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  • POUR UNE GARE LIBRE D'ACCES ET PLUS HUMAINE..

    Depuis plusieurs semaines les usagers du parking de la gare de Rive de Gier se mobilisent pour faire entendre leur exigence du maintien de la gratuité de ce parking.

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    Il est indispensable à un grand nombre d’habitants de notre ville ou des villages alentour de prendre le train pour aller au travail. Or peu de transports en commun desservent la gare. Pour s’y rendre, il est nécessaire d’utiliser son véhicule personnel.

    Cette situation locale n’entre pas dans le schéma plus global des autorités organisatrices de transports que sont le Conseil Régional et le Conseil d’Agglomération (Saint Etienne Métropole). Ce schéma vise bien sur à réduire l’utilisation des véhicules individuels et à favoriser les transports collectifs ou transports doux. On comprendra et partagera l’objectif de faire baisser les pollutions atmosphériques. Cependant une des mesures de ce schéma vise au sein de l’agglomération stéphanoise à coupler des titres STAS/SNCF pour l’accès gratuit aux parkings sncf de ce territoire. Le corollaire à cette mesure implique un accès payant, dont le montant est évalué à 15 € par mois. Cette bonne idée pour les grands centres urbains bien desservis en transports collectifs (tram, bus..) heurte ici notre réalité locale. Cela aurait l’effet inverse et pourrait inciter les salariés à prendre leur voiture pour aller au boulot.. ou à se garer en plein centre ville !

    Après la signature d’une pétition par les usagers, après maintes interventions, dont l’expression de plusieurs élus locaux, j’ai pu annoncer ce lundi aux utilisateurs de ce parking qu’une solution était en voie d’être trouvée.

    Jeudi 26 mai lors d’une réunion de Saint Etienne Métropole, la voie du dialogue et de l’écoute a heureusement prévalue. Il a pu être décidé que le plan métropolitain en faveur des transports collectifs serait adapté aux réalités locales.

    Ainsi les communes qui, notamment en raison d’une desserte insuffisante de leur gare par les transports en commun, souhaiteront conserver un libre accès au parking, le pourront. C’est particulièrement le cas de Rive de Gier. Chacun sait que de nombreux usagers de cette gare viennent des villages voisins, impossibles à desservir suffisamment en transports en commun. Les conditions du maintien de la gratuité de l’accès au parking sncf de Rive de Gier sont maintenant réunies.

    Il reste à veiller à ce que le soit bien et je m’engage en ce sens.

    Au-delà de cette difficulté, dont je peine à comprendre pourquoi le maire de Rive de Gier, Vice Président de Saint Etienne Métropole, n’a pas su la résoudre plus tôt, au-delà donc de cette affaire qui semble désormais derrière nous, je souhaite ouvrir la réflexion sur le développement de notre gare.

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    J’ai déjà eu l’occasion de proposer d’étudier le moyen de renforcer une présence humaine sur ce site.

    Des craintes quant à la tranquillité publique s’expriment et des dégradations récurrentes sont observées sur les installations ouvertes à tous les vents.

    Ne pourrait-on pas implanter une activité de services ? Pourquoi ne pas imaginer un « marchand de journaux » qui puisse, au-delà d’une activité privée, délivrer des services d’intérêt général ? L’idée serait d’étudier la possibilité d’un emploi mixte, privé et aussi si nécessaire, complété par une aide par les différents acteurs publics (SNCF, Région, SEM, RFF, Ville..) concernés par ce lieu.

    Enfin je fais mienne la proposition développée lors de l’élection cantonale par mon ami Jean POINT de l’ouverture d’une halte ferroviaire à La Grand Croix. Celle-ci permettrait aux usagers de la « moyenne vallée du gier » d’accéder au train avec plus de proximité.

    Beaucoup reste à faire pour développer notre vallée !

     

    Vincent BONY

    Conseiller municipal de Rive de Gier

  • LES ELUS DE GAUCHE SOLIDAIRES DE LA FAMILLE HABLAEV..

