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Réflexions..

  • QUELLES RELIGIONS, QUELLE LAICITE ?

    Bien sûr, des préoccupations urgentes appellent notre mobilisation pour l’emploi, le logement, le pouvoir d’achat, le devenir des services publics (de santé, de police, d’éducation..), mais les débats de fond qui sous-tendent l’organisation de notre pays nous concernent tous également.

    Je ne suis pas dupe des offensives réactionnaires menées par la droite sarkozyste (le ministère de l’identité nationale..) et par l’extrême droite sur ce terrain-là. Mais précisément, je suis persuadé que nous avons besoin d’une certaine espérance, d’un certain idéal, pour nous projeter ensemble dans un futur commun possible et souhaitable.

    Les débats sur les « valeurs de la République », sur le « vivre ensemble » m’intéressent, mais leurs cours actuels sont loin de me satisfaire.

    Ainsi je ne suis pas d’accord avec l’idée que la laïcité et la religion s’opposeraient.

    Au contraire, la laïcité est pour moi un héritage fondamental de liberté, de tolérance et d’égalité.

    La religion, quelle qu’en soit le culte, est aussi un héritage d’émancipation humaine dans une société donnée.

    Je comprends bien que cette vision positive de la laïcité et de la religion ne soient pas communément partagée.

    Mais cela est le fait que - et la laïcité, et la religion - souffrent aujourd’hui (pour en rester à notre époque) d’être instrumentalisées.

    La théorie du « choc des civilisations » s’est propagée depuis vingt ans à travers le monde.

    Cette théorie (*) vise à remplacer dans l’imaginaire collectif et dans l’action politique, les conflits sociaux par des conflits identitaires.

    Aussi est pris au piège « celui qui croyait au ciel et celui n’y croyait pas ».

    Pourtant on sait avec Aragon quelle fut, face à l’inhumanité nazie, la force de vie irréductible résultant de l’action commune des hommes guidés par la bonté envers le genre humain.  

    Aujourd’hui, en cherchant à diviser la population en fonction de son origine, de ses croyances, et à organiser le monde et la société sur cette base, cette théorie du « choc des civilisations » nous conduit à des affrontements destructeurs.

    Dans la représentation médiatique dominante, on assimile les habitants des quartiers populaires à la religion musulmane. On cherche ainsi à évacuer la question sociale, à faire abandonner aux catégories populaires leurs revendications sociales en focalisant le débat public sur la place de l’islam, sur les pratiques des musulmans, en poussant au repli identitaire. Dans combien de médias audiovisuels, dans combien de discours bien-pensants ne présente-t-on plus les habitants des quartiers populaires qu’au travers de l’origine des gens ou du prisme religieux ? Je ne le supporte pas. Chacun, chacune a pourtant le droit - grâce à notre République laïque - de pratiquer le culte de son choix ou de n’en pratiquer aucun ! Et il faut redire que le logement social est un élément indispensable au parcours résidentiel, un acquis précieux pour répondre à la diversité des situations que l’on peut rencontrer tout au long de sa vie.

    Cette théorie du choc des civilisations sert en fait aux puissants à maintenir le peuple divisé, et à maintenir en place leur système de dominations.

    On comprend dès lors pourquoi en France l’extrême droite parle de laïcité : c’est pour en détourner le sens et en faire un élément de sa croisade anti immigré et anti sociale. Dans la bouche de Marine Le Pen le mot laïcité a une signification totalement opposé au mien et à celui du  Front de Gauche. Pour l’extrême droite la laïcité est un principe français sommant l’étranger d’abdiquer sa culture pour se fondre indistinctement dans un « ordre social inégalitaire, naturel et antérieur ». Pour les progressistes, la laïcité est au contraire la reconnaissance par la Nation de l’égalité des droits entre tous les participants à notre société républicaine, mettant à distance du pouvoir politique les cultes privés.

     

    Alors peut-on être et pour la religion et pour la laïcité ? La question est sans doute trop schématique, mais ma réponse est oui. En tout cas, il est primordial de comprendre qu’au sein d’une même religion, des débats, des visions différentes s’expriment. De même on l’a compris, derrière le mot de laïcité, des visions totalement antagoniques peuvent se révéler.

     

    Deux rencontres publiques ont lieu ces prochains jours auxquelles je ne pourrais pas personnellement participer mais qui permettront j’en suis certain d’éclairer beaucoup mieux que je ne l’ai fait ici ce débat.

