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  • QUAND CHARVIN CRACHE SUR LA REPUBLIQUE..

     

    Misérable fin de campagne des élections cantonales. Jean Claude Charvin crache sa peur au visage de Jean Point et du PCF. Mais c’est sur Marianne et la République qu’il expulse son crachat. L’édile est pris en flagrant délit. Dans l’édition du progrès de ce vendredi 25 mars, il compare le candidat de l’extrême droite à Jean Point, candidat du front de gauche proposé par le PCF. En mettant un signe d’égalité entre les soutiens au fascisme et ceux qui l’ont combattu, le combattent et le combattront, l’élu perd l’honneur qui lui restait.

    Cela est révélateur de notre époque. Nous vivons une période ou la droite est semble-t-il en train de sombrer dans la compromission avec l’extrême droite. J’en veux pour preuve cette photo sur le canton de Saint Etienne Nord Est 1 ou restent en liste au second tour, le candidat de gauche, élu sortant et le candidat d’extrême droite, secrétaire départemental du FN. IMG_1794.JPGSur l’image, on voit que les affiches du MIL, groupuscule de la droite dure qui usurpe l'image du général De Gaulle, ont recouvert les affiches du candidat de la « gauche rassemblée». La consigne de Sarkozy s’applique à la lettre : ne pas choisir entre le fn et la gauche, c’est choisir de laisser le score du Fn monter. Y aura-t-il dimanche soir 27 mars des conseillers généraux FN ? C’est hélas, une hypothèse sérieuse aujourd’hui, tant la droite depuis l’Elysée jusque dans les cantons, encourage ses électeurs à préférer le barrage à la gauche que le barrage à la haine.

    « Plutôt Hitler que le Front Populaire » clamait déjà la droite réactionnaire des années 1936-1938. « Plutôt Le Pen que le Front de Gauche », vomit aujourd’hui la droite sarkozyste et son représentant ripagérien : Jean Claude Charvin.

    Retenons la leçon. Le maire de droite de Rive de Gier fait signe à l’électorat du FN. Certes il est en compétition avec le FN pour être ré-élu conseiller général, mais pour les municipales, il aura besoin du soutien de ces électeurs, contre la gauche, surtout si c’est un communiste.

     

    Les électeurs progressistes, les démocrates sont prévenus.

    Vincent BONY

    Conseiller municipal de Rive de Gier

  • Résultats des 9 bureaux de vote dans la commune

    La presse locale ne semble pas décidée à publier les réultats du 1er tour bureau de vote par bureau de vote. On les trouvera cependant sur le site de la mairie et également ci dessous.

    Pour ma part je note que le maire de la commune et candidat était bien dans une "seringue" et que seule la division de la gauche (bis répetita) lui offre la possibilité d'envisager une ré-élection.

    resultats cantonales 1er tour du 200311.pdf

  • UNE RECETTE DE GRAND MERE..

    Dimanche 20 mars, pour ce 1er tour des élections cantonales, j’étais inscrit comme assesseur du bureau de vote de mon quartier.

    J’aime ce rôle. Accueillir les électeurs, les guider dans les démarches à observer, échanger un mot amical avec chacun.. J’apprécie d’y croiser des voisins ou des parents d’élèves de l’école que fréquente mon garçon. Avec les élus de la majorité, c’est un moment de trêve dans notre relation d’habitude conflictuelle. Le jour du vote, c’est le jour ou la parole n’appartient qu’aux électeurs. Ce jour-là on matérialise le rapport entre élus et électeurs: les premiers sont au service des seconds et pas l’inverse.

    Ce dimanche 20 mars, donc, je prends mon tour vers 10h. Dehors, il fait frais. Dedans, dans ce grand gymnase, il fait froid. Certes il y a un radiateur électrique placé derrière la table d’émargement, mais comme la porte est difficile à ouvrir, on la laisse grand ouverte..

