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  • A LA PETITE SEMAINE..

    La réforme des rythmes scolaires doit se mettre en place à la rentrée de septembre 2014.

    Cette réforme, on en parle depuis plus de deux ans. Elle suscite un débat, pose de vraies questions, mais s’attaque à un véritable enjeu, celui d’adapter les temps scolaires au rythme de l’enfant.

    J’ai participé aux manifestations des syndicats enseignants demandant de la concertation et des moyens adaptés pour réussir ce changement, car en l’état actuel on peut craindre l’accroissement des inégalités entre communes. Ces mobilisations ont permis d’obtenir la création d’un fond de soutien financier pour les mairies, fond provisoire mais qui vient d’être allongé d’une année supplémentaire. De même, un décret vient d’assouplir l’organisation horaire. C’est la preuve que l’implication dans ce dossier permet de le faire évoluer, même s’il reste beaucoup à faire au plan national sur ce chantier.

    Dans le cadre de la campagne des élections municipales, nous avons construit avec mon équipe, une position offensive. Notre proposition, toujours d’actualité, vise à garantir la gratuité et la qualité des activités nouvelles qu’appellent cette réforme. Pour cela, la plus grande implication des élus municipaux est indispensable pour bâtir, dans la concertation, le meilleur accueil possible pour les élèves. De même avec mes co-listiers nous avons pris l’engagement de nous battre pour que les moyens financiers de l’Etat soient à la hauteur des besoins, n’acceptant pas « un transfert de charges, sans transferts de moyens ».

     

    Or dès le départ, la majorité de droite a pris cette réforme uniquement sous l’angle des difficultés qu’elle soulève. A aucun moment la municipalité Charvin n’a fait preuve d’ambition éducative, d’ambition de réussite pour les élèves. Aujourd’hui, après avoir pris l’engagement électoral de « Mettre en place la réforme des rythmes scolaires dans la concertation avec des activités nouvelles, thématiques et de qualité », Jean Claude Charvin annonce refuser sa mise en œuvre ( Le Progrès du 26 mai).

    Cette sortie médiatique n’est qu’un rideau de fumée destiné à masquer le fiasco de leur impréparation : ce n’est pas le maire, mais le ministre de l’éducation nationale qui décide des heures de travail des enseignants. Quand Jean Claude Charvin dit refuser de mettre en place cette réforme, en fait il refuse simplement de mettre en place les activités pédagogiques nouvelles. Il ne protège pas les ripagériens, il accentue les difficultés.

    Qui va prévenir les parents d’élèves des nouveaux horaires ? Comment les familles vont-elles s’organiser ? Quelles répercussions pour les responsables associatifs, les structures socio-éducatives de la ville ? Tout ce « petit » monde va-t-il devoir faire face en septembre à des changements non prévus ?

     

    Il est tout à fait compréhensible qu’un responsable politique exprime son désaccord avec une réforme. C’est le débat public. Mais le maire est avant tout responsable de l’organisation de la collectivité locale. Il doit la protéger et non désorganiser la vie municipale.

    Les Conseils des écoles de Rive de Gier ou siège la municipalité et les autorités de l’Education Nationale ont validé un horaire de fin des cours à 15h45 à la rentrée de septembre. Et Jean Claude Charvin a décidé au Conseil Municipal du 22 mai de faire fonctionner le périscolaire de…16h30 à 18h. Et on ne sait rien de l’organisation périscolaire du mercredi, qui sera travaillé de 8h30 à 11h30.

    Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que la sortie médiatique de Jean Claude Charvin vise non pas à refuser cette réforme, mais à se poser en victime pour in fine, faire payer aux familles l’allongement du temps périscolaire, sans la moindre activité nouvelle.

    Ceux qui pensent se réjouir de l’annonce du maire se trompent. Ils n’en auront que des ennuis supplémentaires. La démagogie n’est pas la démocratie.

    Vincent Bony

    Conseiller municipal de Rive de Gier

  • LA VIE CONTINUE

    L’élection municipale est passée. Les résultats sont connus : la lame de fond nationale, la « vague bleue » n’a pas permis d’installer le changement nécessaire dans notre commune. Je le regrette, mais il est clair que les électeurs de gauche se sont largement abstenus, mécontents de la politique nationale. L’ironie du sort est que j’en fais également partie !

    Telle est la réalité, l’électeur a toujours le dernier mot, quel qu’il soit.

    Je suis très fier du travail entrepris avec toute l’équipe « Réinventons Rive de Gier ». La qualité de notre projet pour notre commune a été saluée au-delà de nos frontières municipales. Ce travail ne va pas se perdre. Il est une base solide pour les années qui viennent. Et puis avec 34% des exprimés et près de 1400 voix, nous sommes la force d’avenir pour Rive de Gier.

    D’ailleurs la mise en place du Conseil Municipal est poussive : 6 délibérations ont été retoquées par le contrôle de légalité de la Préfecture. Notre groupe « La Gauche Ripagérienne » a été évincé de la commission économie, au mépris des règles imposant la prise en compte de la représentativité de chaque groupe. La Préfecture est saisie de ce dossier.

    Mais surtout ce mandat démarre sans plan de mandat, sans projets clairement exposés.

    Je compte bien poursuivre mon travail au service des Ripagériens, avec la responsabilité nouvelle qui m’incombe, en tant que nouvel élu à Saint Etienne Métropole et Président du groupe d’opposition municipale.

    Un grand merci à toutes celles et ceux qui nous ont encouragé et accompagné dans la campagne.

    Un grand merci à toutes celles et ceux qui nous ont fait confiance le 23 mars dernier.

    La vie continue, en avant Rive de Gier !

    Vincent Bony