    Lors du Conseil Municipal de Rive de Gier ce jeudi 26 Mai 2011, Caroline BENOUMELAZ, a présenté un vœu de soutien à la famille Hablaev, au nom des deux groupes d'opposition, "la Gauche Citoyenne et Ecologiste" et "Nouvelle Gauche".

    Cette initiative fait suite au rassemblement citoyen organisé devant l'école Chipier que fréquente les enfants de cette famille réfugiée depuis 6 ans dans notre pays. La photo parue dans le Progrès atteste de cette mobilisation.

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    Le voeu a été adopté par les 7 élus d'opposition de gauche: Jean Point, Caroline Benoumelaz, Vincent Bony, Martine Cortinovis, Eliane Masson, Vincent Royon, Jean Louis Valente et aussi par trois élus de la majorité: Marielle Molero, Cédric Varennes et Djamel Nadour. Le maire, quant à lui, a snobé ce vote, laissant entendre que son action était bien plus efficace... (comme chacun le constate sur ce dossier).  C'est donc par 10 voix pour que ce voeu a été adopté. C'est une bonne nouvelle pour cette famille attachante et tous ceux qui l'entourent de solidarité avec le réseau RESF, la FCPE et les associations de notre commune. Déjà plus de 500 pétitions ont été signées et vont être transmises au Préfet, ainsi que la promesse d'embauche que possède M Hablaev.

     

    "Le Conseil Municipal de Rive de Gier réuni le jeudi 26 mai 2011 a pris connaissance de la situation de M et Mme Hablaev et de leurs enfants, résidant sur notre commune. Cette famille, en 2005, a du fuir son pays, la Tchétchénie, où elle était victime de violences, avec leur premier enfant Amina. La famille Hablaev a trouvé refuge en France, et Rayana et Amir sont nés dans notre pays.

    Les trois enfants sont scolarisés régulièrement dans notre commune : Amina à l’école élémentaire Prugnat, Rayana et Amir à l’école maternelle Chipier.

    La famille a fait une demande d’asile politique afin de bénéficier de la protection accordée par la Convention de Genève à ceux qui sont persécutés dans leur pays d’origine. Cette démarche prend du temps et ne les met pas à l’abri d’une expulsion policière.

    Les enfants sont perturbés par la situation : ils ne peuvent pas apprendre, ni vivre leur vie d’enfants dans la peur constante du renvoi vers un pays où leurs parents risquent leur vie.

    Conscients que ces enfants sont aussi ripageriens que leurs camarades de classe, le Conseil municipal de Rive de Gier souhaite appeler l’attention des autorités préfectorales pour qu’une approche humaine permette de trouver une solution positive à la situation administrative de cette famille autour de qui s’est formée une chaîne de solidarité citoyenne.

    Ce vœu sera transmis à M le Préfet."

    Vincent BONY

    conseiller municipal de Rive de Gier

  • A PROPOS DU DEVELOPPEMENT DE L'ENTREPRISE INDUSTEEL (Chez Marrel)

    Jeudi 26 Mai le conseil Municipal de Rive de Gier avait à son ordre du jour une délibération concernant l’augmentation des capacités de production de l’entreprise de Châteauneuf, que tout le monde connait du nom de son fondateur « Marrel » et qui appartient aujourd’hui à Industeel-France, filiale du géant mondial de l’acier Arcelor-Mitall. Un dossier intéressant mais que la majorité voulait expédier « comme une lettre à la poste » (du temps ou La Poste était un service public de qualité…). Pourtant de nombreuses questions nous sont apparues légitimes à poser, n’en déplaise à M le Maire, qui sur ce dossier avance des chiffres totalement fantaisistes, par pur effet d’annonce.

    Mais voici donc le texte qui nous avait été remis 5 jours avant le Conseil municipal. Et je retranscris ensuite l’intervention que j’ai prononcé.


    Rapport n° 11-05-03 : Avis sur enquête publique

    Rapporteur : J.L. ROUSSET

    « La société INDUSTEEL France demande l'autorisation d'augmenter sa capacité de production d'acier sur l'usine de Châteauneuf, pour atteindre 125 000 tonnes d'acier liquide par an. Le dossier est soumis à enquête publique du 16 mai 2011 au 20 juin 2011 inclus.