     Le défilé des inscrits n’est pas très nourri. On joue au jeu des pronostics sur la participation. Entre deux wagons d’électeurs, on se lève et fait quelques pas. Je fais le tour du bureau, vérifie qu’il ne manque pas de bulletins ou d’enveloppes. Je passe dans l’isoloir –désert- m’assurer que tout est en ordre. A midi on n’est pas à 20%, mais avant 13h, ça y est, on est presque à 25%. Dans quelques minutes, une collègue vient me remplacer. Mais depuis quelques instants, je ne me sens pas bien. Mal de tête, mal de dents. Je dois faire effort pour tenir la conversation, pour assurer ma fonction. Enfin je peux rentrer chez moi. Aspirine, repas, repos… réveil en sueur. Le mal revient, plus fort, intenable, et le tube d’aspirine qui est vide, l’armoire ou je la range aussi. La voisine en a peut-être, mais elle n’est pas là. Téléphoner au 15. Trois quart d’heure plus tard, un médecin de garde me prescrit de quoi me soigner, m’indique la pharmacie de permanence ou je présente bien vite mon ordonnance. 17h30, je me sens mieux. Je me rends dans un deuxième bureau de vote : participation catastrophique. Je m’inquiète. Je passe un coup de fil à Christophe Privas, mon complice de la section de Rive de Gier du PCF. Dans tous les bureaux de vote la participation est très basse, notre appel à la mobilisation n’a pas du tout été entendu. Je dois « monter à sainté », collecter les informations départementales. Les copains m’appelleront pour me donner les résultats au fur et à mesure. Rapidement de tous les cantons remontent les mêmes signes : forte abstention, poussée du FN. A Saint Chamond Nord, le député Rochebloine est battu, le 2eme tour opposera le dissident de droite et l’extrême droite. Les scores des candidats du PCF et du Front de Gauche sont plutôt en hausse, notamment à Saint Etienne, dans le Pilat, les monts du forez.. Oui mais « et Rive de Gier » me demandent,les camarades qui affluent au siège de la « fédé ». Jean m’appelle «c’est pas bon, l’écart est trop fort entre nous et le fn». Christophe me confirme 10 minutes plus tard que le scénario noir se met en place. Les résultats sont définitifs.

    Sur le canton cela donne une participation de 42,2% : JC Charvin 30,7% ; FN 23,1% ; J Point 18,3% ; PS 16,4% ; Verts 10,1% ; DVD 1,1%.

    Dans la ville de Rive de Gier la participation est de 39,46% : JC Charvin 32,50% ; J Point 26,65% ; Fn 20,98% ; Ps 13,26% ; Verts 5,56% ; Dvd 1,04%.

    Voilà, la gauche est éliminée du second tour. Dans l’isoloir, il y avait un virus. Mais pour le 2eme tour, dimanche, je n’ai pas de remèdes, juste une recette de grand-mère.

  • LA POSTE, UN SERVICE PUBLIC ESSENTIEL

    Vous vous souvenez que le samedi 3 octobre 2009, une votation citoyenne pour exiger du gouvernement un referendum sur l’avenir de la Poste s’était tenu dans tout le pays. Dans notre canton de Rive de Gier, plus d’un millier de citoyens y avait pris part. Il s’agissait de refuser le changement de statut de l’entreprise La Poste. C’est le processus de privatisation de La Poste que les organisateurs de cette votation citoyenne combattaient. Malgré une très forte participation - plus de deux millions de personnes au plan national se sont exprimés contre la privatisation - le gouvernement UMP met en place ce processus. Comment ? Petit bout par petit bout, en ouvrant à la concurrence tout le marché des plis et colis adressés et en restreignant l’offre de services sur les secteurs rentables.

    Dans la Loire, sur 193 bureaux, 71 sont déjà devenus des Relais Postes Commerçants (28 RPC, service chez l’épicier) ou Agences Postales Communales (43 APC, locaux et employés d’une mairie) ou les services sont réduits au minimum : retrait d’argent très limité, réception de recommandé, achat de timbres et des différents « produits ». Mais à la différence des agents de La Poste, le personnel n’est pas assermenté et la confidentialité ne bénéficie plus de cette garantie.

    Sur les 122 bureaux de Poste du département, seuls 35 sont des Bureaux Centres (BC) et 87 des Bureaux de Poste (BP) rattachés à un Bureau Centre, sans conseiller financier et avec un seul guichet..

    Dans notre commune, on a vu successivement le centre de tri partir de Rive de Gier à Lorette et le bureau du Grand Pont fermer ses portes le samedi matin et tous les après-midi, malgrè notre action. Maintenant c’est au tour du bureau de poste de Saint Martin la Plaine d’être menacé de fermeture pour être transformé soit en une Agence Postale Communale (APC) soit en un Relais Postal Communal (RPC). A Saint Romain en Jarez, depuis déjà quelques années, c’est l’épicier qui fait office de bureau de poste. A Genilac, le Bureau de Poste n’est ouvert que les matins.

