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CHRONIQUES IRREGULIERES

  • UN DIMANCHE, EN ARDECHE, IL Y A 38 000 ANS..!

    Dimanche 4 octobre, nous sommes partis une cinquantaine au petit matin de la gare routière de Rive de Gier. En arrivant en Ardèche, nous étions le même nombre, mais impatients de découvrir la fameuse caverne du Pont d’Arc, datant d'il y 38 000 ans!

    J’avais proposé cette visite collective et solidaire, alléché par l’ouverture en mai dernier, de cet espace de restitution des œuvres préhistoriques de la grotte Chauvet.

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    Elu à Saint Etienne Métropole je perçois une indemnité de 200€ par mois (impôts déduits) au titre de ce mandat. Il n’est pas question pour moi de conserver cette indemnité, aussi cet argent est utilisé pour rendre compte de notre mandat (vœux des élus ripagériens), et pour soutenir des initiatives collectives, solidaires, citoyennes.

    Bref, j’ai pu réserver un bus et proposer de partir découvrir ensemble le plus ancien trésor culturel de l’humanité à 2h30 de route de Rive de Gier. Chacun des participants ne devant que le ticket d’entrée (11€ par adulte et 6 € par enfant), négocié dans la cadre d’un tarif de groupe.

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    Ce que nous avons vu mérite vraiment ce voyage !

    Rappelons d’abord quelques repères historiques : l’apparition de la vie sur terre, c’était il y a 3 milliards 400 millions d’années. La séparation des espèces primates d’avec les hominidés date de 8 millions d’années. Les premiers humains apparaissent il y a 7 millions d’années (Toumaï), puis l’évolution de l’espèce conduit à l’apparition d’ « homo sapiens » il y a 200 000 ans. L’apparition de l’agriculture est datée de - 7 500 ans.

    Il y a 40 000 ans, donc, des populations, les « Aurignaciens », venues du moyen orient se sont installées en Europe.

    Les premiers « homo sapiens » qui ont peuplé l’Europe étaient des migrants ! Clin d’œil à part, c’est bien un  «homme moderne », qui a peint sur les parois de la grotte redécouverte par des spéléologues du coté de Vallon Pont d’Arc en 1994. Très bien conservées, ces nombreuses peintures sur les parois de la grotte témoignent d’un art abouti. On ne connait pas et sans doute nous ne saurons jamais la signification que pouvait avoir ces  œuvres. On voit des animaux, des scènes de chasse, des empreintes de mains.

    Avant la visite de la grotte reconstituée avec ses peintures, un détour par la « galerie de l’aurignacien » permet de s’immerger dans le paysage ardéchois d’il y a 38 000 ans, une période glaciaire avec une faune bien différente d’aujourd’hui.

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    Ce que je retiens de cette visite tient à peu de mots.

    D’abord que l’art relie les hommes entre eux, au-delà des âges, des siècles, des civilisations. La culture est le propre de l’être humain. Elle permet le dialogue, l’enrichissement de chacun, du créateur et du spectateur.

    En repartant de ce site muséographique très bien conçu, on ressent une filiation existentielle, une inscription de l’homme dans l’histoire. Nous sommes une seule et même humanité, dans un destin commun, lié. Cela donne à réfléchir sur l’actualité si tragique de notre planète.

    Enfin revenus à Rive de Gier, les sourires, les remerciements des participants au moment de nous séparer, m’ont fait chaud au cœur. C’est tous ensemble que nous avons pu partager ce dimanche de découverte. La solidarité en actes, cela embellit nos vies. Et cela donne envie de recommencer !

    En attendant, faites connaitre la caverne du Pont d’arc, dont voici le site internet. Et allez-y !

  • FADILA

    Son sourire, sa voix, son attention aux autres, sa générosité, sa présence si chaleureuse, on ne mesure que maintenant la place qu’ils avaient pris dans notre vie. Maintenant qu’elle est partie.

    Un vide immense s’est créé en nous quand la nouvelle que l’on commençait à redouter, est finalement transmise, de proche en proche, en ce funeste mercredi 17 septembre. 