     

    L’association des Amis de l’Humanité Loire organise ce mercredi 15 avril à Saint Etienne en partenariat avec l’Union Fédérale des associations laïques de Saint-Étienne et la Ligue des droits de l’Homme, une rencontre intitulée: "De la loi de 1905 à la tragédie de janvier 2015: Laïcité, République, quels défis aujourd’hui ?" Animée par Philippe FORAY, professeur à l'Université Jean Monnet, elle aura lieu à l'Université Jean Monnet, en amphithéâtre E01, en présence de deux intervenants, Pierre DHARREVILLE, membre de l’exécutif du Parti Communiste Français, auteur du livre "La laïcité n'est pas ce que vous croyez" et de Pierre TARTAKOWSKY, président de la Ligue des droits de l’Homme.

     

    Jeudi 23 avril, l’Association Musulmane El Andalous (AMEA) et la paroisse Saint Ennemond en Gier proposent à 20h à Saint Chamond salle Aristide Briand,  une rencontre débat avec Tarek OBROU, théologien et grand imam de Bordeaux  et Thierry MAGNIN, théologien et recteur de l’Université catholique de Lyon, autour des questionnements «violences, guerres, régressions, peurs, rejets.. à cause ou malgré les religions ? ».

     

    Poursuivons ces débats pour construire du commun, pour bâtir une société ou l’être humain soit au cœur des choix collectifs.

     

    Vincent Bony

     

     

    *L’initiateur de cette théorie, le néo-conservateur américain Samuel Huntington a publié en 1996 « The Clash of Civilizations and the Remaking of World Order » « Le choc des civilisations et la refondation de l'ordre mondial »

  • RETRAITE: LE SENS DE LA VIE!

    Une nouvelle réforme des retraites est convoquée.

    Je pensais qu’on avait déjà sauvé les retraites depuis que M. Balladur avait délibérément attaqué le sujet en...1993. Et bien non, François Fillon et Jean Pierre Raffarin, les avaient sauvées, eux, en 2003. Puis en 2010, Nicolas Sarkozy, qui ne pouvait être en reste, avec comme appui François Fillon (Fillon two points, comme on dit à l’€urovision) se dévoua pour sauver, lui, les régimes de retraites.

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    En 2010, nous étions des dizaines de milliers à nous mobiliser

    dans les rues de Saint Etienne contre la réforme de Sarkozy..

    Réformées trois fois, nos retraites étaient donc « financées » et « sauvées » ! Ouf !!

    Mais non.

    Il faut les financer et les sauver, nous dit l’air grave, François Hollande.

    Les deux derniers présidents n’en ont jamais rien dit lors de leurs campagnes électorales respectives en 2007 et 2012. Mais peut-être se sont-ils fait un devoir d’appliquer à la lettre la maxime d’un certain Michel Rocard pour qui en 1991 : « avec la réforme des retraites, il y a de quoi faire sauter plusieurs gouvernements » ?

    Les 3 178 retraités ripagériens (26,1% de la population au recensement de 2009) mais aussi les plus jeunes, peuvent légitimement s’interroger. Combien de fois faudra-t-il sauver nos peaux de chagrin (pardon, nos retraites) ?

    La France quatre fois plus riche qu’en 1981 !

    Le Produit Intérieur Brut 2012 de la France (PIB= somme des richesses crées en une année dans le pays) est de 2 033,7 Milliards d’€uros. Et on ne pourrait plus comme cela avait été obtenu en 1981, assurer la retraite pour tous à 60 ans, avec à l’époque un PIB équivalent de seulement 500,75 Milliards d’€uros?

    La France est 4 fois plus riche, mais on ne pourrait pas maintenir le même niveau de retraites !

    On nous rebat les oreilles du fait que l’ « on vit plus longtemps, donc on doit travailler plus longtemps ». Vivons-nous quatre fois plus vieux qu’en 1981 ? Non évidement.. Mais alors où passent les richesses crées ?

    La composition du PIB a changé : les richesses crées vont moins à celles et ceux qui travaillent (actifs ou retraités) et plus à ceux qui détiennent les capitaux (les grands groupes du CAC40..).