    Pourtant rien n’est inéluctable. Des actions se mènent pour préserver ce service public et obtiennent des succès. A Saint Etienne, la municipalité vient de s’opposer à la fermeture d’un bureau de poste dans un quartier ou elle investit fortement pour sa rénovation. A Sail sous Couzan, modeste village de la plaine du forez, le maire refuse de voir son bureau de poste fermé ou transformé. Plus loin à Marseille, dans le 2ème arrondissement, une grève de plus de cent jours des facteurs a imposé à la direction de l’entreprise le remplacement de tous les départs à la retraite par des Contrats à Durée Indéterminée et la mise en place des 32 h avec la garantie d’un samedi de repos sur deux.

    Le détricotage de La Poste n’est pas inexorable. Au Centre de tri de Lorette les salariés se sont mis en grève 48h durant les 24 et 25 février pour demander une meilleure organisation du travail, le respect de leur boulot et une gestion humaine. Mardi 29 mars l’intersyndicale de La Poste appelle à une grande journée nationale de grève contre les réorganisations en cours et pour la promotion de l’emploi. Enfin il existe un autre point d’appui. Le Contrat de Présence Postale Territoriale signé entre La Poste, l’Association des Maires de France et  l’Etat pour la période 2011-2013, prévoit qu’aucune transformation de bureau de poste ne peut se faire sans « diagnostic partagé entre La Poste et la commune concernée, préalable et formalisé » et sans « l'accord préalable du maire et du conseil municipal, qui valident le changement de statut du point de contact et la nature du partenariat ». J’ajoute que les Commissions Départementales de Présence Postale Territoriale peuvent jouer un rôle important de relais des luttes des populations et de leurs élus locaux, des agents et des usagers en vertu du décret n°2007-448 du 25 mars 2007. Elles sont notamment composées de deux conseillers généraux. Voilà une raison supplémentaire de voter pour Jean POINT aux élections cantonales des 20 et 27 mars.

     

    Vincent BONY

    Conseiller municipal de Rive de Gier

     

     

     

     

  • OBJECTIF ? LA VICTOIRE !

    Dimanche, ce dimanche 20 mars, la candidature de Jean POINT peut être le déclencheur de changements majeurs.

    Il faut rappeler encore et encore, que tout se joue au 1er tour. C’est dans le 1er vote de dimanche 20 que sera – ou non – écrit la possibilité d’une victoire au second tour, le dimanche 27.

    Attendre le second tour, c’est perdre dès le 1er tour. Aucune raison n’est bonne pour attendre le second tour. Certains électeurs de gauche, voire des électeurs qui ne se situent pas en fonction de l’échiquier politique, me demandent pourquoi face à JC Charvin il y a plusieurs candidatures de gauche sur le canton de Rive de Gier. Question qui appelle réponse. Et elle est simple à donner. Une candidature de rassemblement de la gauche, c’est ce que n’a eu de cesse de proposer Jean POINT. Présentant sa candidature début octobre 2010, il l’a inscrit sous le signe du rassemblement en l’intitulant « Tous ensemble à gauche », en lançant un appel à construire avec lui le projet et à décider collectivement de la suppléance. Parallèlement, au plan départemental ou j’occupe des responsabilités importantes à gauche en tant que secrétaire départemental du PCF, j’ai invité Les Verts et le PS à travailler ensemble pour décider de la meilleure stratégie pour faire basculer ensemble la majorité de droite à gauche. Il y a été répondu par un refus poli quoiqu’agacé. Même devant la menace d’une élimination de la gauche du second tour par la percée médiatique du FN, les responsables socialistes départementaux n’auront pas daigné prendre le temps d’étudier ma proposition d’évaluer collectivement le risque, canton par canton, pour y faire face ensemble.. Finalement d’attitude condescendante en réponse hautaine, les dirigeants du parti socialiste semble scotchés quoiqu’ils s’en défendent, sur une position hégémonique. Pourtant qui aujourd’hui en politique peut se prétendre intouchable ? Je souhaite bien sur le meilleur résultat possible pour tous les candidats de gauche, mais je ne peux m’empêcher de penser qu’une dynamique collective « de gagne » aurait pu être construite largement en amont du scrutin du 20 mars. Encore une fois l’enjeu, c’est une victoire départementale de toute la gauche pour œuvrer vraiment différemment au service des habitants de la Loire.

