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  • EST-CE QUE CETTE MANDATURE SERA UTILE ?

    Point presse du groupe de gauche « Réinventons Rive de Gier »

    Vendredi 24 avril 2015

    La mandature 2014-2020 a démarré depuis un an.

    Notre attachement aux Ripagériens, à leur quotidien, à leurs aspirations n’a nullement faibli.

    Nous tenons pour notre part à exprimer tout notre attachement aux Ripagériens, à leur quotidien et à leurs aspirations. 

    Nous tenons à faire un premier bilan de notre engagement pour Rive de Gier,  concernant les urgences du présent comme les dossiers structurants de l’avenir de notre ville que nous aimons tant.

    Depuis un an nous travaillons sur tous les fronts : nous sommes présents au sein des commissions internes et délégations externes du Conseil Municipal, nous participons à toutes les commémorations officielles, nous répondons présents à toutes les invitations de la vie associative, nous exprimons un avis travaillé sur chaque dossier du Conseil municipal, nous formulons des propositions pour l’intérêt général, pour la défense des ripagériens et des services publics locaux, pour un nouveau développement de Rive de Gier.

    Nous sommes 100% mobilisés pour Rive de Gier et nous voulons encore accentuer cette mobilisation pour les Ripagériens et avec les ripagériens.

    L’avenir de notre ville n’est pas assuré.

    Nous constatons de la part de la majorité en place un manque d’ambition, d’engagement pour la Ville.

    Après une année pleine de fonctionnement, la municipalité de Jean Claude Charvin n’a toujours pas présenté de plan de mandat.

    Jeudi prochain le CM est convoqué pour 5 dossiers !! Est-ce bien la peine de retenir une secrétaire et les cadres (DGS, DST..) après 19h pour si peu de dossiers essentiellement techniques et qui peuvent être regroupés avec un prochain Conseil ? Nous nous interrogeons. Ce n’est pas la 1ere fois que l’on convoque le CM pour moins de 30 minutes de séance, et encore parce que nous intervenons sur les dossiers..

    Sur le fond, précisément, de nombreux dossiers structurant demeurent dans le flou : dans le contenu, le financement et dans le calendrier.

    Nous avons proposé que soit mis en place un « plan propreté » pour Rive de Gier. Le maire en a repris l’idée dans ses traditionnelles annonces de rentrée de septembre. Mais rien n’a été fait depuis ! Rien ne bouge !

    Nous avons proposé que le centre-ville bénéficie d’une action de rénovation en profondeur, d’une modernisation urbanistique forte. Le maire réduit la rénovation des rues commerçantes à peau de chagrin et échoue lamentablement dans son action sur l’ilot Notre Dame.

    Nous avons proposé que le devenir du site historique de la verrerie soit débattu largement avec les Ripagériens et que son réaménagement devienne un maillon fort reliant l’ensemble des quartiers de la roche, Emile Zola, de Couzon avec le centre- ville. Le maire évoque quant à lui « un petit Neuilly » avec du logement très haut standing… à côté d’un centre-ville et de quartiers laissés en déshérence..

    Nous avons dit le besoin de développer le parc de logements pour  répondre à l’ensemble des demandes et besoins  des Ripagériens : rénovation du logement social, dynamisation du parc privé, mixité intelligente.. La réponse du maire se limite à la casse du logement social avec son projet de détruire les logements de la Roche avant de s’attaquer au clos Durozeil ou à la Cite Sainte Barbe. Ceci est inacceptable.

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    77 logements sociaux de La roche promis à la démolition sans reconstruction, sans droits établis pour les locataires à un relogement équivalent.. Nous n'acceptons pas la "casse" du logement social.

    Nous avons proposé d’apporter un soutien à la vie associative, merveilleux et riche atout pour l’harmonie sociale, pour le bien être de chacun. Le maire décide unilatéralement de fermer le site de Fournary et de déloger sans propositions de relogements les activités associatives, sans aucun projet de rénovation d’un site exceptionnel pour les Ripagériens.

    Nous demandons une véritable information publique concernant le PPRM : Plan de Prévention des Risques Miniers. Les services de l’Etat ont communiqué au maire de Rive de Gier en octobre 2011 la carte des risques encourus à cause des anciens et nombreux puits de mine (document baptisé « porter à connaissance »). Ce PPRM, en cours de validation, impactera fortement les terrains des ripagériens : études obligatoires pour les terrains classés les plus favorablement, interdiction totale de construire ou d’agrandir de monter une cabane de jardin pour le classement le plus défavorable. Cette carte du PPRM n’est pas encore publié et opposable. Mais rien n’est fait par le maire pour informer du processus encours ni pour peser sur son contenu. Pourtant des terrains classés constructibles par la mairie de Rive de Gier ne pourraient plus l’être. Des terrains verraient leur valeur chuter, passant de constructibles en destination d’usages de loisirs. Nous appelons à la transparence du processus, à des réunions publiques d’informations. Nous invitons les Ripagériens à demander des informations et à participer à l’enquête publique en cours (registre de concertation en mairie). Nous formulerons des propositions précises sur ce sujet technique, mais aux conséquences vitales pour les habitants concernés.