    L'un des principaux enjeux environnementaux liés à l'activité est relatif à ses rejets atmosphériques et notamment ses rejets en poussières et métaux. L'exploitant s'engage à mettre en place un deuxième ventilateur au niveau de la captation des poussières du four électrique, celui-ci devant permettre de capter 25,00 % d'émissions diffuses supplémentaires, l'efficacité globale de captation des poussières devrait passer de 94,90 % à 96,30 %.

    Considérant cette disposition, il est proposé au conseil municipal d'émettre un avis favorable à ce dossier.

    L'usine est située rive droite du Gier sur la commune de Châteauneuf, les axes de circulations sont rive gauche sur la commune de Rive de Gier, le franchissement du Gier passe par un pont commun aux deux communes, sur ce sujet une concertation sera engagée. »

     

     

    Intervention de Vincent Bony pour le groupe Gauche Citoyenne et Ecologiste

    « En tout premier lieu nous voulons souligner que le projet de développement des capacités de production de cette entreprise est une bonne nouvelle.

    C’est sans doute une certaine reconnaissance de la qualité du travail qui y est réalisé et du potentiel de ce site.  Peu d’unités de ce géant de l’acier sont ainsi développés.

     

    Cependant la délibération que vous soumettez à notre discussion pose plusieurs questions.

     

    Il est demandé aux membres du Conseil Municipal de donner un avis favorable sur un sujet important. Les quelques 12 lignes de ce rapport ne peuvent pas rendre compte de la complexité de ce dossier.

     

    Aussi nous avons rencontrés les représentants des salariés de « chez Marrel » pour parfaire notre information. Et nous sommes également entrés en dialogue avec la direction de l’entreprise.

    Ce projet comprendrait un investissement de 28 millions d’€.

    Notre intervention s’appuie donc sur ces échanges.

     

    En 2011, chacun a en tête la nécessité d’un développement industriel intégrant non seulement le respect de l’environnement, mais aussi la dimension sociale.

    De ce point de vue, il est à remarquer que le développement des capacités de production de cette société s’inscrit dans une période marquée par une disette salariale. portail2010.jpgRappelons-le, l’an dernier, les salariés ont exercé leur droit de grève une semaine ! Et en 2011 les Négociations Annuelles Obligatoires se sont soldées par une progression des salaires inférieure à l’inflation..

    En tant que collectivité locale, nous avons la responsabilité de nous préoccuper de la situation des salariés de l’entreprise à laquelle nous avons à délivrer un avis, une autorisation, pour laquelle nous consentons des investissements qui lui sont indispensables.

     

    Dans la présentation qui nous est faite du dossier ce soir, nous n’avons pas d’informations sur ce volet-là.

    En ce qui nous concerne, nous sommes très attachés à ce que le développement économique intègre le développement de l’emploi de qualité et de la qualité de l’emploi.

    Un plan d’embauche semble être prévu par l’entreprise sans qu’il nous ait été présenté. Il est évoqué oralement un engagement sur une centaine de CDI. Cette annonce, si elle se concrétisait, serait la bienvenue dans le contexte sinistré d’une vallée du Gier, subissant la double peine de la fermeture de grands sites industriels et de la politique du pouvoir en place.

    Nous aimerions savoir ce que recouvre exactement le plan de créations d’emplois évoqué.

    S’agit-il de créations nettes ou y intégre-t-on le remplacement des départs à la retraite ?

    Nous aimerions également savoir quelles sont les orientations de l’entreprise concernant l’emploi intérimaire. Un plan de pérennisation des emplois temporaires et précaires ne serait-il pas nécessaire ? Ces questions se posent et nous les posons.

     

    Concernant le volet environnemental du dossier, nous aimerions en savoir plus que ce qui nous est présenté dans cette trop succincte délibération.

    L’effort réalisé par la société pour mettre en œuvre un deuxième ventilateur pour capter les poussières au niveau du four électrique va dans le bon sens.