    Dans la soirée, yeux humides et gorge nouée, ses camarades, ses amis, sa famille, nous nous sommes retrouvés tous ensemble et quelqu’un a dit « elle aurait voulu que l’on prenne un verre en sa mémoire ». Se retrouver, se parler, se serrer les coudes, et sourire à la vie, se battre encore, oui, cela ressemble à ce que j’ai connu de la vie de Fadila Baali.

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    Ensemble nous avons mené des actions, avec Familles Solidaires, avec le Parti Communiste Français. Nous avons vécu des moments de joie et de luttes, fait la fête, engagé des réflexions, mené des campagnes, discuté souvent d’idées pour changer les choses, pour améliorer la vie.

    Fadila était employée au sein de HMF, le bailleur social du Grand Pont. Au-delà des tâches ménagères, c’est tout le quotidien des habitants qu’elle portait sur ses épaules. Rassurer une personne âgée, encourager des plus jeunes, renseigner une famille, alerter sur telle situation, cela ne figurait pas sur sa fiche de poste, mais telle était sa manière d’être et de donner tellement d’elle-même aux autres. La solidarité du quotidien, sans discours, sans préalable.

     

    Cette force, d’où pouvait-elle bien la tirer ? Des années difficiles de sa jeunesse dont elle parlait quelques fois ? De son expérience humaine ? Sans doute..

    Elle s’était tissé des liens d’amitié très étendus dans le quartier et dans la ville. Elle avait été élue au Conseil d’Administration du Centre Social Armand Lanoux, attentive à apporter des réponses aux préoccupations des habitants.

    Ensemble, avec Amel nous avions créé en 2008, l’association Familles Solidaires afin de permettre aux familles qui n’en ont pas les moyens ordinaires un week-end à la mer, des sorties familiales à la ferme, des soirées au cirque ou à Geoffroy Guichard, un repas partagé à la Maison Pour Tous.. De la solidarité en actes, des bons moments vécus ensemble qui rendaient chaque participant plus heureux.

    Elle avait pris sa place au parti communiste. Sa participation aux réunions était toujours guidée par le souci de faire le lien avec les locataires, avec ce qu’elle ressentait autour d’elle. Combien de fois, l’avons-nous entendu reprendre l’un de nous, un peu trop sûr de son analyse et de nous interpeller : « ce n’est pas ce que j’entends autour de moi, les gens ne réagissent pas comme cela. » Et de pousser à la discussion collective.

    Pour elle la politique devait être à la portée de chacun. C’est ce qu’elle attendait du PCF, qu’il soit capable de bâtir des propositions à partir du vécu des familles populaires et de porter un message d’entraide, de lutte et d’espoir. La politique était pour elle une porte ouverte sur la compréhension du monde. Elle était toujours volontaire pour comprendre, elle s’ouvrait à d’autres champs de préoccupations. Ainsi ce débat à la fête citoyenne, consacré à l’AMAP (association pour le maintien d’une agriculture paysanne), l’avait particulièrement intéressé. Mais on ne peut pas oublier sa découverte de la fête de l’huma, qui semblait avoir été créée pour elle. Le « village du monde » plus particulièrement, avec ses centaines de stands des différents pays, cet esprit de fraternité et de convivialité, les musiques et les saveurs des différents pays. Chaque année, elle donnait de son temps au service sur le stand de la Loire, dont elle était devenue un des piliers.

    Lundi dernier, il lui restait suffisamment de forces pour regarder des photos ramenées la veille des allées ensoleillées de La Courneuve. C’est comme si elle avait attendu depuis sa chambre de vivre une dernière fois cette fête qui lui ressemblait tant.

    Cet été, alors qu’insidieusement la maladie progressait, vite, trop vite, les visites se sont multipliées auprès d’elle. Famille, amis, collègues et camarades, mais aussi voisins et connaissances. Témoignages de la place que «Fadi» avait prise dans la vie de chacun.