    Malgré cette faiblesse de certains « états-majors » départementaux, ici, dans notre canton, la candidature de Jean POINT et Caroline BENOUMELAZ a pris sa vitesse de croisière. Et comme un grand bateau a accueilli au fil de ses escales de plus en plus de monde. politiqueAnnie FONTVIEILLE, la présidente du comité de parrainage en témoigne. Militante associative à Saint Romain en Jarez, elle a été seize années durant élue socialiste à Rive de Gier. Jean Pierre MEYER, militant écologiste de longue date à Saint Martin la Plaine, Imed BEN RAHMA, animateur social et artisan producteur d’huile d’olives sur les terres de sa famille tunisienne, André PEREZ, syndicaliste retraité de la verrerie et bénévole du festival de jazz, Diego SOLER, commerçant retraité, Isabelle DUMAS FOURNEL militante des parents d’élèves, Julien NEYME éducateur sportif à Saint Joseph et responsable syndical, Christian DESPIERRES, ancien restaurateur et militant socialiste de Rive de Gier, Christophe PRIVAS, statisticien et coordinateur de la section locale du PCF, Muriel JANUEL, postière et adhérente de l’amap, Zakia LEBKARA mère de famille et bénévole associative, Eliane REMILLIEUX, syndicaliste retraitée du Trésor Public, Odette REBERT, agricultrice à Sainte Croix en Jarez... font partie de ce comité de parrainage dont la liste ne cesse de s’allonger.

    Les réunions publiques tenues dans chacune des dix communes du canton ont permis d’affiner le projet. Jeudi 17 à 18h30 se tient la dernière réunion publique à la nouvelle Maison Pour Tous au Grand Pont. D’ores et déjà, chaque rencontre a marqué un pas en avant dans cette campagne. Qu’en retenir ? Peut-être celle de Pavezin, la plus petite commune du canton, ou dans la discussion plusieurs ex collègues de travail socialisants et connus pour leur engagement CFDT disent à Jean leur plaisir de voter pour lui. Parce qu’ils le connaissent de longue date, qu’ils apprécient la constance de son engagement. Et son choix d’une campagne de rassemblement à gauche.

    Ne pas louper le coche du 1er tour dimanche prochain peut permettre d’ouvrir une nouvelle page dans le canton et dans le département. C’est à 3 cantons que se joue une nouvelle majorité dans la Loire.

    Vivement dimanche 18h, l’heure ou débutera le dépouillement des bulletins de vote !

    Vincent BONY

    Conseiller municipal de Rive de Gier

     

  • - 11,5% POUR LE SOCIAL A RIVE DE GIER

    Lors de la dernière session du Conseil d’Administration du Centre Communal d’Action Sociale (CA du CCAS) j’ai voté contre le budget 2011 du CCAS.

    Mon vote est la traduction des critiques que j’avais formulé lors du débat d’orientation budgétaire à la session précédente. Critiques dont je me suis également efforcé de porter au sein du Conseil Municipal, puisque c’est au nom de cette instance que je siége au CA du CCAS. J’y suis le seul élu de l’opposition municipale, désigné par mon groupe présidé par Jean POINT.

    Le budget passe de 805 948 € en 2010 à 712 958 € en 2011.

    Soit une chute de 92 990 € (11,5%), imputable pour l’essentiel à la commune de Rive de Gier, puisque dans le détail des recettes prévues en 2011, c’est le poste « subventions communes » qui baisse fortement : - 78 000 €.

    Lors du débat d’orientations budgétaires, pressentant les mesures qui allaient être présentées, j’avais demandé à ce que les dépenses sociales pour 2011 soient « sanctuarisées », c’est-à-dire au moins maintenues au même niveau.

    Les associations caritatives de notre commune signalent un niveau jamais atteint du nombre de demandeurs d’aides. Et, ajouterai-je, combien de personnes, de foyers, qui n’osent pas recourir à la solidarité ? La crise économique, la stagnation des minimas sociaux et des retraites, l’augmentation du cout de la vie et notamment du cout de l’énergie (chauffage..) sont des phénomènes bien réels.