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    Le Progrès a rendu compte de notre expression dans son édition du 29 avril.

    Nous souhaitons qu’un grand débat soit engagé publiquement pour réfléchir et décider du visage nouveau que va prendre Rive de Gier à l’horizon 2030. Cela se décide aujourd’hui. Nous souhaitons qu’en dehors du temps électoral, en dehors du prisme politique, les Ripagériens puissent participer à un grand échange sur la manière dont ils voient l’avenir de leur ville afin qu’ils en soient les bâtisseurs.

    Au-delà des choix d’urbanisme, nous demandons la mise en place des « Conseils Citoyens » prévus dans les textes régissant la politique de la ville en rappelant que notre commune bénéficie du classement de deux quartiers dits prioritaires : le centre-ville et le Grand Pont. Ces Conseils, autonomes,  prévus par la loi du 24 février 2014 doivent permettre aux habitants de participer directement à l’orientation des projets de la politique de la ville (composition : représentants des associations et habitants tirés au sort). Nous avons besoin de cette implication citoyenne pour vivre notre ville dans la fraternité et le respect pour chacun-e.

    Rive de Gier peut prétendre à un avenir meilleur.

    Rien n’est fatal et nous nous croyons dans le futur de notre commune.

    Nous sommes aux côtés des parents d’élèves pour proposer un dialogue dans la mise en œuvre d’un service périscolaire performant, gratuit, adapté aux rythmes des enfants et leur permettant un apprentissage de qualité. Les parents d’élèves ont manifesté leur exigence d’être entendus lors du dernier Conseil municipal. Nous souhaitons que leur parole ait été entendue et que toutes les parties prenantes soient associées à la consultation engagée suite à la mobilisation des parents. Nous appelons de nos vœux la construction apaisée d’un véritable projet pour le periscolaire.

    Nous re-disons toute l’importance d’instaurer un véritable Conseil Educatif Local !

    Nous sommes aux côtés des agents municipaux dans leur action syndicale pour leurs conditions de travail qui sont les conditions du service public. Nous souhaitons rendre publics le projet du maire vice-président de Saint Etienne Métropole de développer la centralisation des services et des moyens à SEM dès le 1er janvier 2016 : nous refusons de voir notre ville dépossédée de ses moyens !

    Nous sommes aux côtés des usagers des services publics qui veulent assurer le maintien à un haut niveau de leur présence dans la proximité.

    Pouvons-nous aujourd’hui, comme la majorité en place, accepter à Rive de Gier les réductions d’ouverture de La Poste, la fermeture annoncée du commissariat de police, de la maternité de l’hôpital du Gier, de l’hôpital de jour du CMP de la Madeleine, de la CPAM ? Pouvons-nous voir disparaitre des services publics qui garantissent à tous le même niveau de prestation et de service ? Non ! Pour nous,  rien n’est irrémédiable, il n’est pas trop tard ! Nous ferons entendre notre voix et appelons les Ripagériens à manifester leur refus de ces retraits ou reculs des services publics, indispensables aux usagers et à l’attractivité même de notre commune.

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    Lors de la campagne des élections municipales, nous avons alerté sur le risque de départ du commissariat de notre ville. Notre commune doit agir pour protéger tous les services publics !

    Notre action est totalement tournée vers Rive de Gier pour Rive de Gier.

    Notre détermination, notre engagement, notre soif de réinventer notre ville sont toujours aussi forts !

    Vincent Bony (président), Eliane Masson, Jean Point, Caroline Benoumelaz, Gilbert Abras.

  • QUELLES RELIGIONS, QUELLE LAICITE ?

    Bien sûr, des préoccupations urgentes appellent notre mobilisation pour l’emploi, le logement, le pouvoir d’achat, le devenir des services publics (de santé, de police, d’éducation..), mais les débats de fond qui sous-tendent l’organisation de notre pays nous concernent tous également.

    Je ne suis pas dupe des offensives réactionnaires menées par la droite sarkozyste (le ministère de l’identité nationale..) et par l’extrême droite sur ce terrain-là. Mais précisément, je suis persuadé que nous avons besoin d’une certaine espérance, d’un certain idéal, pour nous projeter ensemble dans un futur commun possible et souhaitable.

    Les débats sur les « valeurs de la République », sur le « vivre ensemble » m’intéressent, mais leurs cours actuels sont loin de me satisfaire.

    Ainsi je ne suis pas d’accord avec l’idée que la laïcité et la religion s’opposeraient.

    Au contraire, la laïcité est pour moi un héritage fondamental de liberté, de tolérance et d’égalité.

    La religion, quelle qu’en soit le culte, est aussi un héritage d’émancipation humaine dans une société donnée.