    Vendredi, à la mosquée puis au cimetière, c’est cette foule aux origines multiples qui s’est réunie, incrédule, ne réalisant pas vraiment, pas encore, pas totalement, mais mesurant du regard l’étendue de l’empreinte qu’elle avait posé, jour après jour, sur la vie d’un quartier, le sien.

    Fadila, la vie ne t’avait pas fait de cadeau, mais toi, ta vie, tu en as fait un cadeau à ceux que tu aimais.

    Tu es partie si vite, la blessure en nous est vive, on ne sait pas bien comment nous allons faire maintenant que tu n’es plus là.

    Je crois que nous allons essayer de suivre ton exemple, garder ton sourire en nous, faire de la vie une fête, solidaire, et nous battre, toujours, ensemble.

    A ses enfants, à nouveau, toutes mes condoléances. Soyez fiers de votre mère. Elle tenait une place si grande pour tellement de personnes. Que sa vie nous éclaire tous.

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  • REINVENTONS RIVE DE GIER !

    Chers amis

    J’ai depuis le mois de septembre 2013 la responsabilité de conduire la liste « Réinventons Rive de Gier ». Cette responsabilité m’a éloigné du travail d’écriture pour ce blog. J’y reste pourtant très attaché, car il porte la trace, la mémoire des années d’exercice du mandat confié par les électeurs. Rendre compte de son action est la moindre des choses.

    Mais la campagne électorale pour l’élection municipale du 23 mars 2014 est là, et mon action j’en témoigne plus sur le réseau social Facebook et sur le site www.reinventonsrivedegier.fr.

    Je vous y donne rendez-vous.

    Ensemble construisons l’avenir de Rive de Gier: un avenir commun !

    Vincent Bony

    Conseiller municipal de Rive de Gieraffiche reinventons.jpg

  • RUDE GIER STORY..

    Ce fut une soirée sympa, vendredi 19 octobre salle Jean Dasté à Rive de Gier.

    Dans le cadre de sa liberté de programmation, le service culture de la commune proposait la diffusion du film indépendant Rude Boy Story  dans la salle de spectacles  suivie du concert du groupe  Jah Gaïa dans la salle des fêtes.

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    Jah Gaïa en concert vendredi 19 octobre salle J Daste à Rive de Gier


    Rude Boy Story est le film documentaire qui s’intéresse au parcours et au discours du groupe stéphanois Dub Incorporation. Ce groupe joue du reggae, porte un message de tolérance, de métissage, de solidarité. Peu connu de l’opinion publique, il fait un véritable tabac chez les jeunes  à travers tout le pays, et -sans qu’aucun grand média ne lui ait jamais consacré de papier ou d’émission télé- ils remplissent les grandes scènes de tous les festivals. En septembre ils ont notamment triomphé à la fête de l’Humanité et j’avais eu le privilège de les accueillir sur le stand de la Loire à l’issue de leur set.

    Revenons au film. Il doit son nom au titre de l’une des chansons pionnières du groupe, « Rude Boy », figurant sur leur premier album « Diversité » sorti en 2003, qui a lancé la légende. Le documentaire réalisé par Kamir Meridja s’attache à souligner avec justesse la cohérence de ce groupe, entre paroles, musiques, conception de vie du groupe, aventure musicale et rencontre humaine avec son public grandissant. On y perçoit aussi les fêlures liées au départ de certains de ses membres. On entend des témoins musicaux de la progression des Dub Inc. Le film va bon train, le spectateur est bercé de musiques chaloupantes, d’images du Portugal, de New York, de Sainté, et puis..

     

    Et puis on se retrouve dans un van, quelque part à Berlin et la caméra de Meridja capte un moment unique. Amazigh Kateb, ex-chanteur du groupe Gnawa Diffusion qui a été une source essentielle d’inspiration des lycéens stéphanois qui allaient former la  Dub Inc, est à l’arrière du mini bus. Devant à la place du passager, ce n’est autre que Jimmy Oihid, célèbre chanteur « algéro-lyonnais » devant l’éternel, dont le tube « salam alikoum » a marqué les années 90.

