Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • ENGAGEONS-NOUS POUR DES SOLUTIONS CONTRE L'AUSTERITE

    Depuis plusieurs semaines on m’interroge à propos des prochaines "élections départementales".

    Ce scrutin a lieu les 22 et 29 mars 2015 et remplace les élections cantonales.

    Il s’agit toujours d’élire les responsables politiques du département. Le Conseil Général de la Loire - présidé par l’UMP Bernard Bonne - va devenir Conseil Départemental de la Loire.

    Le département a d’importantes compétences : l’action sociale (RSA, PCHandicap, APA, protection de l’enfance..) les collèges, la voirie départementale, le développement local.

    Comme les communes, le département a été créé lors de la révolution française. Il s’agit de conquêtes démocratiques.

    Elles sont aujourd’hui très directement menacées par la réforme territoriale du gouvernement Hollande/Valls. Cette réforme est totalement soutenue par la droite UMP et UDI.

    Au plan local M Bonne, M Perdriau, maire UMP de Saint Etienne et M Charvin maire et Conseiller Général rattaché à l’UMP, souhaitent vider les communes de leurs compétences propres et les transférer à Saint Etienne Métropole (SEM). Cette instance de coopération intercommunale très utile pour mener à bien des projets collectifs que chaque commune ne peut pas mener seule ( transports scolaires, zénith, contrats rivières, grandes zones d’aménagements économiques…) n’a par contre aucune utilité pour les compétences que savent très bien gérer directement les communes : l’assainissement par exemple a été transféré à SEM avec un service dégradé mais bien plus cher.. Mais voilà, les partisans du libéralisme économique qui siègent au gouvernement et dans « l’opposition » UMP/UDI sont d’accord pour progressivement remplacer le triptyque commune-département Etat, aménageant le territoire dans la démocratie par l’action égalitaire du service public par un autre triptyque : agglomérations – grandes régions (Rhône Alpes-Auvergne)- Union Européenne, jetant les territoires dans une mise en concurrence entre eux et par une gestion technocratisée de recours aux délégations de marchés.

     

    L’enjeu du vote des 22 et 29 mars est donc de protéger le service public municipal, de développer des politiques publiques départementales de solidarité et d’aménagement équilibré de tout le département. Il s’agit d’exiger un maintien de la démocratie locale. Ce sera un vote très politique, un vote pour ou contre cette réforme territoriale que partagent UMP et gouvernement.

    Pour la première fois, avec le nouveau mode de scrutin, l’élection aura lieu dans tous les cantons en même temps, tous les Français sont appelés à voter le même jour: la campagne électorale sera donc beaucoup plus politique, beaucoup plus nationale.

    Avec le Front de Gauche, nous voulons proposer une véritable alternative à cette austérité. Le problème ce n’est pas la dépense publique, c’est le chômage. Le problème ce n’est pas la démocratie locale, c’est l’insuffisance d’investissement public pour répondre aux besoins de développement économiques, sociaux, éducatifs, environnementaux des habitants.

    Je suis certain que l’histoire ne s’arrête pas à cette gauche du laisser-faire qui est au gouvernement. Je suis persuadé que notre peuple a les ressources pour imposer l’écriture d’autres choix politiques. Regardons la dynamique de Syriza en Grèce, celle d’Izquierda Unida et Podemos en Espagne, du Sinn Fein en Irlande. Oui en Europe, cela bouge dans le bon sens. En France le Front de Gauche a la volonté de conforter et d’amplifier ce mouvement d’espoir social. Le Parti de la Gauche Européenne auquel sont affiliés ces mouvements est présidé par le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent. C’est Pierre Laurent qui avait proposé en juin 2014 à Alexis Tsipras le nouveau 1er ministre grec, d’être le porte étendard de la campagne des européennes, qui a vu notre groupe de députés européens considérablement renforcé.

    Nous sommes dans un moment politique nouveau ! Alors, oui je vais mener campagne avec toutes celles et ceux qui souhaitent se rassembler pour une nouvelle politique dans notre canton, notre département et notre pays.

    Voilà ce que j’essaye de répondre à mes interlocuteurs. Mais à une place différente.

    Car dans le même temps je suis dans un moment personnel également nouveau.

    J’arrête la politique professionnelle. Je suis à la fois par la force des choses, à la fois par envie d’évoluer vers d’autres responsabilités, en phase de transition professionnelle.

    Jusqu’à présent j’étais salarié à mi-temps du PCF pour animer l’activité de la fédération de la Loire et à mi-temps assistant parlementaire de notre sénatrice. J’ai toujours exercé un travail de collaborateur d’élu, ou de permanent politique. C’est passionnant, divers et riche de rencontres humaines, de solidarités, de réflexions et d’ouverture au monde. Mais à la longue, il y a un risque d’usure, de manque de renouvellement. J’avais déjà indiqué il y a deux ans, remettre mon mandat de secrétaire départemental et mon souhait que la transition vers une nouvelle équipe se mette en place. Les mois ont passé.. Et puis des choix budgétaires ont dû être opérés sur les finances de la fédération. J’ai proposé de supprimer le poste que j’occupais, de bâtir une direction plus collective, sans permanent salarié. Et dans le même temps j’ai pris la décision de démissionner du mi-temps d’assistant parlementaire afin de pouvoir chercher un travail à temps plein. J’ai effectué cet automne un « bilan de compétences » riche d’enseignements. Je veux me tourner vers d’autres secteurs d’activité. J’ai la chance d’avoir constitué au fil des rencontres, au fil des engagements successifs qui sont les miens, un réseau de connaissances assez diversifié. J’ai la chance d’avoir d’ores et déjà refusé des offres d’emplois, notamment parce qu’elles m’auraient trop éloignées de Rive de Gier. Hors de question de remonter encore une fois à Paris !

    Convaincu que la vie politique mérite que le plus grand nombre puisse s’en mêler, je suis très heureux de soutenir à 100% les candidats que le Front de Gauche va présenter d’ici peu aux suffrages des électeurs du canton de Rive de Gier. C’est bien de promouvoir de nouvelles personnalités, d’assurer un renouvellement continuel. Nous ne manquons pas de talents dans nos rangs !

     

    Quant à moi, désormais, je vais me concentrer sur un seul engagement public, le plus beau d’entre tous, le mandat municipal. Parce que Rive de Gier est notre avenir commun.

    Vincent Bony, conseiller municipal de Rive de Gier