    Je comprends bien que cette vision positive de la laïcité et de la religion ne soient pas communément partagée.

    Mais cela est le fait que - et la laïcité, et la religion - souffrent aujourd’hui (pour en rester à notre époque) d’être instrumentalisées.

    La théorie du « choc des civilisations » s’est propagée depuis vingt ans à travers le monde.

    Cette théorie (*) vise à remplacer dans l’imaginaire collectif et dans l’action politique, les conflits sociaux par des conflits identitaires.

    Aussi est pris au piège « celui qui croyait au ciel et celui n’y croyait pas ».

    Pourtant on sait avec Aragon quelle fut, face à l’inhumanité nazie, la force de vie irréductible résultant de l’action commune des hommes guidés par la bonté envers le genre humain.  

    Aujourd’hui, en cherchant à diviser la population en fonction de son origine, de ses croyances, et à organiser le monde et la société sur cette base, cette théorie du « choc des civilisations » nous conduit à des affrontements destructeurs.

    Dans la représentation médiatique dominante, on assimile les habitants des quartiers populaires à la religion musulmane. On cherche ainsi à évacuer la question sociale, à faire abandonner aux catégories populaires leurs revendications sociales en focalisant le débat public sur la place de l’islam, sur les pratiques des musulmans, en poussant au repli identitaire. Dans combien de médias audiovisuels, dans combien de discours bien-pensants ne présente-t-on plus les habitants des quartiers populaires qu’au travers de l’origine des gens ou du prisme religieux ? Je ne le supporte pas. Chacun, chacune a pourtant le droit - grâce à notre République laïque - de pratiquer le culte de son choix ou de n’en pratiquer aucun ! Et il faut redire que le logement social est un élément indispensable au parcours résidentiel, un acquis précieux pour répondre à la diversité des situations que l’on peut rencontrer tout au long de sa vie.

    Cette théorie du choc des civilisations sert en fait aux puissants à maintenir le peuple divisé, et à maintenir en place leur système de dominations.

    On comprend dès lors pourquoi en France l’extrême droite parle de laïcité : c’est pour en détourner le sens et en faire un élément de sa croisade anti immigré et anti sociale. Dans la bouche de Marine Le Pen le mot laïcité a une signification totalement opposé au mien et à celui du  Front de Gauche. Pour l’extrême droite la laïcité est un principe français sommant l’étranger d’abdiquer sa culture pour se fondre indistinctement dans un « ordre social inégalitaire, naturel et antérieur ». Pour les progressistes, la laïcité est au contraire la reconnaissance par la Nation de l’égalité des droits entre tous les participants à notre société républicaine, mettant à distance du pouvoir politique les cultes privés.

     

    Alors peut-on être et pour la religion et pour la laïcité ? La question est sans doute trop schématique, mais ma réponse est oui. En tout cas, il est primordial de comprendre qu’au sein d’une même religion, des débats, des visions différentes s’expriment. De même on l’a compris, derrière le mot de laïcité, des visions totalement antagoniques peuvent se révéler.

     

    Deux rencontres publiques ont lieu ces prochains jours auxquelles je ne pourrais pas personnellement participer mais qui permettront j’en suis certain d’éclairer beaucoup mieux que je ne l’ai fait ici ce débat.

     

    L’association des Amis de l’Humanité Loire organise ce mercredi 15 avril à Saint Etienne en partenariat avec l’Union Fédérale des associations laïques de Saint-Étienne et la Ligue des droits de l’Homme, une rencontre intitulée: "De la loi de 1905 à la tragédie de janvier 2015: Laïcité, République, quels défis aujourd’hui ?" Animée par Philippe FORAY, professeur à l'Université Jean Monnet, elle aura lieu à l'Université Jean Monnet, en amphithéâtre E01, en présence de deux intervenants, Pierre DHARREVILLE, membre de l’exécutif du Parti Communiste Français, auteur du livre "La laïcité n'est pas ce que vous croyez" et de Pierre TARTAKOWSKY, président de la Ligue des droits de l’Homme.

     

    Jeudi 23 avril, l’Association Musulmane El Andalous (AMEA) et la paroisse Saint Ennemond en Gier proposent à 20h à Saint Chamond salle Aristide Briand,  une rencontre débat avec Tarek OBROU, théologien et grand imam de Bordeaux  et Thierry MAGNIN, théologien et recteur de l’Université catholique de Lyon, autour des questionnements «violences, guerres, régressions, peurs, rejets.. à cause ou malgré les religions ? ».

     

    Poursuivons ces débats pour construire du commun, pour bâtir une société ou l’être humain soit au cœur des choix collectifs.

     

    Vincent Bony

     

     

    *L’initiateur de cette théorie, le néo-conservateur américain Samuel Huntington a publié en 1996 « The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order » « Le choc des civilisations et la refondation de l'ordre mondial »