    Ce qui a changé en 30 ans, c’est que le grand patronat a fait de l’emploi une variable d’ajustement et d’amélioration de son taux de profit. Le medef a fait le choix du chômage de masse comme norme de fonctionnement de l’économie, l’imposant, peu ou prou, y compris aux PME. Bref, le nombre de chômeurs, de sans-emplois, de précaires et de sans droits a terriblement augmenté, baissant d’autant les rentrées de cotisations retraites, assises sur les salaires. D’autant plus que  de multiples exonérations de cotisations de la part patronale des cotisations retraites ont été cumulées représentant aujourd’hui 30 milliards d’€uros de manque à gagner ! L’Etat n’est pas en reste, oubliant lui aussi de verser les cotisations de nombre de ses agents publics..

    Esquiver ou pas telle est la question !

    La gauche unie (PS/PCF) en 1981 affrontait la question sociale.

    La gauche sociale libérale qui gouverne seule (F Hollande) en 2013 l’esquive.

    On nous parle de maintien de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans, mais d’augmenter la durée de cotisations : jeu de dupes ! Comment parvenir à toucher sa retraite pleine et entière au même âge si l’on doit cotiser plus longtemps ? Cette fausse solution pousserait chacun à décider pour lui, soit de partir à 62 ans avec une pension amoindrie (décote), soit à repousser l’âge de son propre départ à la retraite. Cette idée est perverse : on sauverait encore une fois les retraites, mais pas les retraités !

    Et dans les pistes de financement évoquées, l’idée rôde de baisser directement les pensions actuelles des retraités. Avec une possible hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG) les retraités qui ont cotisé toute leur carrière professionnelle, devraient à nouveau être mis à contribution.

    Comment faire ?

    L’âge du départ à la retraite, le niveau des pensions devraient être à mon avis, garantis. La retraite, c’est le sens de la vie. Les pensions de retraites servent aux besoins des retraités : elles participent activement à l’économie locale, en alimentation, en services, en loisirs.. Les retraités jouent un rôle actif dans la société : bénévolat associatif, rôle familial, engagement citoyen.. je le vérifie au quotidien dans notre commune.

    Il est juste de considérer que l’on ne vit pas pour travailler, mais que l’on travaille pour vivre. La retraite à 60 ans, à taux plein, c’est un repère et un besoin pour la société, et cela fera de la place aux jeunes dans le monde professionnel. Chaque année 100 000 d’entre eux arrive sur le marché du travail, mais 26,5% des moins de 25 ans sont au chômage. Résultat, ils ne cotisent pas tout de suite pour leur retraite. Quand la prendront –ils s’ils devaient cotiser 44 anuités ? Personnellement j’ai obtenu mon premier contrat de travail à 27 ans..

    Peut-on y arriver ?

    Oui, c’est une question de choix de société, de débat public et de mobilisations sociales. Comme en 1981, quand la gauche était rassemblée sur un programme tourné vers le progrès social et non soumis au monde de la finance. Certes, le « tournant de la rigueur » en 1983 a mis fin à cette expérience, mais le droit à la retraite à 60 ans, la 5 eme semaine de congés payés, les droits des salariés (CHSCT) ont marqué durablement le monde du travail.

    Aujourd’hui, construire une politique de progrès social, c’est avoir le courage d’ouvrir ce débat sur le contenu d’une politique alternative à gauche. C’est ce à quoi le PCF avec le Front de Gauche s’est attelé lors des « Assises de la refondation », ce dimanche 16 juin : une politique alternative à la régression sociale avec une majorité de gauche différente, au cours de cette mandature, c’est possible.

    "Peuple de gauche : est-tu là ?"

    Vincent BONY

  • DEMOCRATIE MUNICIPALE

    emblème RdG.pngLa commune est le premier maillon de la démocratie. Mais est-ce que la démocratie se résume à élire un maire tous les six ans ? Nous ne le pensons pas. Une élection est très importante, vitale, mais n’épuise pas le sujet !  Avec mes collègues élus de gauche au sein du Conseil Municipal nous avons tout au long du mandat proposé que notre commune s’engage dans la démarche de démocratie participative. En vain. Pourtant de nombreuses collectivités locales s’inscrivent dans cette dynamique. Un « réseau national de la démocratie participative » anime des rencontres régulières et permet à la fois un échange d’expériences et de travailler à des propositions nouvelles. J’ai trouvé très enrichissantes les deux rencontres auxquelles j’ai pris part.

     A Firminy, le 16 février dernier, je me suis prêté au jeu d’un entretien croisé avec René Balme, maire de Grigny et président de ce réseau. En voici la vidéo.

  • 11 NOVEMBRE ET 19 MARS

    Le monument aux morts place Gal Valluy.JPGDimanche 11 novembre, nous commémorerons à Rive de Gier comme dans toutes les communes de France la fin de la « grande guerre », celle de 1914-1918. Le calendrier officiel des commémorations est fixé soit par la loi, soit par décision du gouvernement. Des dispositions viennent d’être prises ou confirmées, que j’évoque ci-dessous.

     

    C’est le 11 novembre 1918 que fut signée l’armistice et qu’intervint à 11h le « cessez-le –feu »  après quatre années et demi d’un conflit total, détruisant les sociétés française, allemande, russe, austro-hongroise, belge, italienne, ottomane.. Ces chiffres donnent l’étendue de l’aberration humaine : 9,7 millions de morts pour les militaires, 8,8 millions de morts pour les civils, avec aussi 20 millions de personnes blessées.

    Commémorer chaque année la fin de ce conflit est pour moi toujours aussi nécessaire quand bien même il ne reste plus aujourd’hui de survivant. Il s’agit de transmettre aux nouvelles générations le souvenir du sacrifice qui fut imposé aux peuples et d’ouvrir les jeunes consciences à la « possibilité de l’inhumain ». L’origine de cette guerre se trouve, rappelons-le,  dans la recherche effrénée de débouchés économiques des puissances impérialistes européennes.

    J’avoue que je ne comprends pas la décision nationale qui consiste à commémorer le 11 novembre "l'ensemble des soldats morts pour la France". C'est là confondre des évènements historiques totalement différents entre eux, notamment coloniaux. Nicolas Sarkozy avait pris cette décision, mais François Hollande vient de la confirmer. C’est une erreur grave. Hélàs elle devrait s'aggraver en 2014, avec la volonté affichée du nouveau Président de commémorer le centenaire de 1914 en même temps que le 70 éme anniversaire de la libération en 1944. On ne peut pas confondre ces deux conflits. On ne peut pas confondre la libération de la France, puis des camps de la mort nazis avec la fin des combats de 14-18. Ce n’est pas le même régime allemand, ce ne sont pas des conflits de même nature qui se sont succédés. Et l’horreur de chacune de ces deux guerres « mondiales » a hélas sa propre spécificité. 1939-1945, ce n’est pas la répétition de 1914-1918. Je souhaite que soit reprise cette réflexion, à l’instar de nombreux historiens ou personnalités politiques.


    Une loi vient d’être votée à propos de la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie.

    Le Président Chirac avait fait adopter en 2003 la date du 5 décembre pour rendre hommage aux victimes de cette guerre. Mais le 5 décembre ne correspond à aucun évènement de la guerre d’Algérie. Et la date qui correspond le mieux est là aussi la date du « cessez-le-feu », le 19 mars 1962. Certes un nombre hélas important de victimes est à déplorer au-delà du cessez-le feu officiel. Mais c’est bien à partir de la mise en œuvre des accords d’Evian signés le 18 mars 1962, que la guerre d’Algérie a pris fin.

    La loi adoptée par la gauche sénatoriale institue donc enfin le 19 mars comme « journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc ». C’était d’ailleurs une revendication largement portée par la FNACA, la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie.

     

    Vincent BONY

    Conseiller municipal de Rive de Gier

  • NON AUX SUPPRESSIONS D'EMPLOIS DANS LES EHPAD DE NOTRE VALLEE !

    La CFDT a donné l’alerte. La directrice de l’hôpital a confirmé, justifié et cherché à faire avaliser la nouvelle. La presse locale a rapporté ces éléments : « 14 postes en moins dans les EHPAD de la vallée du Gier ». De quoi parle-ton au juste ? De quatorze emplois publics d’aides-soignants dans les Etablissements d’Hébergements pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD), gérés au sein du Centre Hospitalier du Pays du Gier (CHPG).

    Le CHPG gère en effet, outre les hôpitaux de Saint Chamond et de Rive de Gier, les EHPAD (autrefois appelées maisons de retraites médicalisées) de L’orée du Pilat à Rive de Gier et des Charmilles à Saint Chamond, ainsi que l’Institut de Formation en Soins Infirmiers à saint Chamond.

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    Depuis la Loi Bachelot (contre laquelle de nombreuses manifestations avaient eu lieu en 2009), c’est l’Autorité Régionale de Santé (ARS) qui fixe aux directeurs des Centres Hospitaliers les consignes à mettre en œuvre. Les ARS ont une mission première : rationnaliser l’offre de soins, faire baisser les budgets de la santé publique. L’ARS est managée par un directeur et dépend des directives du gouvernement et des organismes de la Sécurité Sociale.  

    Le choix de l’austérité budgétaire contenu dans le traité européen financier (TSCG) que le gouvernement vient de faire adopter a des conséquences très directes sur notre vie quotidienne. Pour nos anciens résidant dans l’un des deux EHPAD, c’est donc du personnel aide-soignant qui devrait disparaitre.

    Un travail de plus en plus difficile avec de moins en moins de moyens.

    La directrice du Centre Hospitalier du Pays du Gier certifie qu’il n’y aura pas de difficultés pour les personnes âgées. Une nouvelle organisation va se mettre en place, explique-t-elle.

    Arguant du fait que ces établissements ne sont pas des services d’hospitalisation, la direction proposerait de confier aux aides-soignants de donner les médicaments aux patients, alors que cette mission relève du rôle des infirmières ( qui conserveraient leur role de préparation des doses). Cela pour décharger les infirmières et leur demander d’aider les aides-soignants à faire les toilettes, levers etc..

    On peut légitimement s’interroger sur cette réorganisation qui concerne aussi les familles des personnes âgées : comment faire aussi bien avec quatorze professionnels supprimés ?

    En réalité, la discussion engagée avec les personnels de ces établissements les amènerait à effectuer des journées de 12h de travail ! Pourtant il s’agit d’un travail exigeant, nécessitant de la force physique pour aider aux levers, aux toilettes.. Un travail ou l’attention à la personne humaine est une dimension essentielle. Devant le manque de places, les personnes qui entrent aujourd’hui dans ces établissements ont une moyenne d’âge de 87 ans, contre 85 il y a seulement 5 ans. C’est dire les problématiques de vieillissement au sein même de ces structures.

    En me parlant de cette situation, une amie infirmière dans l’un de ces EHPAD m’interrogeait: « faut-il se résoudre à faire de la rentabilité et plus de l’humain, comme nous l’explique la hiérarchie? »

    Vous connaissez ma réponse. Non, le choix doit rester à l’humain d’abord !

    Aussi j’apporte tout mon soutien aux personnels et aux résidents et à leurs familles pour souhaiter que d’autres solutions soient mises en œuvre. Ce n’est pas à la population de la vallée du Gier de payer pour les déficits de gestion. J’interpelle à ce propos le Président du Conseil de surveillance du CHPG, Philippe Kizirian maire de Saint Chamond, François Rochebloine, député de la circonscription et Cécile Cukierman Sénatrice de la Loire.

    Vincent BONY

    Conseiller municipal de Rive de gier

  • "VINCENT, PORTE LA PETITION POUR LA PISCINE", ME DIT-ELLE..

    Le Centre nautique du pays du gier, communément appelé la piscine de Genilac, rencontre un beau succès. C’est un bel équipement qui faisait défaut à toute la vallée du gier.

    Il est possible d’inscrire son enfant à des cours collectifs en petit nombre, le mercredi et le samedi matin. Ces cours aussi rencontrent un vif succès. Trop vif même, car la demande est bien plus importante que le nombre de places disponibles. Cela suscite plus que des agacements.

    Début septembre, au moment des inscriptions pour l’année 2012-2013, de nombreux parents, mais aussi de personnes plus âgées souhaitant s’inscrire dans les cours qui leur sont dédiés, se sont retrouvées sans solutions. Une pétition pour « manque de places » a été remplie spontanément, sur le parking, de 43 noms de famille...  Son instigatrice est une amie. Plaçant en moi une certaine confiance, elle m’a chargée de faire entendre ce message ainsi co-signé. « Vincent, porte notre pétition auprès des responsables, s’il te plait » me demande-t-elle directement.

    Je me suis donc rendu auprès du directeur de l’établissement intercommunal et j’ai pris l’attache du Vice-Président du syndicat Intercommunal du Pays du Gier en charge du suivi de la piscine. Qui n’est autre que le maire de Saint Martin la Plaine, Christian Fayolle, un élu vraiment ouvert au dialogue, constructif, avec qui j’ai toujours apprécié de travailler. Je rends compte ci-dessous de la médiation que j’ai engagée.

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