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  • TOUJOURS MOINS POUR LE SOCIAL A RIVE DE GIER EN 2012..

    Le budget 2012 du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) a été adopté le mardi 13 décembre 2011.

    Il est encore en baisse de 2,78% sur 2011, après un recul de 11,5% entre 2010 et 2011.

    J’ai voté contre regrettant ce nouveau coup porté à la solidarité effective de la part de la municipalité.

     

    Pour 2012, un trompe l’œil fait apparaitre une hausse de + 16 742 €, qui appelle un regard attentif. En effet le budget total se monte à 729 700€ pour 2012, contre 712 958 € budgétés en 2011. Mais il faut noter qu’en 2012, une progression de la dotation de l’Etat pour le Dispositif de Réussite Educative (DRE) - qui est techniquement abrité par le CCAS- est quantifiée à + 36 604€ sur l’exercice précèdent (100 000 € en 2012 contre 63 396 € en 2011).

    Le budget du CCAS, hors DRE, baisse donc de 649 562 € en 2011 à 629 700€ en 2012, soit -2,78% ( -5,05 % en tenant compte de l’inflation 2011).

     

    Sortir le DRE du compte du CCAS, nécessite d’expliciter brièvement ce qu’il représente.

    Le DRE est un dispositif national décliné par commune. Il n’est pas inintéressant puisqu’il permet de financer des actions ciblées, individualisées, pour un accompagnement des élèves vivant des difficultés de divers ordres (santé, familial, mobilité, apprentissages..) troublant leur scolarité.

    Néanmoins il se substitue en partie au dispositif de l’Education Nationale baptisé Rased, Réseau d’Aide Spécialisé aux Elèves en Difficulté, bien plus performant sur les apprentissages.

    Or le Rased est victime des suppressions d’emplois sarkozystes : en deux ans seulement, sur la circonscription scolaire de Rive de Gier qui comprend 35 écoles, le nombre de professionnels du RASED est passé de 7 à 3. Et nombre de demandes d’aides formulées par les enseignants pour leurs élèves ne sont plus satisfaites..

     

    Le budget propre du CCAS de Rive de Gier est en baisse en 2012, tandis que les inégalités sociales se creusent encore.

    Tous les rapports successifs (Insee, secours catholique, restos du cœur..) montrent l’accroissement de la pauvreté. Et les perspectives pour 2012 sont sombres avec le retour du chômage partiel, de la destruction d’emplois publics et privés..

    Rive de Gier, hélas, ne fait pas le choix de la solidarité pour permettre à chacun de résister.

     

    Côté dépenses, aucune mesure nouvelle n’est prévue.

    Les actions d’éducation à la santé et à la gestion du budget alimentation chutent de 50% entre le prévisionnel 2011 et celui de 2012.

    Le seul développement budgétaire intéressant est celui du budget consacré aux bons taxis seniors, cette aide à la mobilité qui sous condition de ressources permet aux personnes âgées de bénéficier de réduction pour disposer d’un taxi. Preuve d’un besoin important cette hausse de 24 à 28 000€ ne suffira pas à répondre à la demande. Il faudrait permettre à la catégorie dépassant le plafond de ressources à en bénéficier aussi, en lissant mieux l’avantage pour chacun en fonction de ses ressources. Et je rappelle que cette aide à la mobilité a été fortement réduite en 2011, soit entre 100 et 240 € de moins par personne et par an !

    La progressivité de l’aide sociale, en fonction de la situation de chacun, devrait aussi s’appliquer au « repas de fin d’année » : aujourd’hui ce « banquet des anciens » est un rendez-vous installé début décembre. Mais est-il juste d’offrir à tous, sans distinctions de ressources, un repas dansant dont le cout prévisionnel bondit en un an de 8 à 18 000€, alors que le maire a supprimé le colis de Noel aux personnes âgées isolées, destinataires du portage des repas ?

    Les secours d’urgences se voient dotés d’un budget toujours faible de 13 010€ en progression certes sur 2011 (10 000 €). Les dons exceptionnels accordés par le comité consultatif s’ajustent à la réalité, progressant de 5 714 € prévus en 2011 à 10 100 € en 2012 : ils avaient été calculés très en dessous des besoins l’an dernier. Mais les bons d’achats pour les personnes âgées baissent d’un tiers en un an de 3 000€ à  2 000€.

     

    La masse salariale baisse de 13 800 € en un an, du fait de remplacement de salariés partant à la retraite par de jeunes professionnels ne bénéficiant évidemment pas de la même ancienneté. Mais aussi par la baisse des crédits dédiés aux moyens  de remplacements. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les agents qui ne verront pas le travail se faire lors de leurs éventuels congés maladie, ni pour les usagers qui ne seront pas accueillis dans cette hypothèse.

     

    Côté ressources, seules les recettes liées aux concessions du cimetière sont à la hausse !

    Ce sont 3 800€ supplémentaires provenant directement des poches des familles ripagériennes qui sont prévus sur ce poste. Le service du portage des repas est en recul dans notre commune et les recettes escomptées baissent de 12,67% de 126 212 € à 110 00€.  La subvention du Conseil Général demeure au même chiffre: 54 000€, soit une baisse -en tenant compte de l’inflation 2011 calculée à 2,1% - de moins 1 134€. Idem pour la subvention de la Ville de Rive de Gier principal financeur, qui demeure à 450 000 € soit une baisse de pouvoir d’achat donné au CCAS de 9 450€ en un an.

     

    Au-delà des chiffres, le sens qui se dégage de la politique de Jean Claude Charvin, absent d’ailleurs lors de ce Conseil d’Administration pourtant fixé d’après son agenda, est celui de l’indifférence à la crise que connaissent les ripagériens.

    J’avais déjà dénoncé l’abandon de la démarche d’analyses des besoins sociaux qui n’a plus été faite depuis 1996 dans notre ville, alors que c’est une obligation annuelle légale. On ne prend pas en compte les nouveaux contours des inégalités sociales. Familles mono parentales, souffrances psychiques, précarité énergétique, abus de faiblesses de la part d’opérateurs téléphoniques ou de fournisseurs d’énergie, crédits consommation au taux d’usure..

    Le rapport du Comité national d’évaluation du RSA démontre que moins d’un tiers des bénéficiaires potentiels du Revenu de Solidarité Active – Activité, en font la demande. Et de pointer la nécessité d’une « campagne vigoureuse d’information », précisant encore : « Le non recours à un dispositif peut en principe résulter de nombreux facteurs: certaines personnes peuvent ignorer l’existence du dispositif, ou ne pas penser (à tort) qu’elles puissent y être éligibles ; elles peuvent trouver les démarches trop complexes (ou croire qu’elles le sont), et estimer que le gain de revenu qu’elles peuvent en attendre est trop faible au regard de ces démarches ; elles peuvent refuser les contraintes liées à l’obligation de déclarer ses ressources, et craindre des complications en cas d’erreurs dans cette déclaration ; elles peuvent également craindre les contrôles, ou refuser de demander le rSa car elles ne se reconnaissent pas dans les étiquettes qui y sont parfois associées (« minimum social » ou « travailleur pauvre »). »

     

    Est ainsi confirmée par une instance au-dessus de tout clivage partisan, le besoin d’aller au-devant des attentes sociales afin de mettre en œuvre les droits des personnes.

    A l’échelle de la commune, ce doit être le rôle du CCAS, en liaison avec les acteurs associatifs et institutionnels. Je persiste à penser efficace pour le développement de notre ville la mise en place d’une politique sociale moderne. Il ne s’agit pas de distribuer gratuitement de l’argent à quiconque, mais de mobiliser les dispositifs permettant à chacun d’exercer ses droits. Ne demande-t-on pas à chaque citoyen de se conformer à ses « devoirs », quitte à les lui rappeler via les instances éducatives, policières, judiciaires et fiscales ?

    J’ai souhaité - sans être entendu - l’impulsion d’une démarche de promotion des droits des femmes, dont le taux de chômage est nettement supérieur à la moyenne de la même strate dans notre ville.

    J’ai proposé - en vain- qu’une approche active de la problématique de la santé mentale se mette en place, à l’instar de ce qui se fait depuis plus de dix ans à Givors ou plus récemment par la municipalité de gauche à Saint Etienne. La méconnaissance et donc la négation de ces maladies handicape en vérité toute la société.

    La solidarité, c’est le contraire de la charité. Comme disait Victor Hugo aux députés de droite : « Vous voulez la misère secourue, moi, je la veux supprimée.» C’est possible et nécessaire.

    Une politique sociale moderne viserait à développer les capacités d’autonomie de chaque personne pour dynamiser le développement de toute la ville.

     

    Vincent BONY

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier

  • LES LUMIERES DE LA SOLIDARITE

    Rendez-vous jeudi 8 dècembre, rue Claude Drivon, devant la maison des hommes de pierre.

    Dès 18h le PCF organise un moment de convivialité: marrons grillés, vin chaud, ambiance musicale..

    Les fonds récoltés permettront au Secours Populaire d'améliorer les colis de Noël.

    A Jeudi !

     

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