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  • LE JOUR OU J'AI QUITTE LA SEANCE..

    Jeudi 18 novembre, j’ai quitté la séance du Conseil Municipal.

    Je l’ai fait après avoir demandé une suspension de séance qui a été refusée par le maire. Je l’ai fait sans élever la voix, sereinement, sans regrets ni acrimonie. C’est un évènement exceptionnel, qui ne m’est jamais arrivé de faire nulle part, dans aucune instance institutionnelle, syndicale, associative, éducative à laquelle j’ai eu à participer depuis … depuis mes années lycée !


    Je n’ai pas quitté la séance du Conseil Municipal jeudi 18 novembre 2015 parce que j’étais en désaccord avec Jean Claude Charvin sur le dossier en débat. Pas plus que je ne participe au Conseil parce que je serais d’accord avec lui ! Je ne me positionne pas dans l’assemblée communale en fonction de ce que dit tel ou tel. Je suis élu. Et depuis mars 2014, élu sur mon nom, élu sur un programme, élu par les Ripagériens, sur une liste que j’ai conduit, une liste baptisée « Réinventons Rive de Gier » proposant un projet pour notre ville. Si nous n’avons pas remporté la majorité, nous avons été élus démocratiquement et sommes investis, tout autant que les 33 membres du Conseil, d’une légitimité démocratique, une légitimité dont la seule base est celle du vote des Ripagériens.


    Pourquoi ai-je alors quitté la séance ? Je l’ai dit, à un moment du débat, j’ai demandé formellement en tant que Président de groupe, une interruption de séance, qui a immédiatement été refusée - hors toute motivation - par Jean Claude Charvin. Cette interruption de séance que je souhaitais, visait à ce que le 1er magistrat prenne la mesure de son attitude et que notre parole soit respectée. Cela n’a pas été le cas. J’ai alors quitté la séance parce que le maire venait de me couper la parole ! Celui qui préside la séance et bénéficie au titre de sa fonction du « pouvoir de police de l’assemblée », venait d’allumer son micro et d’interrompre mon intervention ! Contrairement à ses responsabilités, à ses droits et obligations, le Président de séance venait de dénier à un élu d’exprimer librement son propos sur les affaires communales. Bien sur je le lui faisais fait remarquer, nos voix se chevauchant dans cet instant. Peine perdue.


    Cet incident n’étant absolument pas le 1er (et loin de là !), et alors que nous avions déjà eu l’occasion de signifier ces derniers temps que le respect de chaque élu devait revenir la norme, que le débat contradictoire pouvait être rude sur les arguments mais respectueux de chaque personne, priver un élu de parole est une violence symbolique, institutionnelle, qui ne concerne pas seulement nos seules personnes, mais celles et ceux qui les ont élues. Symbole pour symbole, j’ai quitté la séance.

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    A celles et ceux qui ont voté pour notre liste, je devais ces explications. Aux Ripagériens et Ripagériennes, je devais vous donner ces informations. Car quoi qu’il en soit, Rive de Gier est notre avenir commun, où la parole doit rester libre !


    Vincent Bony
    Président du groupe Réinventons Rive de Gier