    L’amélioration attendue de la performance de captation des poussières passant de 94,90 % à 96,30 % est une bonne chose. Mais il n’empêche que cet objectif est encore loin des 98% souhaités dans les recommandations européennes les plus récentes.

    Il s’avère là aussi que toutes les informations ne nous sont pas, ici, données. Pourtant une étude de l’AMPASEL, la structure de mesure de la qualité de l’air de Saint Etienne Métropole indique que Rive de Gier est l’une des communes de la Loire subissant la plus forte pollution du département.

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    Certes, la production d’acier entraine des pollutions inévitables.

    Mais éviter que ces pollutions ne remettent en cause la santé des salariés et celles des riverains, est possible.

    Cette exigence s’impose comme une priorité de santé publique à l’ensemble des acteurs, publics comme privés.

    C’est une condition de l’acceptabilité sociale du développement industriel moderne.

     

    Un autre point reste à soulever dans ce dossier.

    Augmenter la capacité de production, c’est augmenter le flux entrant et sortant de marchandises. 

    En une demi-ligne sibylline vous évoquez dans votre rapport la problématique des infrastructures, la limitant à la seule question du pont des aciéries.

    D’après nos interlocuteurs, 34% d’augmentation de la capacité de production, c’est 34% d’augmentation du nombre de camions desservant le site industriel. Aujourd’hui le pont des aciéries est restreint à une seule voie pour empêcher que deux poids lourds ne s’y croisent. Il risquerait de ne pas résister à une double charge. Nous souhaiterions connaitre la nature de la concertation que vous évoquez au sujet de ce pont. En discutez-vous avec la direction de l’entreprise ?

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    Nous pensons que le développement du fret sncf devrait être une piste à creuser pour soulager les routes. Là aussi l’avis des collectivités locales a toute sa place et son importance. Or chacun constate que ces dernières années ont vu un fort recul de l’activité du fret ferroviaire dans notre pays.

     

    Au vu de l’ensemble des questions soulevées par cette délibération, nous pensons que l’enquête publique doit pouvoir jouer tout son rôle.

     

    Nous proposons de déployer des moyens d’informations spécifiques pour inviter à participer à cette enquête publique les riverains qui par le passé ont exprimé des craintes devant la couleur des fumées s’échappant de ce site encaissé au fond de notre vallée.

     

    Nous proposons que le Conseil Municipal s’adresse officiellement aux représentants élus des salariés afin de solliciter leur avis.

     

    Nous proposons que le Conseil Municipal s’adresse également à la direction de l’entreprise avec une série de questions, notamment celles que nous venons d’évoquer sur le social et l’environnemental.

     

    L’objectif que nous nous proposons d’atteindre est celui d’un développement de l’activité industrielle qui prenne en considération l’ensemble des facteurs : économique, social et environnemental.

    Ce sont les trois piliers du développement durable.

     

    Les dates de l’enquête publique permettent de ne pas statuer aujourd’hui sur l’avis de notre commune. Nous suggérons de prendre le temps de cette concertation pour rendre un avis plus construit. Notre Conseil Municipal est convoqué le 17 juin à propos des élections sénatoriales, il pourrait se prolonger par la conclusion de notre débat sur ce dossier industriel. »

     

    Dans le débat qui s’est ouvert, le maire Jean Claude Charvin a annoncé avoir rencontré à trois reprises la direction de l’entreprise. Il a annoncé la création de 120 à 200 emplois, chiffre fantaisiste malgré tout repris sans précaution par Le Progrès du 27 mai en « Une » du quotidien.. Jean Claude Charvin a dénigré notre intervention concernant la dimension sociale, puisque pour lui « Cela ne nous concerne pas, nous n’avons pas de conditions à mettre à une entreprise privée.»

    Pas un mot, pas une remarque sur le nombre accru de camions dans la ville, sur l’hypothèse que nous avançons de développer le service du transport ferroviaire. C’est donc un vote « pour » que la majorité municipale a émis, signifiant un laisser-faire à l’entreprise dans la philosophie libérale que porte la droite.

