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  • JOUR APRES JOUR - Chroniques irregulières III

    Dimanche, 5 heures du mat, 1er réveil.

    Ah les joies d’être papa de jeunes enfants ! Tant pis pour le sommeil ! Un biberon et deux dessins animés plus tard, j’ai le temps- enfin- de me consacrer à l’écriture pour mon « blog ». Mes chroniques sont vraiment irrégulières, alors que l’activité que procure le mandat de conseiller municipal est plutôt fournie. Je souhaiterais partager mieux encore avec chacun cette responsabilité. Elle est pour moi un privilège, celui d’œuvrer pour l’intérêt général de notre commune et de ses habitants..

     

    Jeudi 24/02 le Conseil Municipal avait un ordre du jour plutôt allégé. Souvent ce sont les mêmes dossiers qui reviennent, nécessitant des ajustements. Il en va ainsi pour les modifications de poste des agents de la commune, en fonction des mutations, départs à la retraite ou avancement de grades. En général un vote unanime s’exprime dans l’enceinte municipale. Parfois, quand bien même nous votons « pour », nous ne manquons pas dans les rangs de l’opposition de gauche d’exprimer des remarques, des critiques. Nous votons  « pour » les subventions aux associations tout en regrettant que leurs montants restent en 2011 identiques à 2010 : l’inflation, les « assoc » aussi la subissent ! Et puis il n’y a toujours pas de transparence sur ces attributions, de critères précis, les élus de la majorité en décident seuls.

    D’autres délibérations n’appellent pas de remarques particulières en tant que telles, mais sont l’occasion d’échanges, de débats. Un exemple ? Nous devions voter une série de garanties pour des emprunts contractés par HMF, l’organisme HLM qui gère 80% du parc de logements sociaux de la commune, dans le cadre du chantier ANRU de rénovation du Grand Pont. J’ai saisi l’occasion pour demander des informations sur l’état des négociations entre la Ville et les commerçants du petit centre commercial. Avec le départ du quartier de plusieurs centaines de locataires, ils tirent la langue. Et le retard incommensurable du chantier les pénalise encore plus. Mais M le maire n’a pas voulu indiquer les critères d’indemnisation, se réfugiant derrière l’organisme chargé de cette négociation. Pourtant la droite municipale a adopté en août dernier une procédure d’expropriation qui pèse comme un pistolet sur la tempe des commerçants. De leur coté, ceux-ci ont du s’attacher les services d’un avocat.. Franchement on pourrait faire mieux en terme de transparence et d’association des acteurs du quartier. Et puis sur le même dossier ANRU j’ai posé une question qui a fâché Môôssieur le maire. Objet de son ire? les clauses d’insertion sociale. Il s’agit d’une obligation légale pour les chantiers ANRU : les entreprises retenues doivent ouvrir quelques postes de travail à des jeunes du quartier concerné pour favoriser l’insertion sociale. Dans notre cas les premiers travaux de déconstruction n’ont pas permis de déboucher positivement pour les 4 personnes concernées. Alors que je souhaitais comprendre les raisons de ces difficultés, le 1er magistrat, benoîtement secondé par son adjoint aux finances, s’est quelque peu emporté, vilipendant ou croyant pouvoir vilipender, l’élu d’opposition que je suis – un « communiste !» (je ne sais pas pourquoi il répète en boucle cette apostrophe quand je lui pose des questions qui le dérangent; les électeurs m’ont tout de même élu en connaissance de cause !). Bref, pour JC Charvin, ce n’était pas une question mais une « insinuation », quitte à devoir reconnaître un peu plus loin,  que plusieurs jeunes se sont rapidement succédés sur les mêmes postes et au final, l’échec d’intégration dans l’emploi durable.

     

    Un dernier mot. Jean Louis Valente a participé à son premier Conseil Municipal. Il y remplace Christiane Farigoule qui, pour des raisons professionnelles, a du en démissionner. Bien sur il n’est pas évident de démarrer dans cette responsabilité en cours de mandat. Je lui souhaite pleine réussite. Et je souhaite qu’avec l’ensemble des collègues de l’opposition nous puissions rapidement dépasser les regrettables clivages apparus – je ne sais toujours pas pourquoi- en 2008. La gauche doit offrir un visage nouveau à Rive de Gier.

    Vincent BONY, Conseiller municipal de Rive de Gier

  • A GAUCHE, SERIEUSEMENT..

    C’est parti. La campagne « Tous ensemble à gauche » que conduisent Jean Point et Caroline Benoumelaz est bel et bien lancée. Réunions publiques, présentation des grands axes du projet,  rencontres avec les acteurs de la vie associative.. le rythme s’accélère à maintenant cinq  semaines du vote décisif du 1er tour, le dimanche 20 mars. Décisif, oui, car le résultat final de ce scrutin va se jouer essentiellement lors du 1 er tour.