     

    Le dialogue engagé avec les autres voyageurs est assez enjoué. Ce sont des amoureux de musique qui se retrouvent pour aller enregistrer quelques notes, le ton est à la joie de se retrouver, comme des compères prêts à rejouer un bon coup.  Amazigh Kateb lance à la cantonade à celui qui semble l’avoir un peu chambré : « la première fois que j’ai joué avec Jimmy Oihid, c’était au tremplin rock de Rive de Gier ». Et voilà, on en saura pas plus sur cette première fois et son contexte qui résonne à notre oreille avec nostalgie et tendresse.  Mais c’est dit, c’est filmé, c’est diffusé. Qui dans cette salle de Rive de Gier aura relevé l’allusion ?

    A l’entracte, l’occasion m’est donnée de converser avec Zigo, le batteur de Dub Inc, alors que les Jah Gaïa vont démarrer leur concert. Je lui parle de cette référence au tremplin rock de Rive de Gier qui passe presque inaperçue dans le film mais qui est un comme un précieux caillou sur la root's du reggae français.

    Je lui indique qu’il se trouve devant la scène ou cette rencontre s’était passée. Un sourire amusé éclaire son visage. Je poursuis : « Mais ce qu’il faut savoir, c’est que ce Tremplin Rock, ce sont des jeunes du quartier du Grand Pont avec des animateurs du Centre Social qui l’ont créé et qui a permis à toute une jeunesse de faire valoir une expression musicale, de découvrir le printemps de Bourges, de faire bouger la ville.. Vous ne le saviez pas, mais vous la Dub Inc, vous êtes un peu les continuateurs d’une histoire sociale et culturelle fortement ancrée, ici comme dans le bassin stéphanois. Alors bravo et merci de continuer à venir encourager les jeunes groupes ! ».

    On se souhaite alors «bonne soirée », mutuellement ravis de cet échange inopiné, au moment où Jah Gaïa démarre son show !

     

    Vincent BONY

    Conseiller municipal de Rive de Gier

  • MA FETE DE L'HUMA..

    Dimanche 15h30. C’est une mauvaise photo d’un homme à la peau noire, portant des lunettes qui m’est donné comme autocollant. Dessus il est écrit « Sauvons Troy Davis ». Je ne connais pas cet homme, je l’avoue. Mais je colle illico ce badge sur mon k-way, à coté de celui qui orne déjà mon vêtement de pluie et où il est écrit « PCF-Front de Gauche ». Nous sommes à deux pas de la grande scène de la fête de l’Humanité et je retrouve mes camarades du Conseil National du parti communiste, quelques instants avant le meeting de clôture. Par ce geste il s’agit de tout faire pour arrêter le bras meurtrier de la justice américaine. Aujourd’hui, hélas, nous savons que nous n’y sommes pas parvenus, qu’un homme a été tué, un de plus, un de trop, par les autorités de la plus « grande démocratie du monde ». Mais au moment où la main amie me tend l’image, j’ai ressenti cette émotion qui n’est donné de vivre qu’à la « fête ». Ce sentiment de fraternité, de confiance dans l’action collective. Pas besoin de connaitre qui est Troy Davis pour adopter la cause de sa défense. La solidarité ne se mégote pas, elle est comme le ciment invisible de la plus grande fête populaire de France.

    La fête de l’Humanité est d’une telle actualité !

    Avant que n’interviennent Patrcick Le Hyaric, directeur du journal, Jean Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle du Front de Gauche et Pierre Laurent secrétaire national du PCF, le micro est ouvert à d’autres acteurs. Julien Lauprêtre, président du secours Populaire vient dénoncer la réduction de 75% du programme européen d’aide alimentaire aux démunis. Les salariés de Fralib et de Still expliquent le combat qu’ils mènent contre les licenciements boursiers. Un jeune révolutionnaire tunisien vient expliquer que le peuple tunisien vient  juste de prendre « sa part au combat universel de l’émancipation humaine ». Et la parole est donnée à Jafar Hdaïb, représentant de la Palestine qui clame la légitime exigence de la reconnaissance internationale de l’état de Palestine. Le député communiste israélien Dov Khenin lui succède pour lancer un court et percutant « Welcome Palestine » que personne ne prend soin de traduire.. Les deux hommes se serrent chaleureusement dans les bras, enserrés par les applaudissement des quelques dizaines de milliers de personnes qui acclament ce chemin de dialogue et de paix. Telle est la fête de l’Humanité !