    En revanche j’ai pu indiquer que notre groupe voterait « pour » tout en soumettant nos remarques et réflexions directement à l’enquêteur public, à  la direction de l’entreprise, aux salariés et à leurs représentants. Nous informerons aussi les riverains du site industriel.

     

    Vincent Bony

    Conseiller municipal de Rive de Gier

  • LE JOLI MOIS DE MAI.. Chroniques irrégulières (IV)

    Les jardins souffrent de ce beau mois de mai sans pluie aucune. Malgré ce beau temps, les enfants ne sont pas forcément à la fête pour jouer dehors. Dans notre ville, les jardins publics sont eux aussi rares que les gouttes de pluie de ce printemps 2011. Et ce ne sont pas les projets de l’actuelle municipalité qui vont améliorer les choses. Le centre-ville est de ce point de vue caricatural, avec un jardin « des plantes » faméliques, des jeux -pourtant récemment implantés- peu adaptés à la diversité des âges. Et puis.. « il y a des rats, je ne veux plus y emmener mes enfants » me confiait une mère de famille ces derniers jours. Mais aller où ?

    J’ai parlé des projets de l’actuelle municipalité. Ils ont été pour une part au centre du Conseil Municipal de fin avril. Notamment sur le secteur du Mouillon ou les habitants se sont invités pour faire entendre leur point de vue. Ils avaient appris à l’automne dernier l’existence de projets de construction d’un immeuble et d’un lotissement. Sur leur insistance, ces projets leur ont été présentés. Ce qui a contribué à élargir encore la mobilisation des riverains. Au cœur de leur engagement se trouve l’absence de concertation dont fait preuve la municipalité. Au comble de sa mauvaise foi, le maire en séance publique du Conseil a tenté de renverser les rôles en disant qu’il ne ferait rien contre l’avis des habitants.. Pourtant ce sont bien eux qui ont fait reculer pour l’instant, les projets inadaptés prévus par la mairie. Projets d’urbanisme où la question de l’espace public est totalement absente. Il était ainsi prévu dans un quartier déjà saturé de circulation d’implanter une trentaine de logements supplémentaires sans prévoir ces encombrements nouveaux, sans se poser la question de lieux de rencontres..

    C’est exactement le même reproche, la même critique que je formule depuis le départ à l’encontre du projet de « La Marianne II ». Confirmé grâce à l’appui d’un Préfet sarkozyste qui ne daigne pas répondre à la lettre que je lui ai adressée en juillet dernier, ce projet a certes été modifié, mais dans le mauvais sens ! C'est-à-dire que pour respecter le critère de densité imposé par le SCOT, il y a été rajouté non pas un peu d’habitat collectif mais un resserrement des cases pour passer de 204 à 229 villas individuelles ! La même mauvaise foi pousse la municipalité à estimer que cela fera bien de la mixité sociale avec le quartier du Grand Pont dont on ne voit pas cependant le lien direct avec La Marianne. D’autant qu’au Grand Pont on détruit du logement social dans de grandes proportions. Quant aux espaces verts, aux plaines de jeux, le maire semble ignorer ce que cela signifie. Il n’y en a point. Au total plus de 450 villas seront concentrées sur ces hauteurs de Rive de Gier, sans aucun équipement collectif, sans services, sans commerces, sans lieux de vie collectifs. Je maintiens l’image du quartier dortoir, de l’aspirateur à voitures que cherche à toutes forces de créer Jean Claude Charvin. Pour moi, une autre ville est possible, qui n’empilerait pas les voitures sur les habitants, qui penserait la Cité comme un bien commun et non comme une série de lots à vendre à des promoteurs plus ou moins amis..

    En ce printemps aux couleurs sécheresse, nous avons aussi appris par l’adjoint chargé des finances que les Ripagériens vivaient avec des services municipaux « haut de gamme ». Cela aurait pu être un compliment pour la qualité du travail des agents municipaux, mais ça ne l’était pas. Sec comme un coup de trique, il s’agissait d’un coup sur les doigts des ripagériens : après la fermeture de l’accueil du service des eaux en raison d’un arrêt maladie non remplacé, l’élu aux finances (chef d’entreprise de profession) annonçait réfléchir à la fermeture de tous les services municipaux de la commune quinze jours en aout. La continuité du service public semble être une notion inconnue de cet adjoint pourtant aussi chargé de l’Etat Civil.. Dans la bouche de M Gourbière, « Haut de gamme », cela voulait dire « au dessus de vos moyens », miséreux Ripagériens !