    Peine perdue.

    La majorité municipale a décidé de sang froid à réduire les aides aux personnes.

    - Le colis de Nöel aux personnes âgées est supprimé en 2011.

    - Les montants des bons « taxis seniors » sont sévèrement réduits.

    Cette aide à la mobilité des personnes âgées de plus de 70 ans ou de plus de 60 ans titulaires d’une carte d’invalidité est fonction des ressources. Par exemple un couple avec des ressources inférieures ou égales à 12 958 €47 par an se voit amputé de 90 € de bon taxi senior. En baisse de 240 € à 150 € !

     Malgré mon intervention pour les en exempter, les personnes seules voient également leur aide à la mobilité diminuer. Un-e bénéficiaire seul-e avec des ressources inférieures ou égales à 12 043,47 par an, voit son bon taxi senior amputé de 20 € par an ( de 120 à 100 €) !

    - Des actions comme « l’art thérapie », actions socio-culturelles pour l’insertion des personnes souffrant d’isolement, ne sont pas reconduites au prétexte de leur échec: moins 14 500 € 

    - Les sorties des anciens à La Barollière sont supprimées en mars et en avril, et réduites à une sortie mensuelle en mai, juin et septembre et à une hebdomadaire en juillet et août.

    - Le projet d’épicerie sociale est abandonné en rase campagne : « trop cher » pour M le Président du CCAS et maire de la commune. Seuls 3800 € sont prévus pour « des actions collectives d’éducation à la santé et à la gestion de la part du budget familial consacré à l’alimentation. »

    En revanche les tarifs de portage des repas à domicile se voient augmentés :

    une hausse de 1€ par repas a été adopté au prétexte que les frais de portage (en les identifiant séparément des frais du repas lui-même) sont déductibles des impôts. Tant pis pour les non imposables. Et attention au coup de rabot du gouvernement sur les « niches fiscales ».

    Le règlement d’attribution des aides facultatives du CCAS a été modifié dans le sens d’un durcissement : il fallait jusque lors justifier d’une présence de trois mois sur la commune pour bénéficier des secours d’urgences. Le projet initial de la majorité municipale était de monter ce délai à 3 ans ! Je m’y suis opposé, proposant de prendre comme référence la date du 1er janvier, afin de placer sur un pied d’égalité droits et devoirs de nos concitoyens. La date du 1er janvier étant en effet la référence à partir de laquelle un nouvel habitant se doit de régler ses impôts locaux. La majorité municipale a refusé cette équité entre droits et devoirs et a du consentir à descendre le délai à 18 mois. Sur mon insistance, il a pu être inscrit dans le règlement que ce délai pourra être revu « pour les situations exceptionnelles relevant de l’urgence vitale ». Ouf !

    Au-delà de ces nombreuses mauvaises nouvelles sur lesquelles le président du CCAS et maire de la ville font silence radio, le budget 2011 du CCAS acte un abandon de taille : l’Analyse des Besoins Sociaux (ABS).

    Celle-ci devait se réaliser avec le concours d’un cabinet d’études. Un travail de préparation important avait d’ailleurs débuté en 2010 avec la mise sur pied d’un comité de pilotage réunissant en plus des élus du CA du CCAS, tous les partenaires (SEM, Syndicat pays du Gier, PLIE, CAF, Conseil Général, associations caritatives, structures médico-sociales…). Plusieurs réunions avaient permis d’engager un travail de commande de l’ABS. Il a été décidé par la majorité d’abandonner ce travail en raison d’un coût trop élevé. Or la réalisation d’une ABS est une obligation légale s’appliquant à chaque CCAS. La dernière fois ou elle a été réalisée (avec qualité et sérieux à l’époque) dans notre commune, c’était en … 1996 !

    Dès lors, qui s’étonnera de la pagaille et de l’impasse dans laquelle se retrouve par exemple, le dossier de l’accueil de la petite enfance ? Qui s’étonnera de l’absence de politique publique concertée et adaptée en direction des grands adolescents (15-20 ans) et dont on perçoit aujourd’hui les conséquences sur certains quartiers concernés par la politique de la ville ?

    Vincent BONY

    conseiller municipal de Rive de Gier