    Avant que Pierre Laurent ne soit accaparé par les médias, j’ai le temps de le remercier pour les paroles simples et chaleureuses qu’il a su trouver, deux jours plus tôt au stand du Rhône ou nous nous retrouvions autour de la belle photo de Serge Tarassioux, pour faire ce que Serge aurait aimer faire avec ses amis et camarades : échanger, réfléchir, sourire, boire des coups et refaire le monde. Notre ami disparu si brutalement il y a un mois laisse un tel vide.. L’amitié l’a emporté sur la tristesse dans cette soirée particulière et finalement la bande de copains d’il y a déjà vingt ans s’est retrouvée sur le stand de la Loire ou je n’étais pas peu fier de leur faire goûter la râpée forezienne, me laissant en retour gentiment chambrer par les lyonnais.. bon, rendez-vous est même pris à Geoffroy Guichard pour le prochain derby !

    Pendant trois jours les visiteurs de la fête de l’Huma peuvent pour 20 € assister à de multiples concerts, rencontrer des centaines d’auteurs, découvrir des pièces de théâtre, s’informer de la situation des peuples à travers le monde, goûter à toutes les spécialités, voir une expo peinture, multiplier les débats innombrables, par exemple celui opposant un secrétaire national de l’UMP au député communiste André Chassaigne sur le thème de la pénibilité du travail..  Accueillir près de 500 000 personnes nécessite un investissement militant. C’est aussi la richesse, le sel de ce rassemblement : cela lui confère une extraordinaire ambiance de convivialité. En attendant, il faut « bosser ». Les jeunes communistes de la Loire ont donné un sacré coup de main à l’équipe que j’anime, une équipe composée pour l’essentiel de copains de Rive de Gier. Une belle amitié s’est installée au fil des années.

    Deux temps forts ont rythmés notre stand : le samedi matin la réception en l’honneur des 5 syndicalistes CGT de Roanne menacés d’un an de prison avec sursis pour avoir tagué des slogans contre la réforme des retraites l’an dernier : le réquisitoire du procureur (dépendant du ministère de la justice) est une véritable intimidation à l’encontre des militants syndicaux. Le juge qui rendra son verdict bientôt le suivra-t-il ? Nous ne laisserons pas faire !

    Autre moment fort, le dimanche ou un débat s’est déroulé avec la présence du philosophe Yvon Quiniou sur le thème « quelle définition moderne du communisme ? ». L’intellectuel s’est mis à la portée de tous pour dire deux choses essentielles. 1/ le communisme n’est pas mort puisqu’il n’a jamais nulle part été mis en œuvre. Sa critique du stalinisme confiscant, détournant, défigurant l’élan révolutionnaire incarné par Lénine est sans appel. Mais note-t-il, la disparition du « bloc de l’est » à libéré de toute retenue le capitalisme qui envahit toute sphère de l’activité humaine et détruit toutes les concessions que le mouvement ouvrier avait pu arracher dans le monde occidental du 20 eme siècle. 2/ A la lumière de ce 21 eme siècle, plus encore de l’actualité de la crise du capitalisme, l’égoïsme de ce système appelle à son dépassement ; à combattre l’exploitation économique, l’aliénation des capacités humaines, l’écrasante inégalité sociale auxquelles conduisent la suprématie de la recherche du profit maximum sur toute autre considération. Y Quiniou y oppose l’appropriation sociale des moyens de production, la satisfaction première des besoins des êtres humains, nécessitant un nouvel ordre politique, réalisant l’égalité dans toutes les sphères de la société. « Et, ajouta-t-il, il faut battre Sarkozy en 2012, en faire gagner la gauche avec le Front de Gauche !»

    Ce week end pas comme les autres m’a mis je l’avoue en grande forme pour cette année pleine d’enjeux passionnants. J’entends bien vous faire partager cette énergie nouvelle au cours des mois à venir !

    Vincent BONY

    Conseiller municipal

    de Rive de Gier

  • UN WEEK-END PAS COMME LES AUTRES..

    Le  troisième week-end de septembre est traditionnellement celui ou la Ville de Rive de Gier commémore sa libération, en 1944, le 22 août, par les résistants.

    Le décalage de quelques semaines correspond évidement aux congés d’été.

    Ce rendez-vous en septembre demeure à mes yeux très important. Il rappelle le sacrifice que firent nos anciens pour vivre libres. Nous bénéficions aujourd’hui de cette liberté et nous ne saurions oublier à qui nous le devons. Dans la nuit de l’occupation, des hommes et des femmes se levèrent pour écrire un autre avenir. Ces rêves ils en firent un programme, celui du « Conseil National de la Résistance », dont Daniel Cordier, le secrétaire de Jean Moulin, raconte dans le passionnant livre de mémoires « Allias Caracalla » la genèse. Ce programme fut mis en place à la libération du pays. Or depuis la fin des années 80, les politiques libérales qui ont été mises en place remettent en cause ce socle fondateur d’une société ou la solidarité, à travers la sécurité sociale, les nationalisations, les droits des travailleurs, structurait la vie ensemble. A tel point qu’en 2004, à l’occasion du 60 eme anniversaire du programme du CNR, d’anciens résistants, autour de Lise London, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Raymond Aubrac lancèrent aux générations d’aujourd’hui, un appel «  Résister, c’est créer ; Créer, c’est résister ».

    A quelques jours de la commémoration de la libération de notre ville, j’ai tout cela en tête. Mais je ne participerais pourtant pas, cette année, à la manifestation ripagérienne. Je ne serais pas non plus, ce vendredi à l’inauguration de la réfection de la médiathèque municipale Louis Aragon. Celle-ci réouvre ses portes trois ans après avoir été dévastée par les inondations.

    Samedi se déroule également les journées du patrimoine avec la visite du site du Gourd Marin avec les amis de l’ARRH.

    Ce week end est aussi celui de la fête du journal L’Humanité qui se tient à la Courneuve. D’habitude la fête de l’huma et organisée le deuxième week end de septembre, mais ses organisateurs l’ont décalé en raison du dixième anniversaire des attentats du 11 septembre, la semaine dernière. Et je me dois à ce rendez-vous. Il est ma respiration. Cette fête, la plus grande fête populaire de France est le lieu de nombre de débats, de découvertes culturelle, d’échanges politiques et de retrouvailles fraternelles. Cette édition est aussi marquée par l’hommage que nous y rendrons à Serge Tarassioux, le maire de Pierre Bénite disparu  brutalement cet été à 41 ans. Cette subite disparition reste un choc terrible. Lui qui aimait tant parcourir les allées de la fête, prendre le temps de discuter avec chacun, nous manque tellement.. Un hommage lui sera rendu en présence de ses nombreux amis et de pierre Laurent, secrétaire national du PCF. Je m’en voudrais de ne pas être de ce moment là.

    Et puis la fête de l’Humanité, c’est aussi le stand de la Loire que je contribue à organiser, avec d’ailleurs pas mal de copains de Rive de Gier, Christophe, Carole, Stéphane, Fadila, Julien, André.. C’est toute une organisation ! Nous en profitons pour faire découvrir le produits de notre région : le vin de chez Déplaude à Tartaras, les jus de fruits de chez Bissardon de Cellieu, les pommes de Chagnon, la charcuterie de Chataignon à Sainte Croix en Jarez.

    Décidément ce week-end n’est pas comme les autres !

    Vincent BONY

    Conseiller Municipal

    de Rive de Gier