    Lors d’un Conseil Municipal cet élu avait cru intelligent de demander à Jean Point s’il habitait la ville. Jean décrivait avec pertinence les plaies causées dans la ville par la politique de la majorité actuelle et M Gourbière mis en difficulté cherchait à se dégager en l’interrogeant faussement « mais dans quelle ville habitez-vous ? ». J’avais alors demandé à l’élu UMP de  bien vouloir répondre sur le fond aux questions de l’opposition et de bien vouloir nous préciser à son tour dans quelle ville il pensait habiter. Je fus surpris de sa réponse, puisqu’il m’invitait à venir chez lui, un soir, m’indiquant la rue de sa demeure.. Peut-être me faudra-t-il aller lui expliquer à domicile le sens de la continuité du service public ? En tout cas sa dernière sortie dans la presse locale contre les associations qui ne respecteraient pas le travail des agents d’entretien, et qui se complairaient dans « l’assistanat» fait frémir. Cette volonté manifeste de dénigrer des bénévoles associatifs – lesquels ? on ne sait pas !- pour les faire apparaitre comme les responsables de la grave crise des finances de notre commune est odieuse. En tout cas j’y vois la cohérence de « pensée » avec le gouvernement sarkozyste dont un ministre s’attaquait aux bénéficiaires du RSA, évoquant là un « assistanat », véritable « cancer de la société »..

     La droite est-elle aussi mal en point pour chercher à diviser de la sorte les français entre eux ? Craint-elle à ce point une sanction d’ampleur lors des prochains scrutins de 2012? Il est vrai que ce printemps apporte quelques bonnes nouvelles avec la mobilisation des jeunes générations espagnoles, qui à Madrid et ailleurs préfèrent éteindre la télévision et venir écouter et prendre la parole place del Sol. Un autre monde est à bâtir, il émerge déjà ! C’est à l’accouchement de cette société nouvelle que partout on peut travailler. Le voyage de solidarité que j’ai effectué en avril en Israël et Palestine (voir le blog sur lequel j’en rends compte) m’a convaincu de l’interaction qui relie les pays et les peuples entre eux. Mes interlocuteurs sur place m’ont tous fait part de leur espoir devant le vent des révolutions et des mouvements populaires porteurs de démocratie, de justice et de progrès social, qui depuis la Tunisie en janvier dernier, souffle sur tout le bassin méditerranéen. Je me disais que Rive de Gier est bien placé de par l’origine d’une forte proportion de ses enfants pour tisser ces liens de développement d’un monde plus ouvert, plus créatif, échappant aux mâchoires resserrées de la finance internationale et de ses institutions oppressantes. De la Grèce à l’Egypte, du Portugal à la Tunisie, de l’Espagne à la Palestine, c’est bien de « démocratie réelle » et du refus de la précarité que se nourrissent les « indignés ». Stéphane Hessel et quelques autres Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui, nous y ont invités lors du rassemblement au plateau des Glières, dimanche 15 mai ou nous étions avec quelques dizaines d’amis ripagériens. « Résister, c’est créer. Créer, c’est résister.» avait lancée Lucie Aubrac en 2004 aux jeunes générations.  Créer un front du progrès, un front de gauche en 2012, c’est aussi une tâche importante qui m’a occupé ces dernières semaines. L’élection présidentielle et les élections législatives seront pour moi l’occasion de confronter au débat citoyen ces convictions profondes. Et si j’en juge par le souhait de mes camarades, ma candidature aux élections législatives pourrait bien être proposée.

    En ce joli mois de mai, une conviction s’est enracinée en moi : « le vieux monde est derrière nous !»

     

    Vincent BONY

    Conseiller municipal de Rive de Gier