demeurent le mépris.

    Ce matin la direction d’Agredis n’avait que pour seule réponse au mouvement enclenché sur le site de la vallée du Gier que l’exigence transmise (par téléphone!) de la levée du blocage de la station.

    Au contraire je souhaite l’ouverture immédiate de véritables négociations avec l’ensemble des organisations syndicales représentatives.

    Je m'adresse au Préfet de la Loire pour que les autorités publiques oeuvrent à la résolution négociée de ce conflit social.

     

    Vincent BONY

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier