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  • INVITATION, LUNDI 10 DECEMBRE

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  • 11 NOVEMBRE ET 19 MARS

    Le monument aux morts place Gal Valluy.JPGDimanche 11 novembre, nous commémorerons à Rive de Gier comme dans toutes les communes de France la fin de la « grande guerre », celle de 1914-1918. Le calendrier officiel des commémorations est fixé soit par la loi, soit par décision du gouvernement. Des dispositions viennent d’être prises ou confirmées, que j’évoque ci-dessous.

     

    C’est le 11 novembre 1918 que fut signée l’armistice et qu’intervint à 11h le « cessez-le –feu »  après quatre années et demi d’un conflit total, détruisant les sociétés française, allemande, russe, austro-hongroise, belge, italienne, ottomane.. Ces chiffres donnent l’étendue de l’aberration humaine : 9,7 millions de morts pour les militaires, 8,8 millions de morts pour les civils, avec aussi 20 millions de personnes blessées.

    Commémorer chaque année la fin de ce conflit est pour moi toujours aussi nécessaire quand bien même il ne reste plus aujourd’hui de survivant. Il s’agit de transmettre aux nouvelles générations le souvenir du sacrifice qui fut imposé aux peuples et d’ouvrir les jeunes consciences à la « possibilité de l’inhumain ». L’origine de cette guerre se trouve, rappelons-le,  dans la recherche effrénée de débouchés économiques des puissances impérialistes européennes.

    J’avoue que je ne comprends pas la décision nationale qui consiste à commémorer le 11 novembre "l'ensemble des soldats morts pour la France". C'est là confondre des évènements historiques totalement différents entre eux, notamment coloniaux. Nicolas Sarkozy avait pris cette décision, mais François Hollande vient de la confirmer. C’est une erreur grave. Hélàs elle devrait s'aggraver en 2014, avec la volonté affichée du nouveau Président de commémorer le centenaire de 1914 en même temps que le 70 éme anniversaire de la libération en 1944. On ne peut pas confondre ces deux conflits. On ne peut pas confondre la libération de la France, puis des camps de la mort nazis avec la fin des combats de 14-18. Ce n’est pas le même régime allemand, ce ne sont pas des conflits de même nature qui se sont succédés. Et l’horreur de chacune de ces deux guerres « mondiales » a hélas sa propre spécificité. 1939-1945, ce n’est pas la répétition de 1914-1918. Je souhaite que soit reprise cette réflexion, à l’instar de nombreux historiens ou personnalités politiques.


    Une loi vient d’être votée à propos de la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie.

    Le Président Chirac avait fait adopter en 2003 la date du 5 décembre pour rendre hommage aux victimes de cette guerre. Mais le 5 décembre ne correspond à aucun évènement de la guerre d’Algérie. Et la date qui correspond le mieux est là aussi la date du « cessez-le-feu », le 19 mars 1962. Certes un nombre hélas important de victimes est à déplorer au-delà du cessez-le feu officiel. Mais c’est bien à partir de la mise en œuvre des accords d’Evian signés le 18 mars 1962, que la guerre d’Algérie a pris fin.

    La loi adoptée par la gauche sénatoriale institue donc enfin le 19 mars comme « journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ». C’était d’ailleurs une revendication largement portée par la FNACA, la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie.

     

    Vincent BONY

    Conseiller municipal de Rive de Gier