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LA RENTREE EXTRÊME DROITE DE JC CHARVIN

Compte rendu du Conseil Municipal de Rive de Gier du 24 septembre 2015 (1)

 

Je rendrai compte des propositions que nous avons exprimées lors du Conseil Municipal du jeudi 24 septembre dans un deuxième papier. Mais les Ripagériens doivent pouvoir connaitre les propos tenus par « leur » maire, en cette rentrée politique.

Comme le veut le règlement, le maire ouvrait jeudi soir la séance en soumettant l’ordre du jour à l’approbation du Conseil.

Nous avions décidé que j’intervenais à ce moment-là de manière exceptionnelle.

« Nous ne rajouterons pas à l’ordre du jour, comme nous aurions pu le faire, le vote d’une motion à propos de la crise des réfugiés. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous avons fait cette démarche lors du Conseil d’Administration du Centre Communal d’Action Sociale (CCAS), mardi 15 septembre, le CCAS étant le lieu pertinent pour réfléchir et organiser la solidarité. Et nous avons été profondément choqués de votre réponse, de votre refus de toute réflexion pour la solidarité. Nous tenions cependant à en informer l’ensemble du Conseil Municipal. »

Le 15 septembre, devant les responsables des associations caritatives de la ville qui siègent avec plusieurs élus au CA du CCAS, Jean Claude Charvin a en effet violement refusé toute réflexion pour que les Ripagériens puissent participer du mouvement de solidarité envers les familles de réfugiés. Ces personnes qui n’ont d’autres choix que de fuir la guerre qui s’abat sur leur pays, guerre financée par les principales puissances internationales. Ces personnes qui traversent déserts, mer, barbelés, zones de combats, à pied, dans des rafiots ou des camions et dont plusieurs milliers ont péri dans l’anonymat.. Ces personnes qui pour les plus chanceuses demandant protection en Europe, tandis que la très grande majorité survit dans des camps de réfugiés, au Liban, en Jordanie.

A Rive de Gier, des associations ont indiqué se mobiliser pour accueillir une ou deux familles de réfugiés. Jean Claude Charvin a refusé que la Ville invite les Ripagériens qui le souhaitent à se tourner vers ces associations pour apporter leur aide. Pire, le maire a tenu un discours anti refugiés, à fort relent raciste, amalgamant les réfugiés aux délinquants du centre-ville.

Ce discours, il l’a encore tenu en toute fin du Conseil Municipal, jeudi 24. Un collectif d’habitants s’est en effet invité et a pris la parole à l’issue du Conseil, exaspérés par l’absence de réponses de la Municipalité devant l’insécurité du centre-ville, place du Général Valluy et rue Richarme notamment. Dépassé par cette expression spontanée de citoyens qui n’ont rien de trouble-fête professionnels, Jean Claude Charvin a encore accusé les étrangers sans distinction et essayé de se faire passer pour une victime racontant qu’on voulait en plus l’obliger à accueillir des réfugiés. Et dans la confusion d’une discussion qui se terminait dans les couloirs de l’hôtel de ville, Jean Claude Charvin prenait à partie ma collègue Caroline Benoumelaz, s’attaquant à elle, l’accusant d’aimer les gens qui mettent le bazar en ville. Des propos et une attitude intolérables, une violence verbale indigne de sa fonction. Une rentrée à l’extrême-droite toute de Jean Claude Charvin, qui un peu plus tôt dans une envolée hors de tout rapport avec l’ordre du jour du Conseil, était tout content de dire «oui, en ce moment j’aime bien ce que fait Marine Le Pen ».

 

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