    Expliquons-nous.politique

    Le mode de scrutin est déterminant pour cette élection. Il y a deux tours. Seuls les candidats réunissant au 1er tour un nombre de voix supérieur à 12,5% du nombre d’électeurs inscrits peuvent accéder au second tour. Si aucun candidat ne les réunit, les deux premiers candidats du 1er tour sont qualifiés pour le second tour. Si un seul candidat franchit ce seuil, le deuxième du 1er tour est aussi « qualifié ». L’objectif du législateur ( les députés et sénateurs UMP qui ont modifié le mode de scrutin en 2010…) est d’empêcher les « triangulaires » au second tour. Le calcul qu’a fait la droite est d’empêcher le FN de se maintenir au second tour et de récupérer « naturellement » une bonne partie des voix de l’extrême droite face à la gauche, qui elle traditionnellement se rassemble au second tour. Ça c’est le cas de figure général. Mais chaque canton est particulier. Dans notre cas, regardons, ce que cette modification induit.

    Les résultats du précédent scrutin, en 2004, nous indiquent que seul un candidat avait rassemblé 12,5% des inscrits, le candidat de droite JC Charvin (34,39 % des exprimés). Jean Point en étant deuxième avec un score de 17,74% des exprimés, ne réunissait pas les 12, 5 % des inscrits, car beaucoup d’électeurs inscrits se sont abstenus (39,17% d’abstention !). Et le troisième candidat était celui du FN, talonnant Jean Point avec 16,69%.  Le deuxième tour avait vu finalement s’affronter Jean-Claude Charvin (52,5%) à Jean Point (47,5%). La gauche s’était bien rassemblée au second tour, les candidats PS et Verts ayant joué le jeu du rassemblement.

    Alors en 2011 ? L’enjeu est de choisir très nettement au 1er tour le candidat de gauche capable de gagner l’élection au second tour.

    Si on peut comprendre la volonté des différents courants de gauche et de l’écologie d’exprimer leur sensibilité dans une élection, il n’en reste pas néanmoins vital de poser la question de l’efficacité électorale. Car il faut ouvrir les yeux sur le risque réel d’une élimination de la gauche au 1er tour. Regardons la réalité en face : lors des élections régionales en mars 2010 le FN a progressé au second tour ! La promotion médiatique qui est faite de sa nouvelle cheffe, qu’imprudemment trop de journalistes banalisent en répétant qu’elle adoucit, normalise son parti, ne risque-t-elle pas de jouer en la faveur de l’extrême-droite, qui partout en Europe progresse ? Rappelons que seul 1% séparait le deuxième du troisième en 2004 ! Je ne veux pas jouer à faire peur, mais il apparaît impératif de mettre le plus haut possible un candidat de gauche.

    Je note que Jean POINT est le seul à s’affranchir de tout esprit de chapelle et à indiquer son souhait d’offrir à toute la gauche une victoire plutôt qu’une division.

  • VIVE LE JASMIN !

    En ce début d’année ripagérienne bien morose avec l’adoption d’un budget municipal 2011 très régressif (voir l’intervention de Jean POINT sur le blog de Démarche Citoyenne) quelle bonne nouvelle que celles en provenance de Tunisie !

    La « révolution du Jasmin » a permis qu’un tyran et sa clique soutenus hélas jusqu’au dernier instant par le gouvernement français, soient chassés du pouvoir. Les exigences de liberté et de progrès social se sont conjuguées et ont fédéré tout un peuple, lui donnant la force invincible de mettre à bas un régime policier et quasi mafieux..

    Pour beaucoup de ripagériens, notamment de nationalité ou d’origine Tunisienne, les heures et les jours de ces mobilisations ont été angoissantes en même temps que porteuses d’un espoir fou.

    Aujourd’hui l’heure est à la transition dans ce pays si proche du notre, de par l’histoire et le présent. Gageons que ces liens soient aussi source dans le futur, de solidarité et d’entraide, de coopérations. Rive de Gier se doit de s’inscrire dans cette dynamique. Déjà des initiatives comme celle de mon ami Imed Ben Rahma, en démontrent la richesse !

    Pour s’informer, échanger et mieux comprendre la révolution du Jasmin, pour réfléchir à l’élan donné par la Tunisie à d’autres peuples qui se soulèvent ( Egypte, Yemen, Algérie..), j’ai proposé avec l’association FAMILLES SOLIDAIRES et la section stéphanoise de LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME d’organiser une rencontre publique mercredi 9 février à 18h30 salle polyvalente, boulevard des provinces, en présence de mon amie Marie Christine Vergiat, députée européenne et très impliquée dans la protection des libertés en Tunisie ou elle compte depuis longtemps de nombreux amis.

    RDV donc, MERCREDI 9 FEVRIER pour cette rencontre SOLIDARITE TUNISIE

     

    Vincent BONY

    Conseiller municipal

    De Rive de Gier